L'hydre aux mille têtes. L'histoire cachée de l'Atlantique révolutionnaire
Rediker Marcus ; Linebaugh Peter ; Jaquet Christop
AMSTERDAM
27,00 €
Epuisé
EAN :9782354800369
Du XVIe au XVIIIe siècle un monstre hante le monde atlantique. Deux figures reviennent avec insistance sous la plume et le burin des architectes de la première mondialisation capitaliste, qu'ils soient princes, prélats, marchands ou planteurs: Hercule et l'Hydre aux mille têtes. Hercule symbolisait pour eux l'ordre, l'autorité et la souveraineté de leur pouvoir. L'Hydre, son antithèse monstrueuse, symbolisait le désordre et la sédition: les multitudes bigarées et rebelles que formaient les hommes et les femmes dépossédés par l'enclosure des communaux, les marins pressés à bord des bâtiments des marines marchande et militaire, les criminels déportés outre-mer, les réprouvés des sectes religieuses radicales, les insoumis et les déserteurs, les boucaniers et les pirates, les esclaves africains... La thèse avancée par Peter Linebaugh et Marcus Rediker dans L'Hydre aux mille têtes est que ce prolétariat atlantique formait une classe anonyme transnationale, hétéroclite et polyglotte, traversée par une exigence d'émancipation et de démocratie radicale, dont les menées, depuis les niveleurs et les bêcheux de la Première Révolution anglaise jusqu'aux Jacobins noirs haïtiens, provoquèrent l'inquiétude et la féroce répression des pouvoirs en place, et marquèrent profondément leur temps. Sous la plume de Linebaugh et Rediker, l'histoire "vue d'en bas" du capitalisme, de l'invention démocratique et des résistances populaires à l'époque de la première mondialisation change donc de perspective: l'Hydre devient la figure du mouvement et de la résistance des multitudes révolutionnaires auxquelles il s'agit, à travers des récits de vies et d'insurrections, de restituer la visibilité et l'importance dont l'histoire les a privées.
Nombre de pages
519
Date de parution
16/10/2008
Poids
568g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782354800369
Titre
L'hydre aux mille têtes. L'histoire cachée de l'Atlantique révolutionnaire
Auteur
Rediker Marcus ; Linebaugh Peter ; Jaquet Christop
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
568
Date de parution
20081016
Nombre de pages
519,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A bord du négrier Pendant les quatre cents ans que dura la traite négrière, plus de quatorze millions de prisonniers africains, réduits en esclavage, traversèrent l'Atlantique pour devenir une main-d'oeuvre de masse, précieuse et gratuite. Marcus Rediker nous entraîne à bord de ces monstrueux " donjons flottants " et reconstitue ces voyages terrifiants au cours desquels périrent deux millions de personnes. Il se fait ainsi le narrateur des conditions de vie terrifiantes des esclaves, de la peur des équipages enfermés à bord de ces poudrières, des rapports hiérarchiques extrêmement durs, des relations entre marins et prisonniers. Il fait, enfin, une large place aux révoltes, à l'issue souvent sanglante, que les esclaves issus d'ethnies diverses ont été capables d'organiser. George Washington Book Prize 2008 Marcus Rediker Il est professeur d'histoire atlantique à l'université de Pittsburg. Il a notamment publié au Seuil Les Révoltés de l'Amistad (2013) et Les Hors-la-loi de l'Atlantique (2017). Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Aurélien Blanchard
Rediker Marcus ; Guitard Thierry ; Alpi Fred ; Van
Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique "Jolly Roger" ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ? Dans cet ouvrage passionnant et novateur, l'historien nord-américain Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de "scélérats" qui refusèrent de se soumettre à l'ordre mercantile et à l'exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.
Rediker Marcus ; Guitard Thierry ; Van Daal Julius
Qui étaient les pirates? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique "Jolly Roger"? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle? Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de "scélérats" qui refusèrent de se soumettre à l'ordre mercantile et à l'exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Pourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.
Dans ce livre, Charlotte Nordmann propose non seulement un exposé systématique et didactique de la sociologie de la "dépossession politique" élaborée par Pierre Bourdieu - dont elle souligne à la fois les aspects les plus convaincants et les faiblesses -, mais surtout confronte celle-ci à la critique radicale que lui a fait subir Jacques Rancière. Deux conceptions de la politique se trouvent ainsi opposées: la première insiste sur les mécanismes de la monopolisation et de la dépossession intellectuelles et politiques, et semble à première vue drastiquement limiter les possibilités concrètes d'émancipation; la seconde, dans.un geste que l'on pourrait dire pragmatiste, pose qu'une politique d'émancipation authentique doit partir du postulat de l'égalité et de ses effets, et que la considération des déterminismes sociaux ne peut que nous enfermer dans le cercle de la domination et de l'impuissance. La théorie sociologique de la politique est-elle condamnée à ignorer ce qui dans l'espace social interrompt la reproduction indéfinie de la domination? La position de Rancière n'est-elle pas marquée du sceau de l'idéalisme? Ne peut-on penser ensemble l'autonomie et l'hétéronomie radicales de la politique? Le pari à l'origine de ce livre est que la confrontation des travaux de Pierre Bourdieu et de Jacques Rancière, en révélant leurs points forts et leurs points aveugles, permet d'éclairer les voies d'une politique démocratique radicale pour notre temps.