Quels points communs entre Tupac Shakur, Aretha Franklin, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Whoopi Goldberg, Michael Jordan et Oprah Winfrey ? Leur célébrité est immense et elle transcende les barrières raciales. Et si ces personnalités étaient plus que des icônes de la culture populaire ? Et si ces stars étaient, avec quelques autres, les apôtres d'un Evangile unique en son genre ? Un Evangile qu'on appellera la "Black Pop" : une pop culture qui doit se penser à l'aune de l'Eglise noire, de son histoire, de ses grands récits, de sa conception sociale et politique de la divinité. Du Black Power à Black Lives Matter, de la musique au cinéma, en passant par la série, le sport et les comics, la "Black Pop" invite à un voyage des âmes. Elle est une soul culture prêchant la bonne nouvelle déjà annoncée par les chants du gospel : la souffrance se renversera en puissance, l'oppression en libération.
Depuis sa création en 1986, The Legend of Zelda s'est imposé comme l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps. En puisant une part de son inspiration dans l'art des jardins japonais, la saga culte de Nintendo a bâti un univers sophistiqué dont la mythologie se déploie dans des architectures aussi limpides que complexes. Le Jardin et le Monde jette un regard inédit sur cette grande épopée vidéoludique devenue une référence majeure du récit d'aventure. Retraçant le fil de sa création à la manière d'un traité illustré sur la construction d'un monde, ses résonances culturelles, sa philosophie et sa poétique, il raconte aussi comment Ocarina of Time, premier épisode en 3D, a initié un certain âge moderne du jeu en monde ouvert, naturaliste et immersif, où le joueur devient un promeneur au centre d'un inépuisable jardin persistant. Un ouvrage essentiel pour saisir la beauté d'une oeuvre dont le langage énigmatique et symbolique éclaire la réalité.
Dumb and Dumber, The Mask, Ace Ventura, Man on the Moon... Jim Carrey a régné sur les années 1990 en autant de films qui l'auront hissé au sommet du box office et d'une comédie incorrigible et subversive. Corps mutant et acteur d'une révolution numérique d'où ressurgit le dernier âge d'or du cartoon, il aura été le visage des années Clinton, le trait d'union entre Charlie Chaplin, Roger Rabbit et Avatar, la dernière explosion de rire-bête avant la dépression du 11 septembre et l'OPA de Disney sur l'imaginaire hollywoodien. A l'heure où Donald Trump lui a volé son rôle de toon, quelle place peut encore trouver Jim Carrey sur des écrans où l'humour décline ?
Depuis des décennies nous vivons dans un bain de nostalgie permanent. Entre deux remakes au cinéma, une série sous algorithmes ou une énième réformation d'un groupe d'antan, point de salut que le passé. Culture, politique, économie, le monde serait-il donc désormais prisonnier du temps ? Les critiques et penseurs Mark Fisher et Simon Reynolds ont appelé ça "Rétromania" ou "hauntologie" . Depuis le milieu des années 2010 et à travers trois ouvrages remarqués, l'américain Grafton Tanner leur a emboité le pas, creusant nos obsessions mélancoliques à l'heure du néolibéralisme global. Aujourd'hui et dans son premier ouvrage traduit en français, il tourne une nouvelle page et nous raconte pourquoi nous ne vivons désormais plus dans le passé, mais dans un présent perpétuel qui tue les bienfaits de la véritable nostalgie. Et si nous étions tous des Bill Murray dans Un jour sans fin ?
Résumé : Dans la longue histoire du cinéma japonais, celle qui englobe la décennie soixante-dix fut un tournant. Considérée parfois comme un âge d'or, parfois comme le début de la fin, elle fut en tout cas celle de tous les excès et un moment aussi rare que décisif. Comme à Hollywood ou à Cinecittà, une boîte de Pandore est ouverte, les films accusent la soif de liberté et de nouveauté d'un monde qui n'a plus peur de tout voir et de renverser les tables. Avec Soleil Rouge, Stéphane du Mesnildot raconte comment le Japon fut non seulement lui aussi un laboratoire cinématographique de la contre-culture et des idéaux libertaires, mais aussi et surtout l'un de ses foyers les plus fascinants, contraint sans cesse de s'adapter à un contexte, une industrie, des codes, une vision du monde qui ne ressemble à aucune autre. Film de sabre, d'espionnage, de yakuzas, de tireurs d'élite, de gangs féministes, de prisonnières vengeresses avant de plonger dans les eaux troubles de l'érotisme (le fameux pinku), cette révolution passe le plus souvent par les marges. Un cinéma du peuple, parfois malfamé, insalubre, souvent génial, brûlant, provocant, vivifiant, expérimental, révolutionnaire, ultraprogressiste puis soudain conservateur. Un cinéma sulfureux, fascinant et riche, où la plupart des grands cinéastes de l'époque se côtoient parfois pour un ultime tour de piste avant de se faire écraser par les années 1980 et la boule à facettes du capitalisme.
À tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est né en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d'une béquille et d'un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l'artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique." Grand Corps Malade réussit la prouesse de décrire l'horreur absolue en y ajoutant des touches d'humour et de jubilatoires formules poétiques. "Le Nouvel Observateur
La philosophie du rap vous ouvre ses portes. Au travers des questionnements de l’art urbain le plus prolifique de son époque, vous allez naviguer vers un meilleur vous-même. Oubliez le chemin du retour et perdez-vous dans les pensées de Sofiane, Nekfeu, Youssoupha, IAM, Kerry James, Damso, SCH, et bien d’autres... En prenant ce livre, vous tenez un condensé de 150 textes de rap entre vos mains. Un nouveau monde vous appelle. Découvrez-le, découvrez-vous !
Résumé : Pour la première fois depuis 2009, Mélanie Georgiades, alias Diam's, sort de son silence. Dans une autobiographie sincère et émouvante, elle se livre sur sa carrière et ses choix de vie. Sans tabous, l'étoile du rap français raconte son enfance, la gloire, les larmes derrière les paillettes, sa solitude, son engagement humanitaire en Afrique, sa découverte de l'Islam, et sa renaissance.