A chaque fois mien. Heidegger et la question du sujet
Raffoul François
GALILEE
44,00 €
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EAN :9782718606118
Ce travail est une réflexion sur la pensée heideggérienne du sujet et de l'ipséité. À l'encontre d'un certain nombre d'interprétations courantes, l'auteur montre que la destruction ou déconstruction du sujet chez Heidegger ne signale pas une absence de réflexion sur l'ipséite propre de l'être humain. Au contraire, la critique de la tradition moderne de la subjectivité conduit Heidegger à une pensée renouvelée du soi, que ce travail tente d'exposer, et dans la mesure du possible de développer et poursuivre plus avant. Par son abandon de la tradition substantialiste et égoique, la pensée heideggerienne relance un questionnement sur l'énigme du soi, sur cette capacité à dire Je et à être un Je, à être soi. Que devient le soi lorsqu'il n'est plus rattaché à un fonds substantiel, ou à une identité égale à soi ? Lorsque être soi n'est plus à l'exclusion de l'autre, ou de l'événement impersonnel de l'être auquel il est exposé, mais au contraire est à penser comme événement d'être ? Dans un premier temps, l'auteur montre comment une réflexion sur le soi est nécessaire et incontournable dans la pensée de l'être telle qu'elle se déploie chez Heidegger. Dans un deuxième temps, il établit que Heidegger déconstruit la tradition moderne de la subjectivité afin d'en exhiber les soubassements ontologiques. Il s'avère ainsi que la critique de la tradition subjectiviste mène à une réappropriation existentiale des motifs de la subjectivité, de la conscience et de la réflexion. Le développement s'achève sur une méditation de ce que Heidegger appelle la " mienneté " (Jemeinigkeit) du Damier, et sur les sens ultimes à accorder à l'ipséité. L'être-mien n'est plus rattaché à l'ego, à la conscience, au Je ou même au nous : être-mien, c'est avant tout être remis à soi à partir d'un événement qui ne provient pas de moi, et que pourtant je dois assumer comme le mien propre. L'ipséité heideggerienne revient ainsi à une responsabilité originaire de soi, qui révèle la dimension éthique du soi.
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Nombre de pages
267
Date de parution
11/03/2004
Poids
490g
Largeur
150mm
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EAN
9782718606118
Titre
A chaque fois mien. Heidegger et la question du sujet
Auteur
Raffoul François
Editeur
GALILEE
Largeur
150
Poids
490
Date de parution
20040311
Nombre de pages
267,00 €
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A la fin des années 70, Colette Raffoux, jeune médecin hématologiste à Nancy, est interpellée par le devenir des malades atteints de leucémie qui, n 'ayant pas de donneur familial, ne peuvent bénéficier d'une greffe de moelle, seule thérapeutique pouvant leur apporter un espoir de guérison. Le Professeur Jean Dausset, prix Nobel de médecine, lui donne alors 1'opportunité de créer à l'hôpital Saint-Louis à Paris " France Greffe de Moelle ", le Registre de donneurs volontaires de moelle. Pendant 20 ans, elle va y consacrer toute son énergie, encourageant équipes et bénévoles qui informent et accueillent les donneurs volontaires, collaborant avec les équipes de greffe, les familles des patients, les entreprises partenaires, tous ceux qui ont cru et participé à ce projet, dans l'objectif commun de permettre au plus grand nombre l'accès à cette thérapeutique. Commencée avec quelques volontaires, sans moyens ni techniques, ni financiers, l'aventure de France Greffe de Moelle est devenue européenne puis mondiale, et perdure aujourd'hui au sein de l'agence de la Biomédecine. Au-delà du récit de cette avancée médicale et des rencontres avec des personnalités exceptionnelles, ce livre met en lumière le rôle capital de tous les donneurs, capables d'offrir à un inconnu français ou étranger cette moelle osseuse compatible sans laquelle il ne peut vivre. Colette Raffoux rend ici un hommage vibrant à leur engagement.
V. Baron Clémentine ; Raffoux Gabriel ; Bourgade E
Tu connais sans doute les grands dieux grecs ou égyptiens, mais as-tu entendu parler des divinités japonaises, celtes ou maories ? Avec ce carnet, tu vas découvrir neuf mythologies fabuleuses venues des quatre coins de la planète...
Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu'en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours au forêt ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d'avant-hier, c'est celui d'aujourd'hui, ce sera aussi celui de demain: les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l'enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes ? envie, jalousie, haine, ressenti-ment le triomphe de l'injustice, le règne de la cri-tique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre... Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, à se réconcilier avec l'essentiel: le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l'inscription de son destin dans la nécessité de la nature. Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s'en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c'est-à-dire dans le cosmos.
Que puis-je faire d'autre aujourd'hui, pour camper ici, dans ce Collège d'études mondiales en création, la question si générale de l'altérité - peut-être la plus générale de la philosophie - que d'indiquer en commençant d'où - par où - je l'aborde? Donc, pour éviter des vues trop vagues et les banalités qui déjà nous menacent, de vous inviter à entrer dans la singularité - modeste - de mon chantier? Que puis-je faire d'autre, autrement dit, pour débuter ce périlleux exercice de la "Leçon", que de me justifier dans ma nature hybride: de philosophe et de sinologue? J'ai dit souvent, quitte à provoquer un haussement d'épaule chez mon interlocuteur, que, jeune helléniste à la rue d'Ulm, j'ai commencé d'apprendre le chinois pour mieux lire le grec... Nous disons si volontiers, en effet, que nous sommes "héritiers des Grecs". Mais, justement, la familiarité n'est pas la connaissance. Ce qui est "bien connu", disait Hegel, n'est, de ce fait, pas connu, weil es bekannt ist, nicht erkannt. Il faut, dirons-nous, de l'autre pour y accéder. Mais pourquoi le chinois? Pourquoi la Chine? Je n'avais, par famille et par formation, vraiment rien à voir avec la Chine. Mais justement...
Il ne s'agit pas d'ajouter quelque chose à Derrida. Pas non plus de suppléer à des manques chez lui. Rien du double sens de ce mot — supplément — dont il a fait une de ses signatures conceptuelles. De manière générale, on ne complète ni on ne remplace jamais rien dans l'oeuvre d'un auteur : elle vaut telle qu'elle existe. Je pense plutôt à un troisième sens du mot, à ce sens littéraire ou journalistique selon lequel on joint une publication à une autre pour offrir un autre registre ou un autre aspect (un supplément illustré, sonore, ou bien encore le Supplément au voyage de Bougainville...). Ces textes écrits au gré des circonstances — colloques, ouvrages collectifs — et au fil de vingt-cinq années ne sont ni des études, ni des commentaires, ni des interprétations de la pensée de Derrida. Ce sont, pour le dire ainsi, des réponses à sa présence — telle qu'elle est venue et qu'à nouveau elle nous vient, supplément d'elle-même.
La publication d'un Carnet soviétique écrit lors d'un voyage effectué en URSS en 1983 est l'occasion de critiquer ce que je nomme la gauche bifide - l'une libérale, l'autre robespierriste -, au nom d'une autre gauche : celle de l'individualisme libertaire. Pour ce faire, il faut penser l'impensé de la gauche. Penser l'impensé de la gauche, est-ce vouloir la fin de la gauche ? C'est vouloir plutôt la fin de cette gauche bifide et promouvoir une gauche qui en est très exactement l'antipode : celle de l'individualisme libertaire, forte de singularités qui installent dans l'Histoire leur révolte et leur rébellion, leur insoumission véritable et leur indocilité concrète au nom de la liberté. Doline avait bien raison - c'était la leçon de sa Révolution inconnue qui fut mon livre de chevet lors de ce séjour en URSS, c'est son esprit libertaire qui m'a animé et m'anime encore jusqu'à cette heure où je vois les Gilets Jaunes mourir d'avoir été mordus par Macron puis étouffés par les anneaux constricteurs de Mélenchon.