Qui se rappelle comment il a appris à reconnaître les couleurs...Quand notre aînée s'est mise en tête de comprendre les couleurs, elle avait deux ans; elle a passé un été à tourner les pages de livres consacrés à ce thème: la page où tous les objets sont bleus, la baleine, le poisson, le bateau, la page où tous les objets sont jaunes, le soleil, le tournesol, le chapeau de paille, la page où tous les objets sont verts, la grenouille, l'arbre, l'herbe, le seau. Rien à faire, ça ne rentrait pas. Elle tournait les pages, d'un air désespéré. Elle était hyper concentrée. Elle voulait absolument comprendre.Pour nous, c'était désarmant. La page était toute verte! Ça sautait aux yeux! Mais, non, elle ne voyait pas. Comment lui expliquer...Qui se rappelle le temps où distinguer un animal de la ferme d'un animal de la savane lui était difficile? Qui se rappelle le temps où il n'arrivait pas à reconnaître le mot CHAT dans la phrase: «LE CHAT DORT SUR UN COUSSIN?»Les apprentissages effectués à la maternelle nous sont mystérieux car ce que nous avons acquis grâce à eux devient automatique. Sauf quand le spectre d'une couleur est litigieux, un bleu-vert, un rouge-rose, rien n'est plus facile, et même impensé, que la lecture d'une couleur. Tout le monde (sauf les aveugles, dirait Brassens) voit ce qu'est un ciel bleu. Tout le monde additionne 2 et 2 sans souci. D'ailleurs, on ne les additionne plus. 2 et 2, c'est 4, c'est tout.Pour notre cerveau d'adulte, les difficultés que rencontre un cerveau de petit enfant ont une dimension obscure. Pourquoi ne comprennent-ils pas les notions de matin et de soir, de haut et de bas? Bien sûr, au fil des mois et des cahiers, on voit les progrès: les lignes complètement hasardeuses qui se tendent doucement jusqu'à devenir des droites et même des droites parallèles; les scribouillis qui deviennent des escargots et un jour des ronds; et puis le fameux bonhomme, d'abord franchement déglingué ou indistinct, qui voit pousser ses bras, ses jambes, ses doigts, ses cheveux, ses oreilles, pour ressembler en fin de grande section à une princesse, ou un chevalier, en tout cas un humain. Ils font des progrès, se dit-on. Ils parlent mieux, ils sont plus à l'aise en groupe, ils grimpent plus sûrement. Mais n'est-ce pas l'effet naturel de leur maturation...Alors, quelle est la valeur d'une école qui enseigne ce que chacun, même s'il n'y va pas, apprendra...Avec ou sans maternelle, un enfant qui grandit finira par connaître les couleurs. Il saura compter jusqu'à 20. Il apprendra à se servir de ciseaux ou d'un bâton de colle.Le contenu des programmes de la maternelle paraît souvent dérisoire. Car, sauf handicap, il est à la portée de tous. De là à penser qu'on n'y apprend rien, il n'y a qu'un pas.Alors, à quoi sert la maternelle...
Anne Rambach est journaliste, écrivain et scénariste. Elle a signé plusieurs thrillers, ainsi que des enquêtes sur les "intellos précaires" et l'école maternelle, en collaboration avec Marine Rambach.
Le journaliste Dominique André s'est donné la mort, une lettre d'explication a été retrouvée près de lui. Son amie Diane Harpmann est convaincue qu'il a été assassiné. Elle se met alors à enquêter avec sa collègue Elsa et découvre que Dominique travaillait sur l'amiante.
L'argent n'a pas d'odeur. Mais pour le groupe de cosmétiques Aube, l'argent l l'odeur de son nouveau parfum... Enfer. Au cours d'une soirée fastueuse organisée pour le lancement du parfum, son égérie, la star hollywoodienne du moment se fait assassiner! Qui a tué Angelina Jolie? Diane Harpmann, ex-mannequin recyclé dans le journalisme, mène l'enquête dans un Paris glacé recouvert de neige. Il lui faudra naviguer avec habileté dans le milieu du capitalisme capiteux, un univers sans foi ni loi où seuls comptent le pouvoir et l'argent. Il lui faudra aussi mettre à profit "la voie de l'harmonie", l'aïkido. diane a déjà frôlé l'assassin. Elle veut mettre la main sur lui. Et réciproquement. Biographie de l'auteur Anne Rambach est un auteur confirmé de thrillers. Elle a publié, entre autres, la triologie Tokyo (Calman-Lévy et Pocket) ainsi que Bombyx (Albin Michel, 2007), dont l'héroïne était déjà Diane Harpmann.
Les intellos précaires sont les enfants indignes de la crise. Mais ils sont d'abord les enfants des babyboomers. Ils ont entre 25 et 35 ans et sont diplômés, ils sont hyperactifs, leur contribution est inépuisable dans les domaines des arts et des lettres, de la communication, du militantisme et d'Internet. Les secteurs dans lesquels ils travaillent ont choisi d'employer des précaires plutôt que des salariés, aussi leur génération n'est-elle pas une génération spontanée, mais le résultat d'une politique de gestion des entreprises. Les intellos précaires sont un ovni social. Ils n'existent pas dans le classement officiel des catégories professionnelles. Ils occupent plusieurs emplois à la fois ou pas du tout, parfois ils travaillent au noir, leur statut change sans cesse. Contrairement aux intermittents du spectacle, les intermittents de l'intellect ne bénéficient souvent d'aucune protection. Créative, entreprenante et sans concession, cette génération montante vit sans filet. Les intellos précaires sont un hybride culturel. Ils vivent en centre-ville, mais dans des studios minuscules où les livres s'entassent jusqu'au plafond. Ils vont au cinéma, achètent des livres, mangent au restaurant. Mais ils font leurs courses chez Leader Price ou au Carrefour de Saint-Denis. Les intellos précaires consomment de manière paradoxale. Leur mode de vie échappe aux logiques classiques. Notamment à celles de leurs parents et de leur banquier.
Né en 1954, Antonin Louchard commence une carrière de peintre avant de s'orienter tardivement vers l'édition. Auteur-illustrateur, il prend la direction de la collection «Tête de Lard» pour les Éditions Thierry Magnier dès 1998, et en devient parallèlement un des auteurs les plus prolifiques. Certains des titres qu'il a signés font partie des plus grands succès de la collection.Une belle réussite pour un auteur qui se renouvelle continuellement.
Personne ne comprend ni pourquoi ni comment labibliothèque Jacques-Prévert se retrouve à voguer sur l'océan.A bord, le directeur, la bibliothécaire, un prof de technologie,la sixième F au complet, et Saïd l'infernal, qui se trouvait làpar hasard. Une fois l'incroyable admis, il faut manger, boire,dormir, s'organiser. Chacun fait preuve de courage etd'imagination pour transformer cette traversée en une aventurejoyeuse et inoubliable.
Sujet: Goran vit seul avec son père, Serge, commissaire de police chargé de la Brigade des Stupéfiants. Ce dernier accumule mission sur mission et tout spécialement celle de sortir du coma la fille d'un futur grand dirigeant politique. Goran, dont les vacances viennent d'être annulées pour ce motif, rejoint son père «surbooké» au chevet de cette jeune fille, dont il tombe éperdument amoureux. Livré à lui-même, il n'a de cesse de la rejoindre et pour cela n'hésite pas à emprunter le même chemin qu'elle: celui d'une drogue d'un nouveau type qui rend "accroc" dès la première prise et vous plonge dans un monde comateux. Fou de désespoir, Serge veut sauver son fils mais jusqu'où cela va-t-il le mener? Commentaire: Ce roman, que l'on espère de science-fiction et non d'anticipation, nous place au coeur d'un nouveau type de drogue: une drogue électronique qui conduit son consommateur à l'E-den, un monde virtuel, tandis qu'aux yeux de son entourage il reste dans le coma. Un véritable piège diabolique! Hormis ce côté avant-gardiste, on retrouve ici l'inexorable descente aux enfers des drogués et les circonstances qui les y amènent. Ici: des jeunes trop seuls, quasi-abandonnés par leurs parents happés par leur travail ou par d'autres soucis. Et pourtant, ces mêmes parents, pétris de remords, sont prêts à tout pour sauver leur enfant qu'ils aiment. L'amour plus fort que la mort, mais à quel prix! L'écriture est simple, alternant des similis-journaux intimes de Goran et de son père. Le rythme est haletant, pesant, la tension est vive et la gravité du scénario peut impressionner le jeune lecteur. Celui qui a l'habitude de jouer à des jeux vidéo se retrouvera mieux dans ce monde virtuel, pour peu qu'il sache prendre du recul. En tous cas, un sérieux avertissement, sous forme de roman, sur les risques d'un aller simple sans retour au pays de la drogue.
On m'a menti durant quinze ans. La politesse, la grammaire, le piano, l'anglais, l'espagnol seconde langue, l'histoire, la physique et le bac tout au bout pour se préparer un avenir... Foutaises! La seule chose qu'on devrait enseigner à l'école, c'est que la vie peut basculer en un clin d'?il. Dans mon cas, ça n'a pas pris plus de trois jours...
Résumé : Le bullet journal indispensable de l'assistante maternelle, de septembre 2020 à août 2021. Découvrez ce nouveau bullet journal spécialement conçu pour répondre aux besoins des ass' mat' ! Lola, la super assistante maternelle de @lolaetsesminis, a pensé à tout ! Vous y trouverez donc des pages pour : Vous organiser semaine après semaine. Noter plein d'infos sur les enfants que vous gardez (emplois du temps, allergies, renseignements sur les parents, numéros d'urgences, etc.). Faire le point sur votre salaire chaque mois. Suivre vos tâches ménagères. Garder en mémoire les drôles de mots des enfants. Lister vos idées d'activités pour chaque saison... C'est sûr, cet agenda va vous simplifier la vie !
Je m'entraine, j'efface, je progresse ! Un livre ardoise conçu par une enseignante de maternelle pour s'entrainer à écrire toutes les lettres de l'alphabet en majuscules bâtons.Avec un feutre effaçable