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Etranges voisins. Altérité et relations de proximité dans la ville depuis le XVIIIe siècle
Rainhorn Judith ; Terrier Didier
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753510111
L'histoire du voisinage en ville reste à écrire. Dans un monde urbain où l'interconnaissance et le côtoiement physique sont de mise, les formes de convivialité, de solidarité et d'entraide, mais également les tensions, litiges et affrontements entre voisins constituent le quotidien de vies minuscules qui, pourtant, ont laissé peu de traces dans les archives. La ville impose aux hommes leurs manières de vivre ensemble. Dans l'espace restreint de l'immeuble et du quartier, des populations étrangères les unes aux autres, souvent étranges les unes aux yeux des autres, partagent l'impérieuse nécessité de vivre les unes avec les autres. L'altérité, acceptée ou rejetée, est donc au coeur des relations de voisinage: on se côtoie, bon gré, mal gré, les ouï-dire circulent et les rumeurs enflent, les connivences et les conflits se tissent. Tout prend de l'ampleur dès lors que le voisinage s'en mêle. La prégnance du lieu sur les habitants est telle que les espaces intermédiaires, la rue, la cour, le hall d'immeuble, le couloir, deviennent un enjeu essentiel pour ceux qui fabriquent la ville comme pour ceux qui la régissent. Historiens, anthropologues, politistes et urbanistes, spécialistes reconnus et jeunes chercheurs font ici dialoguer les disciplines sur la question de la cohabitation quotidienne en milieu urbain. De la contrainte à l'accommodement, de la sociabilité choisie à la promiscuité subie, des crispations construites aux frontières érigées, de la dénonciation au crime, ce livre traque dans les villes de l'Europe en voie d'industrialisation et d'urbanisation massive, du XVIIIe au XXe siècle, un objet jusqu'ici resté dans l'ombre de l'histoire: la vie au ras du sol avec son étrange voisin.
Nombre de pages
275
Date de parution
18/03/2010
Poids
482g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753510111
Titre
Etranges voisins. Altérité et relations de proximité dans la ville depuis le XVIIIe siècle
Auteur
Rainhorn Judith ; Terrier Didier
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
482
Date de parution
20100318
Nombre de pages
275,00 €
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Les substances toxiques peuplent notre monde, elles ont conquis l'air ambiant et envahi l'espace domestique. Nourriture, emballages alimentaires, textiles, produits cosmétiques, peintures... Pas un domaine de la vie quotidienne n'échappe à la myriade de poisons, cancérogènes ou perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés. Chacun le sait et, pourtant, y consent. Pour comprendre les raisons de cet accommodement collectif, l'historienne Judith Rainhorn a enquêté sur le blanc de plomb, la fameuse céruse, massivement fabriquée et utilisée pour blanchir la peinture qui a couvert les murs des villes européennes depuis la fin du XVIIIe siècle. Poison du travail pour les ouvriers qui l'ont jadis manipulé dans les ateliers empoussiérés, le pigment de plomb, responsable du saturnisme, est aujourd'hui un poison environnemental. Comme pour l'amiante, les pesticides, les phtalates ou encore les nanoparticules, la logique sociale, industrielle, scientifique et politique a imposé son rythme et ses nécessités, faisant de la céruse un poison légal.
Villes-lumières, capitales du monde, Paris et New York ont accueilli, de la fin du XIXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers d'Italiens venus se faire les forçats de l'industrialisation triomphante. Aux marges des métropoles, les quartiers ouvriers de La Villette et d'East Harlem ont vu s'épanouir puis se dissoudre des territoires italiens, au gré de l'odyssée de cet " Ulysse collectif " que fut l'Italie à l'ère industrielle. De cette vague migratoire sans précédent sont nées des images multiples, du musicien des rues au maçon inégalable, de la couturière à domicile au journaliste antifasciste. Au-delà de ces figures, l'appropriation de l'espace local, les inerties et les innovations affectant les structures familiales et le monde du travail, les modes de sociabilité ou encore les combats politiques constituent autant de prismes d'observation des migrants dans leurs espaces d'accueil. L'opposition, devenue classique, entre le " modèle " d'intégration français universaliste et le " modèle " américain aux rapports sociaux nécessairement ethnicisés, est ici réinterrogée : la comparaison met en lumière les dissemblances fondamentales en termes de contexte migratoire, de rythmes d'urbanisation et d'évolution du marché du travail, mais également les nombreuses analogies dans les processus d'insertion et d'acculturation à l'œuvre à Paris et à New York. Puisant dans les archives françaises, italiennes et américaines, ce livre nous donne à voir l'histoire du corps à corps entre les hommes et les lieux qu'ils ont investis. Dans une époque marquée au fer du nomadisme international, l'histoire de cette migration, désormais close, est un outil précieux pour comprendre l'un des phénomènes clés du monde contemporain.
L'inscription du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l'humanité en 2011 a fait de la mine un lieu de mémoire universel et des gueules noires les héros et martyrs d'un monde disparu. Pourtant, l'activité minière, quasiment révolue dans la Vieille Europe et les pays de la première industrialisation, est aujourd'hui en pleine expansion dans la plupart des pays émergents, au point de constituer l'une des activités économiques essentielles de la Chine, du Brésil, de l'Afrique australe et de l'Inde. Erigeant en mythe un monde ouvrier fier de ses valeurs de courage, de solidarité et de puissance virile, Zola a définitivement lié dans notre imaginaire la mine au danger et à la catastrophe. Mais le vieux Maheux de Germinal concède aussi : "Du charbon, j'en ai plein les poumons, de quoi me chauffer tout l'hiver". Loin du spectacle de la mort collective, en effet, le travail à la mine est générateur de maladie et d'agonie silencieuse : silicose, ankylostomiase, sidérose et cancers dessinent les contours d'une catastrophe de masse, bien plus meurtrière, vécue à l'échelle individuelle par ceux qui perdent leur vie à la gagner depuis deux siècles. C'est l'histoire, longtemps occultée, que ce livre raconte. Réunissant les contributions de chercheurs internationaux, dont certains pour la première fois en français, il offre une réflexion à la croisée de l'histoire du travail, de la santé, des mobilisations sociales et des politiques publiques. Voyage dans les maux de la mine de charbon, de cuivre ou d'uranium, de la France au Chili, du Japon à l'Afrique du Sud, de l'Allemagne à la Chine, de l'Ecosse à l'Espagne, de la Belgique aux Etats-Unis, ce livre apporte un regard historique neuf sur une question d'une sinistre actualité dans notre monde globalisé.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
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