On propose ici une traduction complète de l'oeuvre principale d'Adolf Reinach (1883-1917): Les fondements a priori du droit civil (1913). Cet ouvrage apporte des contributions fondamentales à divers champs de la connaissance: la phénoménologie du droit tout d'abord, mais également la théorie des actes linguistiques à propos des énoncés dits performatifs, enfin la théorie ontologique des structures a priori. Disciple de Husserl, Reinach engage la phénoménologie sur le terrain des actes juridiques et plus généralement des "actes sociaux" et des objets spécifiques qui en sont les produits. L'analyse phénoménologique s'applique donc, et la chose est tout à fait nouvelle, à distinguer les actes sociaux proprement dits (un commandement, une promesse, etc.) des expériences individuelles qui les accompagnent, afin d'isoler les structures a priori qui sont au principe même du droit positif, qui en constituent la matière même. Mais tout acte juridique - et tout acte social en général - a une composante linguistique, ou à tout le moins expressive. C'est la raison pour laquelle le travail de Reinach s'inscrit également dans un champ d'analyse philosophique et linguistique centré sur les énoncés dits "performatifs", baptisés tels par Austin quelques décennies plus tard, et définis comme des énoncés servant à effectuer une action. Tout en produisant une description magistrale de ce type d'énoncés, Reinach les rattache à une théorie ontologique des structures, qui n'est pas du tout envisagée dans l'horizon théorique austinien. La théorie des actes sociaux trouve en effet son aboutissement dans une ontologie des objets sociaux, éléments a priori d'une construction et d'une interprétation du monde social. L'oeuvre de Reinach occupe alors une place à part, déterminante, tant au sein des théories de l'objet caractéristiques de la philosophie autrichienne que d'une archéologie du structuralisme.
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Date de parution
02/11/2004
Poids
305g
Largeur
215mm
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EAN
9782711617029
Titre
LES FONDEMENTS A PRIORI DU DROIT CIVIL
ISBN
2711617025
Auteur
REINACH
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
305
Date de parution
20041102
Nombre de pages
0,00 €
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Schopenhauer Arthur ; Reinach Salomon ; Raymond Di
La philosophie, telle que la comprend et la pratique Schopenhauer, est une chasse aux illusions. Dans Essai sur le libre arbitre, il démontre que l'homme est incapable d'agir par lui-même et il relègue au rang de mirage cette mystérieuse faculté appelée libre arbitre. L'homme est prisonnier de lui-même. La seule liberté dont il puisse disposer est une reconnaissance approfondie de soi. Leçon que Freud, qui avait bien lu Schopenhauer, retiendra et qu'il appliquera sur un plan thérapeutique. Vision aussi très moderne de la condition humaine. Les hommes sont responsables de ce qu'ils font mais innocents de ce qu'ils sont. A l'homme d'assumer le hasard de ce qu'il est. Le caractère est un destin." Didier Raymond.
Adolf Reinach (1883-1917) fut l'un des disciples les plus remarquables de Husserl, dont il fut le collègue à Gôttingen, et l'un des plusnotables représentants de la phénoménologie munichoise avec Johannes Dauber'. A l'encontre de la phénoménologie idéaliste de la constitution transcendantale élaborée puis exposée par Husserl dans les Idées directrices de 1913, il suivit la voie frayée par les Recherches logiques pour développer et fixer les principes d'une phénoménologie réaliste. Le foyer principal en est le concept d'état de choses (Sachverhalt), corrélat objectuel du jugement dont il tente de caractériser le statut ontologique et d'élucider le mode de donation à la conscience - à savoir l'acte de visée et l'évidence. La méthode en est exclusivement l'intuition des essences - considérée comme un passage de la réalité effective à la pure possibilité -, à l'exclusion de toute réduction conduisant à la sphère transcendantale. Enfin, il procède à une désubjectivation de la notion kantienne d'a priori, qu'il arrache aux structures de la subjectivité pour l'ancrer dans les états de choses eidétiques. Il contribue ainsi à situer la phénoménologie vis-à-vis de la philosophie médiévale et des prémices de la philosophie analytique, lui assignant une place dans une lignée qui part de Grégoire de Rimini pour aboutir à Meinong, Frege et Russell. Le présent volume, Phénoménologie réaliste, est un recueil visant à rendre accessible aux lecteurs français le versant théorétique de sa pensée, et se compose à la fois de textes publiés et posthumes - présentés ici dans un ordre thématique, et non chronologique.
Glozel : la découverte, la controverse, les enseignements : avec vingt-trois modèles d'alphabets / Salomon Reinach Date de l'édition originale : 1928 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.