J'ai été à l'agence de voyages chercher mon billet de train. Sur la porte de l'agence de voyages, c'est écrit : mer et terre, toutes destinations. C'est dans cette agence que Silsie et moi on devait acheter nos billets de bateau avec nos économies. Mon billet pour Dolms est gratuit parce que c'est ma première affectation. Il y a deux jours de voyage. Sian, c'est l'extrême ouest, une avancée du continent en direction du nouveau continent. De la géographie, j'ai toujours retenu les points cardinaux. Je vais aller de l'extrême ouest à l'est pour la première fois. C'est un est oblique. Je change de train à Texe. Texe est juste au centre. A l'agence de voyages, on m'a remis une carte ferroviaire. Texe est le seul noud ferroviaire de toute la carte. J'y passerai la nuit. La correspondance pour Dolms ne part que le lendemain matin. Ce sera ma première nuit hors de Sian. Mon billet de train est un aller seulement. C'est un billet rouge avec écrit dessus : Sian-Dolms par Texe."Silsie est l'histoire d'un adieu : à l'autre Silsie, la doublure morte et maudite. C'est l'histoire d'un passage : entre deux mondes, deux temps, deux civilisations. C'est l'histoire d'un pari : qu'il est possible à Silsie d'en finir avec la malédiction, et de se sauver.
Nombre de pages
152
Date de parution
12/09/1990
Poids
162g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070720729
Titre
Silsie. Conte
Auteur
Redonnet Marie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
162
Date de parution
19900912
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'oeuvre de Genet est au vif des grandes questions qui se posent à l'Occident aujourd'hui. La poésie appartient aux déshérités qui veulent se libérer. Elle est la part libre qui, par le chant, survit à l'échec des révolutions et n'abdique jamais. Par la poésie conçue comme une machine de guerre, Genet s'échappe des prisons funéraires et nihilistes de l'histoire de l'Occident. Sa poésie, qui contient le trésor de la féérie, est porteuse de vie et d'espoir jusque dans la mort dont elle fait de la vie. C'est en cela qu'elle est politique, obliquement.Aux déshérités, privés de la révolution tout autant que de Dieu, mais pour qui la question de la révolution et la question de Dieu restent vitales, l'héritage poétique de Genet revient. A eux de le rendre vivant et d'en transmettre la mémoire."M.R.Ni biographie ni essai bibliographique, ce livre est l'analyse, par un écrivain, de l'oeuvre de Jean Genet, de Notre-Dame des fleurs au Captif amoureux. Marie Redonnet est romancière et dramaturge."
Ce matin, il fait un froid glacial. Les sommets sont dans les nuages. On dirait que la haute vallée fume. A la buvette, les bergers se réchauffent près du poêle en écoutant les dernières nouvelles. L'accord de paix vient enfin d'être signé entre le Mouvement de Libération de la province et l'Etat de Ruido. Johnny Lo, le chef du Mouvement de Libération, est nommé gouverneur de la province... Les bergers discutent avec animation de l'avenir de la haute vallée maintenant que l'accord de paix est signé. Ils voudraient créer un parc naturel dont ils seraient les gardiens. Olga, avec ses économies, aimerait faire construire un chalet-refuge en complément de sa buvette pour héberger les visiteurs. " Olga est donc envoyée en ambassadrice par les bergers auprès de Johnny Lo. Elle est accompagnée de s'ur Marthe qui, à la suite d'un rêve étrange, a rompu ses v?ux et quitté la Chartreuse des Anges. Mais le jour de leur départ, une patrouille de l'armée régulière, à la recherche d'un ancien lieutenant qui refuse l'accord de paix, massacre les s'urs, brûle la buvette, et arrête les bergers accusés de complicité avec le traître... Quelle sera la nouvelle vie d'Olga après ce drame ? Que deviendra s'ur Marthe dans cette étrange capitale où tout est à refaire, et d'abord sa vie ...
Vingt-trois chants où le "je" d'une femme sans nom, sans âge, sans visage, dit la Passion du Splendid Hôtel, son trésor, sa chose, légué par grand-mère qui l'a fait construire au bord du marais virulent. Splendid Hôtel déjà délabré, attaqué, miné, et qui ne cessera d'endurer tous les fléaux, de souffrir de tous les maux, dont le pire: la tendance fatale de ses sanitaires à se boucher, la narratrice toujours occupée à les déboucher. Laborieuse, infatigable narratrice, toute consacrée aux soins du Splendid Hôtel, dévouée aux malheureux clients - les anonymes, attirés par les enseignes clignotantes, et les professionnels du chemin de fer venus imposer au marais leur grand oeuvre -, harcelée qu'elle est pendant ce temps par ses deux surs parasites, Ada la malade et Adel la comédienne ratée, l'une et l'autre semant sans cesse le trouble et la zizanie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.