Il me semblait essentiel de faire comprendre aux étudiants que l'urbanisme n'est pas une réflexion individuelle conçue à partir de certaines théories mais une réflexion liée aux"lieux", à la population et à sa manière de vivre et que l'urbanisme devrait être dans la continuité de certaines traditions." Villes et architectures s'articule autour de deux idées majeures: l'architecture est un élément de l'ensemble urbain en constant renouvellement où le tout est supérieur à la somme des parties; et l'ensemble urbain présente toujours une cohérence qui exprime la spécificité culturelle d'une ville, d'un pays, d'une culture (son histoire, ses avatars, ses idées et représentations) qu'il convient de prendre en compte. Cet ouvrage, conçu par Rasmussen pour le grand public, dans un langage très accessible et abondamment illustré de dessins de l'auteur, s'avère être une magnifique introduction à la compréhension des processus de renouvellement permanent qui sont en action dans les villes (Paris, Rome, Vienne, Londres, Copenhague...). L'auteur replace l'architecture dans un rôle de composant d'un paysage urbain où les vides (les espaces extérieurs, les rues) ont autant d'importance que les objets architecturaux eux-mêmes. Villes et architectures est le parfait vade mecum du promeneur en quête de connaissance sur les villes, à la recherche d'un plus grand plaisir, grâce à un regard que ce livre ne manquera pas d'aiguiser.
Date de parution
23/01/2008
Poids
413g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782863646465
Titre
VILLES ET ARCHITECTURES
Auteur
RASMUSSEN STEEN EILE
Editeur
PARENTHESES
Largeur
150
Poids
413
Date de parution
20080123
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Il fallait un Danois pour parler si simplement de l'architecture. Loin des démonstrations savantes et de nos références culturelles, Rasmussen nous fait découvrir ce que sont les espaces que nous traversons tous les jours, ce qui fait la qualité d'un lieu, le pourquoi du charme des bâtiments anciens les plus anodins... ce qu'est en fait fondamentalement l'architecture. C'est écrit dans une langue simple, jamais insignifiante, fruit de quarante ans d'expérience et d'enseignement au Danemark, en Angleterre et aux Etats-Unis.
A la croisée de l'histoire économique et sociale, ce dossier se focalise sur les transformations du travail dans des contextes extrêmement divers du point de vue industriel. Il s'appuie sur le renouveau de l'histoire du travail pour illustrer les dynamiques et les lignes de force d'un processus d'industrialisation dont l'historiographie a mis en évidence les contradictions et les cheminements spécifiques.
Knud Rasmussen est né en 1879 à Ilulissat au Groenland. Son père était un missionnaire danois et sa mère une Inuit. Très vite, il se passionna pour la vie et la culture des Inuits et il mena de nombreuses expéditions au Groenland. C'est dans ses récits de voyage que Nils Ahl a choisi ces contes. Il les a traduit du danois pour nous faire découvrir un ourson irrésistible, des monstres terrifiants et des enfants vraiment très courageux. Pour nous montrer aussi comment les hommes et les animaux du Pôle deviennent parfois si proches qu'ils finissent par s'aimer pour de bon.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?