Né en 1986, Augustin Rebetez a développé depuis une quinzaine d'années un univers artistique puissant, généreux, parfois provocateur et terriblement sensible. Cette alchimie unique prend corps par la photographie puis il panache son geste de vidéos, peintures, dessins, textes, compositions musicales ou mises en scène théâtrales. Il invoque les rites anciens et les objets oubliés pour mieux éclairer un monde impitoyable et tendre à la fois, à la poésie brute et la violence délicate. Alfred Latour (1888-1964) fut un peintre, graveur, designer, photographe reconnu tout au long de sa carrière. Il a représenté le génie du graphisme français à l'international. Pour célébrer sa mémoire, la Fondation Alfred Latour, en collaboration avec les Editions Actes Sud, a décidé en 2019 de lancer un prix qui distingue tous les deux ans un artiste dont l'univers et les modes d'expression prolongent les champs exploratoires qui furent ceux de Latour. En juin 2019, le jury du prix Alfred Latour – composé d'Anne-Sylvie Bameule, Miquel Barceló, Werner Jeker et Christian Lacroix – a décerné à l'unanimité de ses membres le premier prix Alfred Latour à Augustin Rebetez.
- Tu sais conduire un tracteur? Le paysan d'à côté te donne une poule en échange de quelques services. - Ben non! Je fais des études. - Change de monde, mon pote!
Dans une campagne suisse imaginaire, Lulu, Chiara et Joe, les trois Indociles jadis ivres d?idéaux, ont désormais des certitudes lourdement écornées par le passage de la trentaine et les tubes de Jean-Jacques Goldman. Lulu, le plus absolu de tous, refuse de se rendre à l?évidence : sa révolution des moeurs s?essouffle. Ses anciens camarades ont déjà pris la tangente, Joe se persuade que son couple est uni et épanoui, et Chiara allaite sa gamine dans sa salle de bains entourée de médocs. Martina, mère de Siddhartha, fervente féministe et donneuse de leçons exhorte Lulu à broyer ses rêves pour plonger dans des réalités plus grises. Contre son gré, sur fond de Touche pas à mon pote et de montée du FN, Lulu broie du noir. Les années quatre-vingt seront marquées par un éclectisme musical, Goldorak, l?apparition de la vidéocassette et des premiers jeux vidéo et dévastées par le sida.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.