Les vacances... les vacances... Ca peut être le meilleur ou le pire, tout dépend ... En tout cas, pour Sylvie comme pour moi, c'était plutôt mal barré ! La résidence ardéchoise dont mon ami Gaston nous avait pompeusement offert l'usufruit estival ne tenait guère ses promesses : la piscine était hors d'usage, la télé avait rendu l'âme mais, en revanche, nous héritions du grand-père - un sacré soiffard, le pépé, rond comme une queue de pelle dès six heures du soir ! - de Fifi, un joyeux garnement, de Néron le chat, d'Arthur le chien, des canards Dupont-Dupont, - bref, toute une foule qui n'était pas au programme ! Tout de même, on a fini par fraterniser avec ce petit monde finalement bien sympathique et, ensemble, nous sommes partis à la recherche du paradis : soleil, piscine et télé. Et où pouvions-nous trouver tout cela à bon compte ? Chez les naturistes, figurez-vous... On ne connaissait pas. Cela nous a ouvert des horizons. D'autant plus vastes que je suis tombé nez à nez avec le Président Bernier, mon patron, impressionnant comme à l'accoutumée, mais nu comme un ver, et aussi Mlle Pinson, notre voisine, une pimbêche à qui nous ne disions même pas " bonjour-bonsoir "... Allez savoir pourquoi, les choses ne se sont pas passées comme je l'imaginais... Mais le bungalow, nous ne pouvions le garder qu'une semaine. Alors, on s'est trouvé un petit hôtel de village, tout près du camp, et du même coup le Pépé... Bon, je m'arrête là. Si je me mets à raconter toute l'histoire, vous n'aurez plus besoin d'acheter le bouquin. Et ce serait dommage, croyez-moi !
Date de parution
12/05/1982
Poids
288g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782226014863
Titre
SACREES VACANCES
Auteur
RAGUENEAU PHILIPPE
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
130
Poids
288
Date de parution
19820512
Nombre de pages
0,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Le chat Moune, c'était un chat de rue, sans Dieu ni maître, à tout le monde et à personne. Mais pas de n'importe quelle rue, quand même : la nôtre, rue Villehardouin, dans le Marais, près de la place des Vosges... Question standing, ça vous pose un chat de rue, non ? Depuis dix ans il arpentait nos trottoirs, par canicule ou verglas, passant de chez Madame Coquibus, pour les hors-d'oeuvre, à la loge des Siri, pour le plat de résistance et, pour le dessert et le pousse-café, risquant une pointe chez Madame Sabatté... En attendant, sans lui, nous n'aurions connu personne... Il nous a présentés à ses amis, qui sont devenus les nôtres, et c'est en parlant chat (ou chien) avec nos bons voisins qu'une petite rue de Paris est devenue notre village. Mais il a fait mieux, la Moune... Parce que la façon dont il a tortillé ma bonne femme Catherine Anglade, pour les téléspectateurs - c'est du grand art, croyez-moi ! "Moi j'aime surtout les chiens", nous avait-elle annoncé tout en essorant le vagabond trempé par une méchante averse. "Ah oui ? avait ruminé la Moune dans ses moustaches. Eh ben, on va bien voir.
Le chat Moune ? Mais oui, Monsieur Ragueneau, il est ici ! ... Je vais vous le chercher. II est dans l'arrière-boutique, avec mon mari". De saisissement, je faillis m'asseoir par terre... "Mais comment savez-vous que c'est le chat Moune ? ... Et que je suis Philippe Ragueneau ? . . ". Là elle se tordait littéralement : "Mais parce que nous sommes libraires, voyons ! ... Il est entré avec un client et mon mari l'a tout de suite repéré : Dis donc, tu ne trouves pas qu'il ressemble au chat Moune ? ... Comme nous savions par un confrère que vous séjourniez dans la région, ce n'était pas invraisemblable... J'ai couru chercher l'un de vos livres pour le comparer avec la photo de "quatrième de couverture". Mais oui, j'ai dit, c'est bien lui ! Ou alors son portrait craché! Je l'ai appelé par son nom, pour voir, et il est tout de suite venu vers moi. On n'avait plus de doutes. . ".
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »