Sombres et fascinants portraits d'une humanité aussi vive que souffrante, lamentos des morts rappelés - le temps d'un bref enchantement - à la Mathias Rambaud lumière, errances solitaires exposées aux puissances mortifères du temps, méditations sur les paradis perdus : les livres précieux que nous donne Richard Millet avec prodigalité sont autant de fleuves en crue observés depuis "l'autre rive, charriant décombres, ,cadavres, vestiges, soudain arrachés à leur immobilité séculaire pour être emportés par les rapides d'une eau boueuse, et qui composent le corps d'une voix, dont celle, charnelle, de l'auteur pourrait être l'image, une voix inimitable que la chamarrure de ses accents - marque d'exils divers, géographiques autant qu'intérieurs - rend inassignable, sinon à la perte, au désir et à la langue, autrement dit à la littérature. Du souffle qui porte ces livres chers à nos coeurs, de la ténèbre qui les fonde, du bruire qui les anime, donnant à entendre une musique si particulière, grande musique plutôt que petite - grande musique de nuit -, et après quoi, en effet, "la langue ne sera plus tout à fait la même, nous, auteurs du présent volume, avons souhaité être les interprètes."
Nombre de pages
313
Date de parution
24/09/2015
Poids
498g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363711328
Titre
Lire Richard Millet
Auteur
Rambaud Mathias
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
155
Poids
498
Date de parution
20150924
Nombre de pages
313,00 €
Disponibilité
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Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Tomber amoureux, c'est être dépaysé ; tomber amoureux d'une étrangère, c'est être dépaysé deux fois. La séduction n'opère pas sur le mode de la complicité mais sur celui de l'étonnement ; c'est le charme de la différence contre celui du point commun, le ravissement de l'étrangeté contre celui de la reconnaissance. Le paysage qui se déploie derrière l'image de l'aimée se gonfle d'un surcroît de mystère ; c'est une jouissance accrue pour l'amoureux, et qui devient extrême, presque excessive à force de raffinement. En faisant la connaissance de Zala, par ce qu'elle dévoilait d'elle peu à peu dans ses cour-riels, c'est de son enfance dans un pays qui n'existe plus que je tombais amoureux."
T'es-tu déjà demandé pourquoi ton chien est si obéissant ? ce qu'il veut dire quand il aboie ou grogne ? Ou encore pourquoi il court après les chats ? ... Découvre la réponse à ces questions, et à bien d'autres, en ouvrant ce livre dédié au meilleur ami de l'homme. Les réponses les plus farfelues à toutes les questions que vous vous posez sur le meilleur ami de l'homme et les habitants du ciel. Après Pourquoi mon grand-père n'a-t-il pas de bec ? et Pourquoi les chats claquent-ils des dents ? , Lila Prap nous propose 2 nouveaux albums sur le thème des chiens et des oiseaux. Toujours dans le même format de petite encyclopédie ludique et fantaisiste, vous apprendrez pourquoi certains chiens ont des pattes courtes, et pourquoi certains oiseaux ne savent pas voler.
Saviez-vous que les dinosaures étaient les ancêtres des poules et de tous les volatiles en général ? Que certains d'entre eux avaient un bec et étaient essentiellement végétariens alors que d'autres avaient des dents comme des lames de couteaux et mangeaient des dinosaures ...
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".