
Civiliser le capitalisme
La crise économique mondiale fait désormais place à des crises politiques nationales, au retour des frontières et des murs. Cette situation est au moins en partie le résultat d'une sous-estimation des instabilités du capitalisme. Nos Etats providence ont permis de civiliser les capitalismes nationaux. Ils sont de plus en plus présents, sans réellement limiter les risques et inégalités issus de la mondialisation. S'appuyant sur l'histoire économique et sociale, aussi bien que sur une claire analyse du contexte économique contemporain, ce livre explore la possibilité d'une autre relation entre l'économie et la politique, en élargissant l'espace des solidarités. Il propose en particulier la création d'une assurance chômage européenne, compatible avec les systèmes nationaux et s'appuyant sur l'expérience des Etats-Unis. Contre le seul repli national, il existe un chemin économiquement cohérent pour préserver nos Etats providence.
| Nombre de pages | 184 |
|---|---|
| Date de parution | 03/04/2019 |
| Poids | 254g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782213712383 |
|---|---|
| Titre | Civiliser le capitalisme |
| Auteur | Ragot Xavier |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 135 |
| Poids | 254 |
| Date de parution | 20190403 |
| Nombre de pages | 184,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les banques centrales dans la tempête. Pour un nouveau mandat de stabilité financière
Ragot XavierExtrait de l'introductionLes banques centrales sont en principe les gardiennes silencieuses de la stabilité économique: stabilité des prix, stabilité du système de paiement et stabilité du système bancaire. Ces différentes fonctions sont apparues crise après crise. La pratique moderne des banques centrales est le fruit des leçons chèrement payées des crises bancaires du XIXe siècle et du début du XXe siècle. La Réserve fédérale américaine, la FED, a été créée en 1913 pour mettre fin à des crises bancaires cycliques. L'objectif actuel d'inflation faible visé par les banques centrales est une leçon des années 1970 pendant lesquelles l'inflation était forte et la croissance faible. Dans les années 1980, le coût en termes de chômage et de croissance de l'effort de diminution de l'inflation a fait prendre conscience des mérites d'une inflation stable et modérée. A n'en pas douter, la crise financière commencée en 2007 sera une nouvelle étape de la définition du rôle des banques centrales dans l'économie. Il est peu probable en effet que les démocraties acceptent une nouvelle fois de consacrer autant d'argent à sauver des acteurs financiers qui ont été à l'origine de la crise. La réglementation financière va changer, tout comme le rôle des banques centrales.Avant la crise, la fonction des banques centrales pouvait paraître assez simple. Elles modifiaient leurs taux directeurs, c'est-à-dire les taux auxquels les banques se prêtent de l'argent entre elles, en fonction de l'inflation anticipée et de l'activité économique, suivant leur mandat. La crise a tout bouleversé. Les banques centrales ont mis en place, dans l'urgence, de nouveaux outils pour éviter la désagrégation du système financier. Elles ont dû gérer à la fois des crises bancaires, l'implosion de certains marchés essentiels au fonctionnement de l'économie, les difficultés de financement de la Grèce et de l'Irlande, les risques de récession et, évidemment, les risques de déflation ou d'augmentation de l'inflation. Reconnaissons que cela fait beaucoup pour une seule institution.Aujourd'hui que le rôle des banques centrales, notamment leur détention des dettes publiques, est devenu plus visible, nombre d'économistes se demandent si leur mandat ne devrait pas évoluer. Ainsi, la Banque centrale européenne (BCE) est principalement la gardienne de la stabilité des prix, avec une inflation faible, proche de 2 %; or son action durant la crise a eu une portée bien plus large, comme nous le verrons plus loin. Cependant, un rapport récent du Centre d'analyse économique"sur les banques centrales et la stabilité financière montre des divergences entre les économistes. Si certains continuent d'insister sur le rôle clé de la stabilité des prix dans le mandat des banques centrales, d'autres estiment qu'elles doivent peser sur la stabilisation macroéconomique et financière.Les marchés financiers étant aujourd'hui instables, on ne peut écarter l'idée qu'ils développeront de nouveau les germes d'une crise future. Face à un tel risque, les banques centrales doivent désormais être en charge de la stabilité financière et de la stabilité globale de la liquidité dans l'économie. Même si de nouvelles institutions sont en cours de création afin d'assurer la stabilité financière et le financement des États, les banques centrales auront toujours un rôle décisif dans cette stabilité par leur capacité à créer de la monnaie et donc de la liquidité."Sur commandeCOMMANDER7,50 € -
A la recherche de la résilience industrielle. Les pouvoirs publics face à la crise
Bellit Sonia ; Ragot XavierLa crise de la Covid-19, tout comme celles qui l'ont précédée, révèle l'importance stratégique de l'action publique pour garantir la résilience de l'économie en période de récession. Les pouvoirs publics procèdent généralement en deux temps bien distincts : d'abord éteindre l'incendie en instaurant des mesures d'urgence, ensuite préparer l'avenir à travers un plan de relance adapté. C'est de cette palette d'outils, mis à la disposition des entreprises, que dépendra notamment la capacité de notre industrie à rebondir. A la lumière des spécificités de la crise actuelle, inédite par sa nature et son ampleur, cet ouvrage décortique les différentes politiques publiques mises en oeuvre pour en limiter les dommages, sur l'économie en général et l'industrie en particulier. Il montre ainsi comment la crise a redonné un nouveau souffle à l'idée de politique industrielle. Aux antipodes du "laisser faire" parfois tant vanté, la réponse gouvernementale française a mis l'accent sur le soutien à l'investissement, à l'innovation et même aux relocalisations. Ce travail s'adresse aux responsables industriels, décideurs publics, chercheurs et étudiants désireux de mieux cerner les enjeux et les objectifs des politiques publiques mises en oeuvre en temps de crise.Sur commandeCOMMANDER22,00 € -
Le monde d'aujourd'hui
Lazar Marc ; Plantin Guillaume ; Ragot XavierSidérant, impensable, incompréhensible, un événement-monde comme la pandémie de Covid-19, au moment où il se produit, prend autant de sens différents que d'acteurs chargés de le gérer et d'en parler : responsables politiques, scientifiques, médecins, médias, réseaux sociaux... Dans cette cacophonie interprétative, les sciences sociales sont d'une grande utilité. Dès le déclenchement de ce "fait social total" , la communauté scientifique de Sciences Po s'est lancée dans des analyses collectives et interdisciplinaires pour tenter de comprendre sa signification. Il n'est pas seulement nécessaire d'éclairer les aspects éruptifs et disruptifs de telles crises, mais aussi de saisir ce qu'elles révèlent de nos sociétés et ce qu'elles leur font, alors que nous devons apprendre à exister avec le coronavirus, peut-être pour longtemps.Sur commandeCOMMANDER25,00 € -
L'immigration coûte cher à la France. Qu'en pensent les économistes ?
Chojnicki Xavier ; Ragot LionelL'immigration aurait trois effets économiques négatifs pour l'économie française: l'immigration coûterait cher aux finances publiques parce que les immigrés ne payent pas autant de cotisations ou d'impôts qu'ils ne reçoivent d'aides, d'allocations ou de services; les immigrés prendraient le travail des Français et leur présence augmenterait le chômage; enfin, la concurrence des immigrés, moins exigeants, serait un facteur de baisse du salaire des Français. Les auteurs nous disent jusqu'à quel point ceci est vrai ou faux. Chaque chapitre répond à une question clé au coeur des débats publics sur les impacts de l'immigration. En élargissant le propos et en s'appuyant sur les travaux menés à l'étranger, ils décrivent également le rôle de l'immigration dans l'ensemble du système économique français.Sur commandeCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Hatha-yoga-pradîpikâ
Michaël Tara ; Filliozat JeanLa Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,80 € -

Leur silence est un cri
Choquet Marie-ChristineInfirmière de l'assistance publique, Marie-Christine Choquet, lauréate du Prix international des droits de l'homme en 1986, se consacre depuis des années aux réfugiés du monde entier. Au fil des pages de son livre, rassemblant en vrac des témoignages divers, poème d'enfants et d'adolescents, récits, lettres, commentaires, elle raconte aussi sa propre expérience parmi les réfugiés, notamment en Somalie, au Honduras et en Thaïlande. Comme son titre l'indique, "Leur silence est un cri" , ce livre veut être le porte-parole de ceux qui sont sans voix.Sur commandeCOMMANDER23,45 € -

Diplomatie
Kissinger HenryLe nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER39,85 € -

Les gens d'ici
Perrault GillesRésumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.Sur commandeCOMMANDER40,40 €
De la même catégorie
-

Le monde arabe existe-t-il (encore) ?
COLLECTIFRésumé : La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.Sur commandeCOMMANDER25,00 € -

Quand l'Europe improvise. Dix ans de crises politiques
Van Middelaar Luuk ; Cunin DanielRésumé : Ce nouveau livre de Luuk van Middelaar fait suite au Passage à l'Europe publié précédemment dans la "Bibliothèque des Idées" en 2012. Son fil conducteur est la série de crises qui ont secoué la construction européenne depuis la grande crise financière de 2008 : la crise de l'euro, la crise ukrainienne, la crise des réfugiés, la crise du Brexit, et enfin la crise atlantique ouverte par l'élection de Donald Trump en 2016. Autant de chocs qui ont mis à l'épreuve les fondements de l'édifice et qui ont obligé les différents acteurs du processus européen à improviser pour maintenir la cohérence d'une union en proie à de puissantes forces contraires. Cest la leçon de politique incorporée dans ce travail d'équilibriste que Luuk van Middelaar s'efforce de dégager. Une nouvelle Union a pris forme dans les faits. Il faut aujourd'hui en saisir la nature pour assurer son avenir.Sur commandeCOMMANDER24,00 € -

Discours choisis
Obama Barack ; Bourdin JulietteRésumé : L'entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche en 2009 a marqué un tournant dans l'histoire des Etats-Unis. Il s'est notamment imposé au fil des ans comme un orateur hors pair, et nombre de ses discours demeurent en mémoire. Cette anthologie en rassemble huit. Dans une langue tour à tour déterminée, grave ou encore exaltée, Barack Obama n'a de cesse de réaffirmer son amour et sa confiance en son pays et ses habitants et, quelles que soient les circonstances, de toujours véhiculer un message porteur d'espoir, à l'image de son slogan : Yes, we can ! "Parce que le plus puissant vocable de notre démocratie, c'est ce "Nous". "Nous, le peuple". "Nous vaincrons". "Oui, nous pouvons". Ce mot, personne ne le possède. Il appartient à tous. Oh, quelle glorieuse mission nous a-t-on confiée, de tâcher sans cesse d'améliorer ce grand pays qui est le nôtre !".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER2,00 € -

Demain la Chine : démocratie ou dictature ?
Cabestan Jean-PierreRésumé : Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine, et l'expansion d'une classe moyenne qu'il entraîne, devraient se traduire tôt ou tard par une libéralisation de son règne politique et une évolution plus ou moins douce ou plus ou moins violente vers la démocratie. Est-ce si sûr ? Jean-Pierre Cabestan montre la fragilité de cette thèse en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société. Il expose les raisons qui rendent beaucoup plus probable le maintien d'un monopole autoritaire du Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce programme.Sur commandeCOMMANDER22,00 €
