La cohésion sociale est la condition même de l'existence de la société et de son bon fonctionnement. Sans exclure pour autant les conflits sociaux et les désaccords, cette société cohérente est perçue comme une entité. La solidarité y est forte et les liens sociaux intenses. Le présent ouvrage s'intéresse à la cohésion sociale et à la façon dont les individus, dans les derniers siècles du Moyen Age, se réunissent et s'agrègent de différentes manières. Ce faisant, malgré leurs divergences, ils assurent un certain ordre social. Les solidarités établies, institutionnalisées et leurs réseaux sont ici observées dans des contextes inattendus. Les élites anciennes ou récentes attendent la reconnaissance de tout un chacun en définissant leur identité et en l'affirmant par des représentations nouvelles. Le paysage social enrichi, en particulier en ville, s'organise, assignant à tous une place plus précise et parfois neuve dans la hiérarchie. Avec les difficultés des derniers siècles du Moyen Age, le mouvement ne va pas sans contestations et révoltes fiscales et politiques. L'aspiration à la paix, à la concorde et au retour d'une certaine prospérité maintient malgré tout la cohésion de sociétés jeunes et résilientes. Ce recueil regroupe quinze articles de Peter F. Ainsworth, Vincent Challet, Hélène Demichelis, Myriam Gilet, Philippe Jansen, Nicolas Leroy, Isabelle Ortega, Christiane Raynaud, Fabien Roucole, Valérie Serdon et Sarah Zingraff.
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Nombre de pages
358
Date de parution
26/02/2026
Poids
590g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9791024218700
Auteur
Raynaud Christiane ; Pastoureau Michel
Editeur
LE LEOPARD D OR
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Date de parution
20260226
Nombre de pages
358,00 €
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A la fin du Moyen Age, la guerre de siège est l'essentiel et le contrôle des villes est un enjeu majeur. Elles sont les ressources matérielles, humaines et morales pour les opposer à l'ennemi une résistance prolongée. La succession ou la simultanéité des conflits, petits ou grands, bouleverse leur quotidien. La confrontation de sources d'archives et des textes littéraires permet de prendre la mesure de ces modifications. Le logement des gens de guerre, tropes étrangères au corps social, à ses usages et à ses valeurs affecte les modes de vie. Les conditions de travail évoluent avec l'afflux des réfugiés, le ravage du plat pays, la mise en place d'une économie de guerre et les limitations de la circulation des personnes et des biens. La pression fiscale s'intensifie et grève les budgets. Les tensions s'accentuent et le tissu social se déchire. Les adversaires se livrent à une guerre de propagande qui trouble les esprits. Avec la paix intervient le travail de mémoire nécessaire à la refondation du pacte social. Il se manifeste surtout par des cérémonies commémoratives et la rédaction de chroniques. Le récit des évènements subit de nombreux avatars: travestissements, silences, recompositions, ajouts. Reste que de l'Italie à l'Espagne, des villes d'Empire à celles du royaume de France, les sources témoignent de manière concordantes et impressionnante des souffrances des citadins. Biographie: Christiane Raynaud est professeur d'histoire médiévale à l'université de Provence.
A la fin du Moyen Age, les sources font peu à peu sortir de l'ombre les familles royales. Le contraste est alors saisissant entre quelques grands moments publics baptêmes, mariages funérailles, la vie de cour et un quotidien hors norme. Le rôle de la reine, la place des enfants, les liens sororaux si mal connus et l'influence de la fratrie sont autant d'enjeux de pouvoir. Au-delà, l'extension réelle des solidarités au reste de la famille maternelle, paternelle et spirituelle peut s'apprécier au rythme de ses réunions et par des pratiques communes, comme le mécénat et le partage des dévotions. A l'heure des ultimes adieux, la famille a encore sa place. Le roi souhaite lui être associé pour l'éternité grâce au démembrement de sa dépouille et à son intégration dans la mémoire dynastique. L'harmonie de la maison royale, voulue par Dieu et garante de la paix et de la prospérité du royaume, est un exemple présenté à tous. Cette image est pourtant mise à mal par des déchirements bien ordinaires, des conflits et des drames célèbres. Mais dans les luttes pour parvenir au pouvoir, l'exercer, le conserver, malgré les passions, qui se donnent, les membres de ces familles, loin d'être affranchis des contraintes communes, doivent en subir de plus grandes pour conserver leur légitimité. Le service de la Couronne oblige. Cette exigence rend ces familles singulières.
Cet ouvrage de référence constitue la synthèse la plus complète sur les ordres royaux français, les ancêtres de la Légion d'honneur. Fruit de près de vingt années de recherches, cet ouvrage de référence constitue la synthèse la plus complète sur les ordres royaux français. Patrick Spilliaert, conseiller maître à la Cour des comptes et vice-président de la Société des amis du musée de la Légion d'honneur, retrace l'histoire de ces institutions prestigieuses de l'Ancien Régime à la Restauration. L'auteur présente avec précision l'évolution de ces ordres qui ont marqué l'histoire de France, leurs insignes et leur rôle dans la société française.