L'Alliance un mystère de miséricorde. Une lecture de exode 32-34
Renaud Bernard
CERF
35,00 €
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EAN :9782204057394
Presque tout le monde connaît l'histoire du veau d'or, de la colère de Moïse qui lui fait briser les précieuses tables de la loi écrites " de l'écriture de Dieu " (Ex 32, 16) puis du renouvellement de l'Alliance inscrite par Moïse sur de nouvelles tables. Mais, au-delà des péripéties (qui risquent de faire écran, comme c'est souvent le cas pour les textes trop connus), le présent ouvrage propose une lecture " en profondeur " du récit. Une première partie, après une éclairante comparaison du long récit d'Exode 32-34 avec celui de Deutéronome 9-10, analyse la structure littéraire du texte : ce récit avait été comme disloqué par une analyse documentaire poussée à l'excès ; l'auteur s'attache ici à le ressaisir dans son ensemble et tente d'en identifier l'origine. Après cette approche purement exégétique qui forme le fondement et comme le terreau où pourra se développer tout autre type d'étude, une seconde partie propose un commentaire théologique de chacune des strates dégagées par l'analyse littéraire.
Nombre de pages
336
Date de parution
04/02/1998
Poids
500g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204057394
Titre
L'Alliance un mystère de miséricorde. Une lecture de exode 32-34
Auteur
Renaud Bernard
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
500
Date de parution
19980204
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336,00 €
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Dans la Bible, la notion d'Alliance est centrale. Racontée au coeur du Pentateuque, elle travaille également les livres des prophètes. Plus qu'un thème théologique, elle est un événement, un acte fondateur qui fait d'Israël le peuple de Dieu. Cela est raconté dans le livre de l'Exode. Avant d'en parcourir lentement les étapes, l'auteur évoque les alliances avec Noé et Abraham. Puis il conclut sa relecture de l'Exode et des épisodes du Sinaï par celle du Deutéronome : l'alliance à l'Horeb rebondit au pays de Moab. Émergent ainsi les contours de la foi ancienne d'Israël où Dieu se révèle de façon incomparable dans son amour pour les humains.
Peut-on encore parler de la jalousie de Dieu ? Nous trouvons l'expression « Je suis un Dieu jaloux » dans la théophanie du Sinaï, plus précisément dans le décalogue où elle fonde le premier commandement (Ex 20 et Dt 5). N'avons-nous pas là un bel anthropomorphisme (sous-entendu : dépassé), une manière de parler de Dieu à partir d'une expérience humaine devenue inadéquate ? Après une brève réflexion sur le langage biblique, l'auteur nous entraîne dans une enquête minutieuse à travers les écrits deutéronomiques et prophétiques. Nous suivons l'évolution d'une formule, oscillant entre colère et amour, où se disent la passion, l'exigence et l'engagement de Dieu pour le peuple avec lequel il fait alliance.
Quatrième de couverture Le fait que, dans tout l'Ancien Testament, Jérémie seul annonce une « alliance nouvelle » ne manque pas d'intriguer. Ses éditeurs, ceux d'Ézéchiel, le Second et le Troisième Isaïe préfèrent parler d'« alliance éternelle », expression empruntée à la tradition sacerdotale, qui met l'accent sur la fidélité de Dieu. En s'appuyant sur une analyse approfondie des textes prophétiques, Bernard Renaud dégage les deux visions d'avenir qui pouvaient rendre l'espérance à Israël par-delà le drame de la ruine de Jérusalem. L'une, l'« alliance nouvelle », impliquait la rupture de l'alliance par Israël, au risque de mettre en question l'identité de celui-ci. L'autre, l'« alliance éternelle », insistait sur la continuité de l'alliance, fondée sur la fidélité de Dieu. Ces deux approches trouvent leur prolongement dans le Nouveau Testament. Paul et l'auteur de l'épître aux Hébreux soulignent la rupture de l'alliance, Marc et Matthieu voient plutôt l'accomplissement de l'ancienne dans la nouvelle. En introduisant le terme « ancienne » dans les paroles de la Cène, la prière eucharistique s'efforce d'associer, voire d'intégrer les deux perspectives.
Biographie de l'auteur Bernard Renaud, professeur émérite de la faculté de théologie catholique de Strasbourg, a aussi enseigné à la faculté de théologie d'Angers et publié plusieurs livres dont trois sur le thème de l'alliance. Il donne de nombreuses sessions et retraites, en particulier dans les monastères.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...