A la fin du Moyen Age, la guerre de siège est l'essentiel et le contrôle des villes est un enjeu majeur. Elles sont les ressources matérielles, humaines et morales pour les opposer à l'ennemi une résistance prolongée. La succession ou la simultanéité des conflits, petits ou grands, bouleverse leur quotidien. La confrontation de sources d'archives et des textes littéraires permet de prendre la mesure de ces modifications. Le logement des gens de guerre, tropes étrangères au corps social, à ses usages et à ses valeurs affecte les modes de vie. Les conditions de travail évoluent avec l'afflux des réfugiés, le ravage du plat pays, la mise en place d'une économie de guerre et les limitations de la circulation des personnes et des biens. La pression fiscale s'intensifie et grève les budgets. Les tensions s'accentuent et le tissu social se déchire. Les adversaires se livrent à une guerre de propagande qui trouble les esprits. Avec la paix intervient le travail de mémoire nécessaire à la refondation du pacte social. Il se manifeste surtout par des cérémonies commémoratives et la rédaction de chroniques. Le récit des évènements subit de nombreux avatars: travestissements, silences, recompositions, ajouts. Reste que de l'Italie à l'Espagne, des villes d'Empire à celles du royaume de France, les sources témoignent de manière concordantes et impressionnante des souffrances des citadins. Biographie: Christiane Raynaud est professeur d'histoire médiévale à l'université de Provence.
Nombre de pages
243
Date de parution
17/04/2008
Poids
334g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782853996914
Titre
Villes en guerre. XIVe-XVe siècles
Auteur
Raynaud Christiane
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
145
Poids
334
Date de parution
20080417
Nombre de pages
243,00 €
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A la fin du Moyen Age, les sources font peu à peu sortir de l'ombre les familles royales. Le contraste est alors saisissant entre quelques grands moments publics baptêmes, mariages funérailles, la vie de cour et un quotidien hors norme. Le rôle de la reine, la place des enfants, les liens sororaux si mal connus et l'influence de la fratrie sont autant d'enjeux de pouvoir. Au-delà, l'extension réelle des solidarités au reste de la famille maternelle, paternelle et spirituelle peut s'apprécier au rythme de ses réunions et par des pratiques communes, comme le mécénat et le partage des dévotions. A l'heure des ultimes adieux, la famille a encore sa place. Le roi souhaite lui être associé pour l'éternité grâce au démembrement de sa dépouille et à son intégration dans la mémoire dynastique. L'harmonie de la maison royale, voulue par Dieu et garante de la paix et de la prospérité du royaume, est un exemple présenté à tous. Cette image est pourtant mise à mal par des déchirements bien ordinaires, des conflits et des drames célèbres. Mais dans les luttes pour parvenir au pouvoir, l'exercer, le conserver, malgré les passions, qui se donnent, les membres de ces familles, loin d'être affranchis des contraintes communes, doivent en subir de plus grandes pour conserver leur légitimité. Le service de la Couronne oblige. Cette exigence rend ces familles singulières.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.