Le héros de ce récit, un danseur très en vogue en cette fin de siècle, se penche sur son adolescence. L'évocation de son enfance se fait essentiellement sous l'angle de la sensualité. Les différentes rencontres féminines, de la petite bergère aux amies courtisanes, figurent l'éveil du désir et de l'amour tels qu'ils se donnent chez le narrateur jusqu'à la révélation finale, celle de son étrange plaisir. "Et si l'amour dont j'ai peur, dit-il, n'était pas du tout ce sentiment auquel sacrifient tant d'êtres plus ignorants que conscients, tant d'hommes qui croient, ne croient plus, tant de femmes qui hésitent, se donnent, se reprennent sans savoir au juste ce qu'elles veulent ? " Sous les aveux de l'enfant perce déjà la résolution du mystère et le texte rend à merveille la perversité et le trouble que produit le récit d'un adolescent qui s'ignore, tout en tournant autour de lui-même. Cet ouvrage de Rachilde (1860-1953), publié pour la première fois en 1934, rend compte d'un certain état de l'écriture du désir à la fin du siècle dernier et au début de ce siècle. Rachilde a laissé une oeuvre abondante dont le célèbre "Monsieur Vénus" qui fit scandale, ou bien encore "la Jongleuse", "la Meneuse de louves" ou des essais tels "Alfred Jarry ou le Surmâle des lettres", "Portraits d'hommes". En outre, elle a fondé la très célèbre revue du Mercure de France en 1890.
Nombre de pages
128
Date de parution
01/02/1993
Poids
187g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782909906027
Titre
Mon étrange plaisir
Auteur
RACHILDE/SILVE
Editeur
JOELLE LOSFELD
Largeur
146
Poids
187
Date de parution
19930201
Nombre de pages
128,00 €
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Résumé : Accroupie, toute de blanc vêtue, l'enfant regarde en silence, les yeux exorbités, le gros boucher assommer, au fond d'un grand trou noir, le boeuf ; le boeuf du petit Jésus. Le bruit du choc, la vue du sang que la mère phtisique boit à petites gorgées, colorant de rouge ses lèvres pâlies marqueront à jamais l'enfance de Mary. Une oeuvre flamboyante qui met en scène la vie rude que mena une petite fille élevée à la hussarde par son père officier dans l'armée impériale. Mary deviendra un monstre assoiffé de sang... Elle aura un compte à régler avec le "mâle" qui a tué en elle l'innocence.
Le fait est que la perversité de Madame Rachilde est un exemple unique en littérature. On a vu des femmes chastes, des femmes légères, des femmes superficielles, des femmes pédantes, des femmes sentimentales, des femmes terribles, des femmes mystiques, des femmes athées, mais on n'avait pas encore vu de femme perverse". Louis Dumur, La Plume, 15 mai 1893. "Je viens de lire le livre le plus pervers, le plus malsain el le plus cruellement détraqué que je connaisse. ". . Jean Lorrain.
Planté à la pointe extrême de la chaussée de Sein, le phare d'Armen se dresse sur un roc et affronte l'océan démonté. Mathurin Barnabas et Jean Maleux luttent contre les vagues déchaînées, entretenant les feux pour guider les navires qui croisent au large d'Ouessant. Mais un jour, alors qu'un navire vient de s'ouvrir sur un rocher, le jeune Jean Maleux découvre, au péril de sa vie, l'étrange passion que nourrit son maître...
Ce roman de Rachilde met en scène la passion qui unit une femme Laure Lordès, qui réside à Estérac, petite ville française méridionnale, à son animal de compagnie, un chat dénommé Lion. Il s'agit d'un roman très fin-de-siècle. On est alors en plein symbolisme. Le récit, très cru et très noir, n'est pas sans rappeler Maupassant. Rachilde n'a pas son pareil pour raconter des histoires détraquées. Déjà dans Monsieur Vénus , elle avait fait preuve d'une rare perversité. Dans L'Animale , elle confirme tout son talent. A sa parution, tous les critiques reconnurent son mérite et son originalité. C'est une des raisons de la redécouverte dont elle fait actuellement l'objet.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Résumé : Kate, jeune fille de dix-neuf ans, vit un drame : la mort brutale de son amoureux dans un attentat. Tout pourrait s'arrêter là. Mais ce serait sans compter sa mère, les gens qui l'entourent et la manière dont ce drame résonne en eux, dont ils s'en emparent, dont ils décident que ce sera le leur - et le transforment en traumatisme. Voici des personnages qui sont comme des poupées russes : chaque membre de la famille de Kate semble en cacher un autre, ou se cacher derrière un autre, les histoires des autres venant hanter la mémoire des uns. Le roman explore les relations qui lient une famille où il fait bon se taire. La violence rôde mais on ne la voit pas. Si la violence est ici dangereuse, c'est qu'elle passe par le banal ; voilà son déguisement, sa petite excuse, la main tendue d'une mère affirmant porter secours tandis qu'elle étouffe. Kate va suivre les fantômes qui mènent à la possibilité de vivre encore. En affrontant l'emprise de sa mère, en la mettant au jour, elle parvient à faire sauter un à un, cran après cran, les rouages mécaniques de la violence. Pour cela il lui faut cesser d'attendre, pour prendre le risque d'exister.
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