Né en 1986, Augustin Rebetez a développé depuis une quinzaine d'années un univers artistique puissant, généreux, parfois provocateur et terriblement sensible. Cette alchimie unique prend corps par la photographie puis il panache son geste de vidéos, peintures, dessins, textes, compositions musicales ou mises en scène théâtrales. Il invoque les rites anciens et les objets oubliés pour mieux éclairer un monde impitoyable et tendre à la fois, à la poésie brute et la violence délicate. Alfred Latour (1888-1964) fut un peintre, graveur, designer, photographe reconnu tout au long de sa carrière. Il a représenté le génie du graphisme français à l'international. Pour célébrer sa mémoire, la Fondation Alfred Latour, en collaboration avec les Éditions Actes Sud, a décidé en 2019 de lancer un prixq
Rebetez Camille ; Vaissermann Rebecca ; Vuataz Dan
Camille Rebetez, Rebecca Vaissermann, Daniel Vuataz et Fanny Wobmann ont écrit un texte à huit mains, une véritable partition de mots. Sous leurs plumes apparaissent les contours d'un cabaret, avec ses artistes et leurs personnalités colorées, ancré dans un futur proche dans lequel le monde que nous connaissons a disparu. Exit l'électricité illimitée et la connexion internet instantanée, envolée la profusion constante de nos sociétés, finie la nature verdoyante. L'environnement extérieur de cet avenir inquiétant est gris, enfoui sous les cendres d'un temps révolu. Dans cet espace scénique aux allures de refuge se déploie alors un petit monde clos bousculé par l'urgence, et les numéros s'y enchaînent dans un foisonnement vertigineux de chansons et de danses.
- Tu sais conduire un tracteur? Le paysan d'à côté te donne une poule en échange de quelques services. - Ben non! Je fais des études. - Change de monde, mon pote!
Dans une campagne suisse imaginaire, Lulu, Chiara et Joe, les trois Indociles jadis ivres d?idéaux, ont désormais des certitudes lourdement écornées par le passage de la trentaine et les tubes de Jean-Jacques Goldman. Lulu, le plus absolu de tous, refuse de se rendre à l?évidence : sa révolution des moeurs s?essouffle. Ses anciens camarades ont déjà pris la tangente, Joe se persuade que son couple est uni et épanoui, et Chiara allaite sa gamine dans sa salle de bains entourée de médocs. Martina, mère de Siddhartha, fervente féministe et donneuse de leçons exhorte Lulu à broyer ses rêves pour plonger dans des réalités plus grises. Contre son gré, sur fond de Touche pas à mon pote et de montée du FN, Lulu broie du noir. Les années quatre-vingt seront marquées par un éclectisme musical, Goldorak, l?apparition de la vidéocassette et des premiers jeux vidéo et dévastées par le sida.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...