Nata est sur le seuil, les cheveux défaits, les pieds nus consciemment posés à moitié à l'intérieur de la maison, à moitié sur la route, et cette histoire d'apparition dans le coin de la fenêtre finit par être ce que Nata veut qu'elle soit : un prétexte pour prendre une bouffée d'air du dehors. Une seule bouffée et elle rentrera. Elle tend son visage, lentement, menton d'abord puis le front, enfin le nez ; c'est par le nez qu'elle prend connaissance du dehors. Une nuit de Nata raconte la nuit que traversent des personnages aux vies parallèles. Une petite fille, Nata, est poursuivie par une bête sauvage. Elle-même fuit une situation étouffante ; sa Marraine Tanaté est sur le point de mourir. La malade est immobile et fragile, mais sa présence va être sensible tout au long de la nuit. Pendant ce temps, Gémo s'est lancé sur la piste au volant de son ambulance. Ce garçon a des rêves de Société Nationale Ambulancière ; ses rêves paraissent ingénus, irréalisables, mais ils auront eux aussi leur rôle à jouer dans cette nuit. Tous les personnages de ce conte - humains, bêtes, objets et paysages - vont se trouver liés par les événements. Benoît Reiss leur fait vivre simultanément un moment épais et envoûtant, comme pourrait l'être celui d'un conte. Ils réaliseront alors ensemble cette chose incroyable, laquelle d'habitude ne se montre pas, hormis dans les contes justement : ils vont réaliser l'unité du monde, des choses et des êtres.
Nombre de pages
80
Date de parution
01/09/2016
Poids
155g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782359840674
Titre
Une nuit de Nata
Auteur
Reiss Benoît
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
142
Poids
155
Date de parution
20160901
Nombre de pages
80,00 €
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En 49 poèmes brefs, Benoft Reiss tire un portrait impressionniste de Londres — avec, en contrepoint, une échappée vers les montagnes d'Ecosse. Si la traversée de la ville n'ignore rien des lieux emblématiques, jusqu'aux jardins botaniques royaux de Kew, elle se révèle, grâce à l'étonnante profondeur de champ qu'ouvre une écriture dense et incisive, une saisie puissante de l'envers du décor, des contrastes et contradictions qu'omet souvent l'ceil désinvolte du touriste. Ce livre restitue, comme seule le peut la poésie, la vérité troublante des métropoles modernes.
Résumé : En voiture au côté d'un inconnu, vers une destination qu'il ignore, un petit garçon convoque les images de sa vie. La pension, adoucie par la présence protectrice de Sophie ; l'océan et la plage, face à l'appartement où il vit avec sa mère. Insaisissable, celle-ci disparaît pour revenir de jour en jour plus mystérieuse, plus imprévisible. L'enfant trop sage veille sur elle et rêve d'un monde où rien ne les séparerait. Mais la société préfère le déchirement au désordre... Un texte poétique et essentiel, puisé aux sources de l'enfance. " On peut le mettre dans une pension à des kilomètres de la ville, on peut le tenir loin d'elle un automne, un hiver et un printemps, il s'en fiche ; il sait que cette minute revient toujours, cette minute où il pousse la porte de sa chambre, où il monte quatre à quatre les marches de l'escalier de la plage et la retrouve. "
Le narrateur, Français exilé au Japon, observe un jardin, celui de Madame Oda, qu'elle ouvre volontiers à ceux qui s'y intéressent et à ses amis artistes. Elle-même est entièrement tournée vers ce jardin qu'elle façonne un peu comme on élève un enfant, en lui donnant les impulsions nécessaires pour grandir, puis en lui faisant confiance. Tout est retenue et plaisir dans ce texte où l'on glisse (car il semble que l'écriture nous guide en douceur) dans l'atmosphère de ce jardin japonais et de ses occupants, où "sous des aspects parfois anecdotiques, parmi les plaisanteries et les rires, nous parlions de choses essentielles".
Un Anglais volant se pose à Fayolle. Pourquoi est-il venu se poser précisément là ? Qui est-il vraiment ? Dans le village, personne n'a de réponse mais tout le monde a une histoire. L'Anglais parle, mais nul ne le comprend. Nouveau Christ, imposteur ou invention collective, il fait des choses extraordinaires... Par-delà son nonsense burlesque, il est une certitude : L'Anglais volant donne indéniablement du grain à moudre à notre pensée.
Lorsque Violaine Lison reçoit en dépôt les carnets de Léonce Delaunoy, elle est frappée par la beauté et la force de l'écriture de ce jeune homme mobilisé comme brancardier lors de la Première Guerre mondiale. Malgré les horreurs de la guerre, Léonce reste proche de la nature - décrivant comme personne les paysages, l'Yser, les oiseaux - mais aussi de ses idéaux d'amitié. Le récit de la "guerre de Léonce" se déploie sous les yeux de Violaine. Pourtant, très vite elle sent que "quelque chose" ne va pas. Des manques apparaissent. Des incohérences. S'agit-il d'un faux, d'une retranscription ? Une forme d'enquête historique et littéraire commence... Lorsque l'autrice retrouve les carnets originaux, elle comprend que le journal de Léonce a été recopié par Paul, un ami très proche de Léonce. Mais la retranscription est lacunaire. Les parties censurées parlent de l'absurdité de la guerre, du désespoir, de l'envie de mourir, mais aussi d'une amitié amoureuse pour Herman, troisième personnage de cette histoire. Quel intérêt avait cette censure ? Faire de Léonce un héros ? Gommer l'amour porté à un autre homme ? Violaine ne tranche ni ne juge, elle tisse son récit entre les carnets, approche la vie de Léonce tout en racontant sa propre quête. Lequel de nous portera l'autre ? est un récit polyphonique, où les voix de Léonce et de Violaine s'entremêlent, se répondent et se questionnent. Cent ans les séparent, pourtant le texte de Léonce Delaunoy résonne avec une modernité frappante. Et c'est tout l'art de Violaine Lison que de nous ancrer dans le réel tout en laissant une place à l'inattendu des mots. Il en naît une rencontre rare et précieuse.
Résumé : Ceci n'est pas une histoire. Ceci est un livre. Ceci est un jeu qui peut devenir histoire. Ceci est un livre-jeu qui fait poésie. Ce livre- jeu comprend un plateau de jeu à déplier et un album à parcourir au fil du jeu ou à lire indépendamment.
Résumé : Dans ce rêve, il y a un dragon vert, un terrible monte-en-l'air, un chat qui n'est guère souriant et un ours noir, à collier blanc. Un enfant rêve et le monde s'ouvre. Sans queue ni tête, la tête à l'envers, les animaux chantent, les enfants volent, entre les arbres les lits deviennent nuages... Dans ce rêve, tout est intense et la nuit devient plus vibrante que le jour. En entrant dans l'intimité des pensées d'un enfant, nous l'accompagnons dans ses rencontres et aventures jusqu'à la pointe du jour. Tout est possible à qui se laisse guider par ses rêves, semble nous confier ce livre finement ciselé par les deux auteurs. Karen Hottois construit son texte comme une histoire-comptine. Elle propose une lecture qui nous emporte, avec ce brin de folie propre aux rêves et histoires inventées d'enfants. Les mots et leurs sens s'envolent et le champ des possibles s'ouvre. Sandra Dufour donne corps au rêve, en mêlant des tissus teintés selon la technique japonaise du shibori qui servent de support à ses broderies soigneusement réalisées. Le texte, brodé lui aussi, devient image. Le travail des couleurs, le contraste entre le tissu teinté et les couleurs vives de la broderie en font un chef d'oeuvre pour les yeux ? !