Née en 1943, Michèle Reverdy occupe une position singulière dans le panorama contemporain : éperdument éprise d'expression, mais revendiquant la continuité historique du langage atonal, cette admiratrice d'Alban Berg cultiva une indépendance d'esprit qui la fit se heurter parfois au goût dominant. Jouée néanmoins dans le monde entier et défendue par de prestigieux interprètes, cette compositrice, qui collabora avec l'écrivain Pascal Quignard ou avec le cinéaste Raoul Ruiz, s'illustra à travers tous les genres. Nourri de nombreuses archives inédites, ce livre lève le voile sur un univers créateur très attachant, enraciné dans un passé mystérieusement obsédant dont la table de travail de la musicienne constitue l'inlassable exutoire. Il ressort un portrait sensible, non seulement de la compositrice, qui façonne ses oeuvres tour à tour en architecte ou en peintre, mais aussi de la journaliste, de la pédagogue et de la femme "intranquille", livrée à une introspection continue. En contrepoint surgit alors une réflexion sur les relations qui peuvent s'établir entre un musicologue et un compositeur, et sur le sens qu'il y a à écrire un livre sur un artiste vivant.
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Date de parution
25/02/2014
Poids
495g
Largeur
240mm
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EAN
9782711624843
Titre
MICHELE REVERDY COMPOSITRICE INTRANQUILLE
ISBN
2711624846
Auteur
REIBEL / BALMER
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
495
Date de parution
20140225
Nombre de pages
0,00 €
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Qualifié par Liszt de "centre intellectuel du monde", Paris concentre au XIXe siècle un faisceau de talents qui en fait un pôle mythique de l'Europe musicale. Foyer dans lequel se forgent les renommées, Paris attire la plupart des musiciens étrangers. Si les concerts et les salons permettent aux interprètes de briller, les compositeurs rêvent de la consécration que confère l'Opéra. Mais pour les succès qu'il assure (Rossini, Meyerbeer), que de déboires pour les impétrants malheureux (Wagner) Emmanuel Reibel fait. percevoir le foisonnement de, la "génération 1810" dans le tumulte de la capitale. Berlioz, Chopin, Liszt, Bellini oit Mendelssohn se côtoient dans les salons, les salles de spectacle, les cafés, sur les boulevards, dans les bureaux des journaux. Tableau animé par des têtes d'affiche prestigieuses, cet ouvrage fait découvrir également des acteurs moins illustres mais non moins valeureux: élaborant des stratégies de conquête ou animés d'un idéal, tous subissent la séduction de la ville à séduire Biographie de l'auteur Maître de conférences à l'université de Paris X Nanterre, Emmanuel Reibel est l'auteur d'ouvrages sur Verdi et sur les Concertos de Poulenc
De tous les grands mythes littéraires, Faust est celui qui paradoxalement a suscité le plus d'incarnations musicales. La génération romantique, de Berlioz à Gounod en passant par Schumann, puisa dans la magistrale tragédie de Goethe, notamment, la matière de quantité d'?uvres de genres et de formes très divers, portant sur le mystérieux alchimiste des regards parfois contradictoires.Mais le savant austère et damné n'avait pas dit alors son dernier mot: le XXe siècle le voit ressurgir et, après Busoni, il interpelle depuis une vingtaine d'années des compositeurs tels que l'Allemand York Höller, l'Italien Giacomo Manzoni, le Russe Alfred Schnittke, l'Américain John Adams, les Français Pascal Dusapin et Philippe Fénelon. Double défi que de s'affronter au plus métaphysique des mythes, tout en se mesurant à une lourde mémoire musicale!Dans une enquête qui éclaire la fécondation réciproque entre mythe et musique, Emmanuel Reibel interroge ce que devient, dans un monde en pleine crise de la modernité, la figure née de l'Allemagne luthérienne, par laquelle s'était exprimé l'esprit de conquête artistique du XIXe siècle.
Résumé : Son essence Mystérieuse semble faire de la musique le langage même de la nature. Rêvant de pouvoir agir sur elle à la façon d'Orphée, les compositeurs ne cessent de l'écouter pour intérioriser ses voix : ils s'emploient tour à tour à l'imiter, à reproduire ses mouvements, à peindre ses effets sur la sensibilité, à enregistrer et métamorphoser ses sons, ou à puiser en elle de puissants modèles formels. Des Quatre Saisons (Vivaldi) à La Mer (Debussy), de la Symphonie pastorale (Beethoven) au Catalogue d'oiseaux (Messiaen) et à l'écologie sonore, Emmanuel Reibel met ici en lumière la façon dont les représentations musicales de la nature se sont articulées à l'histoire de l'idée de nature. En traversant les saisons, les paysages et les jardins, parfois troublés par des tempêtes, nous découvrons ainsi comment la musique se nourrit de tout ce qui constitue notre environnement ? minéraux, végétaux, ou animaux, qui ont donné lieu à un foisonnant bestiaire musical - sans oublier les préoccupations les plus actuelles liées à la préservation de cette nature qui nous est chère.
Le mot « romantique », si couramment employé aujourd?hui, évoque dans son acception la plus répandue l?effusion et la fièvre lyrique, dont la musique serait l?expression privilégiée. Voilà qui surprendrait bien des musiciens du XIXe siècle. Comment le mot « romantique », qui possédait au XVIIIe siècle une connotation visuelle (renvoyant à la dimension pittoresque des jardins à l?anglaise) et un sens poétique (lié aux romans de chevalerie médiévale), a-t-il pu progressivement qualifier des objets musicaux? Emmanuel Reibel considère ici le romantisme non plus comme une période, un style ou une mystérieuse essence déterminant les ?uvres, mais comme un mot polémique et contradictoire, témoignant d?une nouvelle façon d?entendre la musique.De Rousseau à Berlioz en passant par le style « troubadour », la mode ossianique, l?engouement pour les musiques populaires comme le « ranz des vaches », le rossinisme ou l?école « fantastique », cet essai explore les mutations picturales, mémorielles, nationales et idéologiques impliquées par la « romantisation » de la musique.L?ampleur de la documentation ? partitions, traités, correspondances de musiciens et textes littéraires ? et une belle élégance d?expression soutiennent une démonstration rigoureuse d?esthétique historique.Ancien élève de l?École normale supérieure, maître de conférences habilité à diriger des recherches à Paris Ouest Nanterre, Emmanuel Reibel est l?auteur entre autres des Musiciens romantiques, fascinations parisiennes (2003) et de Faust. La musique au défi du mythe (2008).
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.