On ne peut comprendre scientifiquement une époque historique dans sa totalité, si tant est que cela soit possible, qu'à l'aide d'un modèle composé de facteurs interdépendants, mais en aucun cas en recourant de façon irréfléchie à des causes premières, arrangées à partir de corrélations, qu'elles relèvent de l'histoire des idées ou de l'histoire socio-économique. " Ces lignes tracent les ambitions et les limites que s'est assignées Wolfgang Reinhard. L'exigence d'érudition rencontre dans son ?uvre une manifeste recherche de l'explication. Sa démarche s'inscrit ainsi dans la tradition des sciences sociales contemporaines, en particulier dans la théorie des systèmes et l'analyse des réseaux. On trouvera ici des études exemplaires, comme celles consacrées à la piété et au népotisme des papes, qui ont changé notre vision de l'histoire de l'Eglise. L'apport de W. Reinhard est également essentiel à l'histoire de la " confessionalisation " et à celle des processus de modernisation politique, ici représentées par l'essai pionnier sur les rapports du crédit public et de la vénalité des offices à l'âge moderne. Pénétré de la volonté de ne pas être dupe des croyances et des idéologies, fût-ce celles que l'on partage, le présent recueil propose également une solide leçon d'empirisme. Il ouvre des voies d'exploration fructueuses et sûres à l'écriture d'une histoire qui bénirait sa " crise " (épistémologique) comme une chance.
Nombre de pages
260
Date de parution
01/01/1998
Poids
426g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713212567
Titre
Papauté, confessions, modernité
Auteur
Reinhard Wolfgang
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
426
Date de parution
19980101
Nombre de pages
260,00 €
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Un livre richement illustré qui lève le voile sur les moyens de transport d'un futur plus proche qu'on ne le croit. Le rêve de voiture volante a donné naissance à d'innombrables machines, certaines plus ou moins bizarres, tandis que d'autres témoignent d'un haut degré d'élaboration. Mais le fait est qu'à ce jour, aucun prototype n'a débouché sur une production en série. Or il se pourrait bien que la donne change dans les prochaines années. Les avancées technologiques dans la motorisation électrique et la conduite autonome permettent aujourd'hui de penser sans exagération que le temps est proche où nous verrons des taxis aériens voler sans bruit autour de nous. Il n'en faut pas davantage pour que de grandes entreprises se lancent dans l'aventure, en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine ou ailleurs. Une partie historique signée par Patrick J. Gyger précède la présentation des projets actuels, offrant ainsi un panorama complet du sujet, du passé au présent, sans oublier les implications futures.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.