Avec quelle espèce de constante stupéfaction Norbert se trouvait réduit parfois à la seule conviction possible que sa vie elle-même n'avait aucune importance mais qu'il se sentait obligé de continuer, non pas parce qu'il craignait la mort mais parce que quelque chose en lui le poussait à le faire, mû en quelque sorte par un besoin, une nécessité, une urgence d'arriver au terme d'un parcours dont il ignorait lui-même le but, à supposer qu'il y en ait eu un, usant des seules armes qu'il possédait : la patience, la persévérance, l'endurance, auxquelles s'ajouterait bientôt l'amour, un amour qui, au beau milieu de cet espace farouche peuplé d'une communauté de loqueteux outragés et d'une poignée d'individus incarnant les excès de la brutalité vichyste, avait en soi quelque chose d'anachronique, de désespéré, tout comme, sans doute, de l'autre côté de l'Atlantique, ces hommes et ces femmes qui continuaient de s'aimer au moment même où des millions de jeunes soldats, de part et d'autre de l'Europe, se faisaient tuer, égorger, massacrer."
Nombre de pages
261
Date de parution
24/06/2011
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296550902
Titre
Rédemption
Auteur
Renaud Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20110624
Nombre de pages
261,00 €
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Je me sens loin de chez moi, madame Pinelli. Voyez-vous, j'ai voulu m'enfuir. Fuir ceux que je connaissais, fuir ce qui m'appartenait, fuir le Bruno Sanzio de tous les jours. Cette vie-là m'était devenue insupportable. Aujourd'hui, je me rends compte que ce n'était peut-être pas la bonne tactique. On ne se libère pas si facilement de la monotonie de soi-même".
Au crépuscule de sa vie, un homme s'éprend d'une jeune femme inaccessible. Lui vient alors l'idée de lui écrire, de prolonger cet envoûtement qui se traduit bientôt en une confrontation avec sa propre vie, son propre vieillissement, et la conscience claire de sa mort, inéluctable.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.