Cinq essais sur l'architecture. Etudes sur la conception de projets de l'Atelier Zô, Scarpa, Le Corb
Raynaud Dominique
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782747526241
Un exemple fera comprendre le type de questions qui sont étudiées dans ce livre. Vers 1929, Le Corbusier dessine, sur une même feuille, le croquis d'un escargot et la spirale carrée du " Musée à croissance illimitée ". Le rapport de ces deux images est évident, mais le savoir-faire de l'architecture ne réside pas tant dans le dessin de ces représentations que dans les opérations de pensée mobilisées pour passer de l'une à l'autre. C'est un savoir tacite qui résiste à l'analyse. Définir, à partir des traces graphiques d'un projet, les actions de conception et les motivations de l'architecte à les entreprendre, voilà l'objectif de l'enquête. Quel est le rôle de la représentation dans le développement de l'idée architecturale ? Comment se transforme-t-elle tout au long du projet ? En fonction de quoi l'architecte décide-t-il d'altérer ou de maintenir une représentation ? Telles sont notamment les questions que ces essais tentent de résoudre en mobilisant les concepts de représentation, d'inférence, de modèle et d'échelle et en portant une attention particulière au rôle que jouent les schèmes dans la conception architecturale. Quant aux conclusions, elles sont tirées d'études de cas qui portent sur des projets de l'Atelier Zô, Scarpa, Le Corbusier, Pei.
Nombre de pages
240
Date de parution
01/01/2002
Poids
328g
Plus d'informations
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EAN
9782747526241
Titre
Cinq essais sur l'architecture. Etudes sur la conception de projets de l'Atelier Zô, Scarpa, Le Corb
ISBN
2747526240
Auteur
Raynaud Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
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Poids
328
Date de parution
20020101
Nombre de pages
240,00 €
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L'étude de la perspective a longtemps souffert d'un a priori dommageable : celui qui consiste à en faire un système culturel " inventé " à la Renaissance, ou, tout au moins, coupé de ses sources médiévales. Depuis une quinzaine d'années, nombre de recherches se sont attachées à montrer ce que devait la perspective aux connaissances du passé, en postulant tour à tour son origine dans l'optique, l'ars metrica, la statique, la géographie ou l'astronomie... Ce livre montre qu'il n'est point besoin de convoquer l'ensemble de ces sources et défend la thèse d'un courant de diffusion prépondérant, qui va de l'optique élaborée à Oxford au XIIIe siècle, vers les premières représentations picturales italiennes obéissant aux règles de la perspective linéaire. De fait, ce livre délaisse le regard classique que portent l'histoire et la sociologie de l'art sur la perspective, pour s'intéresser essentiellement au réseau des hommes qui ont rendu possible l'avènement de la perspectivia artificialis en diffusant l'optique d'Oxford. Au croisement de l'histoire et de la sociologie des sciences, cette enquête tente de comprendre les raisons politiques et religieuses qui ont déterminé cette transmission culturelle, tout autant, d'ailleurs, que celles qui ont voulu effacer le passé médiéval de la perspective en créant de toutes pièces un " mythe de la perspective ". Voici un livre qui éclaire les rapports entre la science optique et les techniques de représentation, en interrogeant les mobiles des hommes qui ont transmis, et transformé le contenu de la perspective.
Ce livre démontre, par une comparaison des concepts et des méthodes de la sociologie avec ceux des sciences naturelles, que beaucoup des critères avancés pour doter la sociologie d'un statut épistémologique spécial - pour tout dire dérogatoire-ont un caractère douteux. Eléments d'un discours identitaire partiellement dérivés du Methodenstreit allemand, ces critères- réalisme des théories sociologiques, multiplicité et irréductibilité des paradigmes sociologiques, langage, concepts et programmes inclarifiables, statut logique hors norme des concepts sociologiques, historicité des faits sociaux, inexistence de lois, impossibilité du raisonnement expérimental - ne résistent pas à l'examen critique. Par bien des aspects, la sociologie apparaît ainsi comme une science ordinaire. Ce résultat se rattache très directement à la fameuse question de l'unité des sciences, sans pourtant souscrire au physicalisme défendu par le Cercle de Vienne. Au contraire, l'auteur prône un monisme épistémologique neutre qui tente de circonscrire le statut scientifique de la sociologie sans le déduire d'une transposition des sciences naturelles. Cet ouvrage d'épistémologie sociologique saura donc satisfaire les attentes des lecteurs et s'imposer comme un ouvrage de référence.
Toute forme a été imaginée avant d'être construite ". Cette formule classique, qui met en relief l'un des traits essentiels de la pratique architecturale, soulève plusieurs questions : D'où viennent les images-mères du projet ? Sont-elles encore identifiables une fois construites ? Existe-t-il des procédés réguliers de l'imagination ... Cette enquête sur la conception des formes tente de résoudre ces problèmes par la reconnaissance de schèmes dynamiques de l'imagination. Car, ce que retient l'architecte dans l'image de la roue, ce n'est pas tant sa détermination matérielle (le nombre de rayons, son cerclage de fer .. ) que sa puissance motrice : tourner, qui lui permet de dessiner un édifice annulaire. Et ce qu'il tiendra pour essentiel dans l'image du serpent, ce n'est pas tant sa spécificité formelle (ses écailles, sa langue fourchue ... ) que son aptitude au mouvement : onduler, prototype de tous les plans serpentins. Si le processus de conception architecturale altère les images-mères du projet au point que certains ont pu parler d'une " non figurativité " de l'architecture, les schèmes dynamiques sont, eux perceptibles de la première esquisse à l'édifice construit. La démonstration, au croisement de l'anthropologie des représentations et de l'architecturologie, adopte le principe d'une analyse comparée. Etayée par une sélection d'édifices couvrant toute l'extension historique et géographique, elle offre tout à la fois une lecture cohérente des premiers moments du projet architectural et une réflexion de portée générale sur l'imagination des formes.
Résumé : L'étude des controverses scientifiques est un sujet privilégié de la sociologie des sciences contemporaine. Deux raisons à cela : l'étude des controverses brise l'image idéale d'une science consensuelle ; elle se trouve au c?ur du débat qui oppose aujourd'hui rationalisme et relativisme. Si l'analyse des controverses scientifiques doit beaucoup aux méthodes de la Sociology of Scientifc Knowledge, d'obédience relativiste, ce livre souhaite montrer - tant par la relecture de controverses classiques que par l'analyse de controverses inédites - que la sociologie des controverses peut très bien parvenir à des résultats intéressants en s'inscrivant dans une perspective de recherche néo-rationaliste. Cette conclusion n'est pas le résultat d'une réflexion théorique sur la sociologie des sciences actuelle. Elle résulte d'un examen détaillé des arguments qui peuvent être avancés à partir d'études de cas qui relèvent aussi bien de la biologie (la thèse des générations spontanées, débattue entre Pasteur et Pouchet), des conceptions médicales (le vitalisme de l'école de Montpellier opposé à la médecine expérimentale des Parisiens) ou de l'optique (la question du sens de propagation des rayons visuels, jadis discutée à Oxford). D'une ancienne querelle médiévale à des controverses plus récentes comme celle sur le réchauffement climatique, toutes ces études suivent un même fil conducteur : interroger les rôles respectifs de la rationalité du chercheur, des conventions sociales et des croyances collectives dans la construction des connaissances scientifiques. Le lecteur y trouvera en outre des éléments de réponse - sociologiques et épistémologiques - à la question fondamentale : pourquoi l'activité scientifique est-elle conflictuelle ?