Jacques Schiffrin, un éditeur en exil. La vie du fondateur de la "Pléiade"
Reichman Amos ; Paxton Robert O. ; Waldmann Ella
SEUIL
22,00 €
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EAN :9782021449501
Né dans une famille juive aisée de la Russie impériale, Jacques Schiffrin (1892-1950), éditeur de renom, connut à deux reprises l'exil. D'abord à Paris, où il fut en 1931 le fondateur de la " Bibliothèque de la Pléiade ", puis, dans les années 1940, à New York, où il participa à la création de Pantheon Books. Si la " Bibliothèque de la Pléiade " contribua grandement au prestige de la culture française dans les années 1930, la Seconde Guerre mondiale mit fin à l'idylle française du fondateur de la " Pléiade ". Après la guerre, à New York, Schiffrin voulut revenir à Paris. Il aurait en effet semblé évident qu'il reprenne la direction de la " Bibliothèque de la Pléiade ". Devenue, avec son accord, la propriété de Gallimard dès 1933, il en était resté l'unique directeur. Mais les conséquences de la politique d'" aryanisation " avaient incité Gaston Gallimard à congédier, en novembre 1940, Schiffrin de la direction de cette collection qu'il avait lui-même créée. Amos Reichman évoque avec une grande sensibilité la tristesse de l'exil tout en nous offrant, grâce à ses recherches minutieuses dans les archives des deux côtés de l'Atlantique, la correspondance de Schiffrin avec ses amis, notamment Roger Martin du Gard. En cet âge d'or de l'édition, Schiffrin imprima sa marque durable. L'héritage qu'il nous laisse est immense. Ses deux créations perdurent jusqu'à aujourd'hui. En France, la " Bibliothèque de la Pléiade " est devenue l'arbitre du classicisme et Pantheon Books a beaucoup enrichi l'édition en langue anglaise. Avec son lot de malheurs personnels et de succès magnifiques, la vie de Jacques Schiffrin offre un parfait reflet du XXe siècle. Robert O. Paxton
Nombre de pages
288
Date de parution
07/10/2021
Poids
314g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782021449501
Titre
Jacques Schiffrin, un éditeur en exil. La vie du fondateur de la "Pléiade"
ISBN
2021449505
Auteur
Reichman Amos ; Paxton Robert O. ; Waldmann Ella
Editeur
SEUIL
Largeur
142
Poids
314
Date de parution
20211007
Nombre de pages
288,00 €
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Sur la façade du Café du Croissant, rue Montmartre, à Paris, une plaque rappelle qu' "ici le 31 juillet 1914 Jean Jaurès fut assassiné" . Son meurtrier, Raoul Villain, acquitté en 1919 du crime qu'il revendiquait, s'est échoué à Ibiza, où il a été tué en 1936, dans des circonstances troubles. Pourquoi a-t-il tué Jean Jaurès ? Pourquoi fut-il acquitté ? Pourquoi est-il mort ? Les Morts de Raoul Villain tient de l'enquête historique comme du récit littéraire. De Reims à Ibiza, entre archives retrouvées et légendes murmurées, Amos Reichman interroge les paradoxes de la mémoire et de l'oubli, de la guerre et de la paix, de la vengeance et de la justice. En retraçant la vie fuyante de Raoul Villain, en suivant, jusqu'aux confins de la folie, le chemin de ses morts, il questionne la portée de la violence politique et celle de l'engagement face à l'Histoire. A travers "ce sombre destin français" , Amos Reichman remet en perspective le début du XXe siècle, de la veille du premier conflit mondial à la guerre d'Espagne. C'est l'histoire d'une époque, celle qui a rendu possible Raoul Villain et l'infini cortège de morts qu'il annonce : quand le temps finit par échapper à ses contemporains, que le passé s'obscurcit au point d'être effacé, que les portes des labyrinthes sont condamnées, la catastrophe est là.
Burn out, harcèlement professionnel : quand la souffrance s'invite au travail... Psychiatre et avocate, les auteurs nous permettent de prendre du recul sur ces épreuves malheureusement fort présentes dans notre société. Ils décortiquent les causes, les conséquences ainsi que les solutions afin de s'en sortir. Un livre plein d'espoir pour ceux qui n'en ont plus !
Lancée par Claude Reichman à la fin du mois de novembre 2005, la Révolution bleue a pris aussitôt la dimension d'un phénomène politique majeur. Des foules de plus en plus importantes participent à ses manifestations et ses échos résonnent dans toute la société française. La Révolution bleue est née d'un constat que chacun peut faire : la situation politique française est complètement bloquée et il appartient désormais au peuple de se faire entendre. Celui-ci n'a plus d'autre moyen que la rue, puisque les politiciens n'écoutent même plus ce que disent les électeurs. On en a eu un exemple avec le référendum du 29 mai 2005. Les Français ont rejeté à une nette majorité non seulement le traité constitutionnel européen, mais aussi et surtout le système politique et social qui a conduit le pays à la situation catastrophique qu'il connaît. Qu'en est-il résulté ? Rien. Les gouvernants continuent de mener la même politique. Ils se moquent de l'opinion des Français, qu'ils insultent par leur attitude. A ce stade d'autisme de la classe politique, le seul traitement est le renvoi. C'est ce que veut obtenir la Révolution bleue, Quand les Français auront manifesté en très grand nombre qu'ils ne veulent plus des politiciens actuels, parce qu'ils rejettent leur politique fondée sur des impôts et des charges sociales sans cesse plus lourds, et que la chienlit qui règne dans le pays n'est plus acceptable, il n'y aura plus d'autre choix pour la caste politique qui dirige la France depuis plus de trois décennies que de quitter le pouvoir. Dès lors, la voie sera ouverte à une nouvelle majorité issue d'urnes réellement démocratiques et qui entreprendra de redresser notre pays. Dans ce livre d'entretiens avec Jean-Christophe Mounicq, Claude Reichman explique avec précision les raisons qui ont rendu la Révolution bleue indispensable et trace les lignes de la réforme qui rendra à la France sa prospérité et son rang.
Il se passe peu de semaines en France, sans que paraisse un ouvrage dénonçant l'excès d'impôts et de charges sociales, les réglementations abusives et le poids de la fonction publique qui paralyse le pays. De ce diagnostic évident, ces livres déduisent un plan de traitement logique : l'État doit prélever moins d'argent, diminuer le nombre de ses fonctionnaires et simplifier ses règlements et ses lois. Comment se fait-il, alors, qu'il ne le fasse jamais ? Pourquoi les majorités politiques successives, loin de soulager le pays, ne font-elles qu'aggraver son mal ? Du coup, les citoyens se détournent des urnes et, à chaque élection, le taux d'abstention augmente. Il y a, à l'évidence, un " mal français " et ce mal a, en réalité, une origine secrète. C'est ce mystère que Claude Reichman dévoile. Un constat virulent sur la volonté des familles politiques, droite et gauche confondues, de ne modifier en rien l'état des choses conduisant ainsi la France vers le déclin et le drame.
Un jour d'hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d'un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s'appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l'a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s'est écroulé. Monroe s'affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s'interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d'une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu'il a perdu - ou sauvé - de son humanité.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."
On n'est pas en Alabama, on n'est pas en 1963. On est Philadelphie, "ville de l'amour fraternel "et de Rocky Balboa, en 1985. Une bombe fournie par le FBI est larguée depuis un hélicoptère policier sur une maison abritant des militants de MOVE, un mouvement écologiste radical essentiellement composé d'Afro-Américains. Dans la maison, 13 personnes sont réunies, dont le leader du mouvement, le "prophète" John Africa. Bilan de l'opération policière : 11 morts dont 5 enfants. L'incendie qui démarre, incontrôlé à dessein par le commandant de police, détruit aussi une soixantaine de maisons du quartier noir de Cobbs Creek, laissant 250 personnes sans abri. Au croisement des enjeux de racisme, d'environnement, de gentrification et de mémoire, ce livre raconte tous les aspects de cette incroyable tragédie, largement oubliée aux Etats-Unis et totalement inconnue en France. Un implacable récit à quatre mains, qui convoque l'enquête journalistique et les sciences humaines mais qui se lit comme un roman.
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?