Le peintre Jérôme R., le narrateur, est-il un mythomane, un fou, un amnésique, essayant au jour le jour de reconstituer, grâce aux fragments d'une conscience le fuyant sans cesse, une réalité qu'il ne parvient jamais à fixer ? Telles sont les questions que l'on se pose à la lecture de ce livre étrange où, dans une constante pénombre psychique, se forment peu à peu les figures de ceux qui participent ou ont participé à l'univers du peintre : Hermione arrêtée par la Gestapo pendant la Résistance ; le poète Sarbovitch ; Hortense Larmouillet, voisine de palier et maîtresse du peintre ; Duriel, directeur d'une galerie d'art qui prépare une exposition de ses oeuvres ; Madame Fernande Grivois, épicière, Marceau, son fils, tué en Indochine à moins qu'il ne se soit jeté dans la Seine à Paris. Plusieurs vérités, plusieurs destins sont possibles dans ce roman qui doit troubler le lecteur dans la mesure où c'est à lui de choisir la vérité ét de concrétiser la psychologie tournante de ces personnages que le cerveau inquiet de Jérôme R. a laissé s'éparpiller dans l'espace et le temps.
Nombre de pages
240
Date de parution
28/08/1964
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070253555
Titre
LE SIXIEME CIEL
Auteur
Ravelin Jules
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19640828
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce captivant roman est axé autour d'une phrase que dit le narrateur Edmond Plantier : "Je sais que ce qui n'existe pas ne peut pas mourir". Comme le recommencement des images qui passent dans une lanterne magique, "je parle tout seul, je tourne, je vire, je suis prisonnier de la lanterne", les mêmes situations psychologiques se reproduisent, se superposent, s'acharnent à enfermer l'ajusteur Plantier dans les pièges toujours semblables de la trahison, de la solitude. A son retour d'Australie, c'est par l'imagination qu'il cherchera à s'évader une autre fois. Il inventera l'improbable Julia dont Thomas - qui représente tout ce qu'il voudrait être et qu'il ne sera jamais - lui avait, à Sydney, suggéré le visage, les gestes, la démarche. Edmond réussira-t-il à se survivre ? C'est la question que pose ce récit où le morcellement du temps, des épisodes, des êtres, conté avec une violence rapide, reconstitue peu à peu les jeux les plus insaisissables du fonctionnement psychique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.