
Un débat sur la laïcité
Votée en mars 2004, la loi interdisant à l'école les "signes religieux ostensibles" a été diversement commentée mais sans donner lieu au débat de fond qu'elle appelle. Car, au-delà de la question limitée sur laquelle elle statue, elle offre le grand intérêt d'éclairer l'histoire et la politique françaises de la reconnaissance des diversités culturelles. La France règle-t-elle ce problème d'une tout autre façon que ses voisins européens? Et que dire du Canada, des États-Unis ou de l'Amérique latine? Traiter la loi de mars 2004 comme un révélateur des grandes options françaises en matière de laïcité, de rapport à l'État et de politique de la reconnaissance, tel est l'objet de ce débat profond, subtil et dont on sort avec plus de perplexités qu'on ne s'y attendait. Car les deux interlocuteurs partagent les mêmes valeurs républicaines, et aussi la conviction que l'État doit empêcher la constitution d'isolats dans la République. Mais à partir de cette conviction commune, que fait-on? Faut-il penser, comme Alain Touraine, que la loi s'imposait pour marquer un coup d'arrêt à une dérive fondamentaliste? Ou bien, comme Alain Renaut, qu'en fabriquant une loi d'exception, faite pour contenter l'opinion, on a créé un précédent grave? Difficile question, qui mérite bien quelques heures de lecture.
| Nombre de pages | 175 |
|---|---|
| Date de parution | 06/04/2005 |
| Poids | 213g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782234057647 |
|---|---|
| Titre | Un débat sur la laïcité |
| Auteur | Renaut Alain ; Touraine Alain |
| Editeur | STOCK |
| Largeur | 135 |
| Poids | 213 |
| Date de parution | 20050406 |
| Nombre de pages | 175,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La libération des enfants
Renaut AlainPartout, les symptômes d'une crise de l'autorité se multiplient et viennent brouiller l'exercice de celle des parents. Pour une bonne part, cette situation est issue d'une transformation de notre représentation de l'enfance : l'enfant est perçu comme plus autonome, un être radicalement différent de l'adulte, même si paradoxalement on lui reconnaît des droits identiques. La thématique des droits de l'enfant consacre ainsi la nécessité d'une protection accrue de l'enfance tout en suggérant que les relations entre enfants et adultes pourraient devenir purement contractuelles. L'essai d'Alain Renaut se propose de conjuguer les acquis de la dynamique égalitaire avec la nécessité de réaffirmer des rôles et des responsabilités spécifiques des adultes envers les enfants.Sur commandeCOMMANDER11,45 € -

L'ère de l'individu. Contribution à une histoire de la subjectivité
Renaut AlainLa culture moderne n'en a jamais fini de dissiper le mystère qu'elle constitue pour elle-même. Deux schémas principaux inspirent aujourd'hui cette autoréflexion de la modernité. Dans la mouvance de Heidegger, les Temps modernes assurent le règne sans partage du sujet au sein d'un univers réduit à être objet de maîtrise et de possession. Selon une inspiration tocquevillienne comme celle, en particulier, de Louis Dumont, c'est l'individualisme qui, rompant avec la domination traditionnelle du collectif, sert de fil conducteur omni-interprétatif. Ces lectures ont pour point commun de rendre la modernité homogène, assimilée au "tout-sujet" ou au "tout-individu". Et surtout, elles occultent la césure qui brise l'histoire du sujet moderne en infléchissant l'humanisme vers l'une de ses figures possible, problématique et évanouissante : l'individualisme. L'archéologie de cet énigmatique déplacement conduit Alain Renaut jusqu'à Leibniz. Là s'est décidée une profonde mutation : l'affirmation de l'individualité devient soudain compatible, au prix d'un dispositif intellectuel inédit, avec celle d'une rationalité du réel. Une culture de l'indépendance où chaque être, ne se souciant que d'accomplir sa nature, contribue à manifester l'ordre du monde, se greffe sur la valorisation de la raison. Ainsi débarrassée des fausses linéarités, la logique de la modernité apparaît sous un jour neuf : loin d'avoir sans cesse consolidé le pouvoir de la subjectivité, elle a été aussi le lieu de son éclipse...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,50 € -

Kant aujourd'hui
Renaut AlainRésumé : Ce n'est pas au premier chef dans la perspective de la reconstitution historique que le criticisme de Kant se trouve ici examiné : bien davantage s'agit-il d'en apprécier, sans complaisance ni dédain, la fécondité pour nos réflexions et discussions d'aujourd'hui. Après tant de bouleversements intellectuels, politiques, sociaux, esthétiques ou culturels qui nos en séparent, comment peut-il se faire que l'?uvre de Kant demeure présente, de façon si accentuée et à vrai dire unique, dans des courants aussi divers de la philosophie contemporaine ? L'approche ici défendue, à travers une confrontation avec les objections parfois sévères issues de ces courants (éthique de la discussion théorie de la justice, etc.) souligne l'originalité et la fécondité d'une pensée qui a su développer une profonde mise en cause de la raison métaphysique sans détruire la rationalité comme telle. En vue de mesurer l'ampleur des transformations criticistes de la raison, cet ouvrage conduit le lecteur dans un libre dialogue avec l'?uvre de Kant, des interrogations les plus radicales sur la finitude humaine jusqu'aux questions les plus concrètes et les plus présentes sur le droit de l'immigration ou sur les renouvellements contemporains du cosmopolitisme.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 € -

La fin de l'autorité
Renaut AlainFragilisation de l'école, montée de l'individualisme, expérience toujours plus problématique de la parentalité : jamais les modèles d'après lesquels les adultes exercent leurs responsabilités à l'égard des enfants ne sont apparus aussi énigmatiques. Ni la posture réactive - il faut réarmer les formes anciennes de l'autorité - ni le discours progressiste - on ne doit à aucun prix brader les libertés acquises - ne s'attaquent frontalement à la question décisive : les formes de pouvoir qui, dans les sociétés traditionnelles, ont fonctionné sur le mode de l'autorité (éducative, mais aussi politique, judiciaire, médicale) sont-elles encore compatibles avec la logique de la démocratie ? Si l'exercice de l'autorité consiste à conférer au pouvoir une dimension mystérieuse qui le rende indiscutable, la crise de l'autorité n'est-elle pas inhérente aux sociétés qui considèrent qu'aucun pouvoir n'est légitime s'il n'a obtenu l'adhésion de ceux sur qui il s'exerce ? Curieusement, nos sociétés n'ont pas encore tiré toutes les conclusions de la conviction qui constitue leur pari le plus audacieux. Entre l'appel réitéré à réactiver purement et simplement l'autorité et l'affirmation illimitée des formes les plus spontanées de la liberté, cet essai tente d'ouvrir une voie originale : les interrogations qui traversent aujourd'hui la famille, l'école et plus généralement tous les lieux de pouvoir n'appellent-elles pas surtout à repenser les pouvoirs, voire à les consolider sur des bases renouvelées ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,00 €
Du même éditeur
-

Le roman de L'Equipe. Un siècle de journalisme sportif
Duluc VincentAvec son double point de vue de lecteur fi dèle depuis ses six ans et de journaliste qui l'incarne aujourd'hui, Vincent Duluc nous raconte le "roman de L'Equipe" qui, en 2026, fête ses quatre-vingts ans. Une institution à l'origine de multiples événements comme le Tour de France ou la Coupe d'Europe de football, et riche en succès innombrables - jusqu'à 1, 6 million d'exemplaires vendus en 1998. Un laboratoire incomparable du journalisme de sport, spécialité longtemps marginalisée, qui grâce à une cohorte de personnalités hautes en couleur - Jacques Goddet, son directeur historique, en premier lieu - a su gagner ses lettres de noblesse. Car ce que rapporte Vincent Duluc, avec la ferveur d'une plume souvent drôle, c'est aussi une profession en constante évolution, des reportages d'exception, et les coulisses trépidantes d'un journal. Des exploits de nos footballeurs en Coupe du monde à l'épiphanie olympique de 2024, des poings levés de Smith et Carlos au pouce baissé de l'affaire Jacquet, L'Equipe rend compte du monde. Avec ses mots, son expertise et son indéfectible passion.EN STOCKCOMMANDER21,60 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

On ne peut plus rien dire.... Liberté d'expression : le grand détournement
Hochmann ThomasRésumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Autopsie de l'université. Un regard sur l'enseignement universitaire et son évolution
Louryan StéphaneD'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.EN STOCKCOMMANDER16,00 €




