Brazza commissaire général. Le Congo français, 1886-1897
Rabut Elisabeth
EHESS
14,00 €
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EAN :9782713209284
C'est à "l'éminent explorateur dont le nom est désormais inséparable de celui du Congo français" que le gouvernement confie en avril 1886 la direction du Gabon et du Congo français. En ces années où Brazza exerce la fonction de commissaire général - celles qui séparent la Conférence de Berlin de Fachoda -, la politique africaine de la France et des autres pays européens change de dimensions, l'enjeu se portant sur les zones d'influence. Aux yeux de Pierre Savorgnan de Brazza, le Congo français n'est pas une colonie comme les autres. Sa vision personnelle, sa passion de l'Afrique, son analyse des situations dans la compétition internationale au coeur du continent africain, fondent ses choix et son action sur le terrain. Retenus dans les archives publiques et dans les archives privées, les documents édités dans ce volume éclairent la personnalité de Brazza et le rôle de ses collaborateurs, la création et la transformation de la colonie entre 1886 et 1897, l'extension jusqu'aux limites qui seront celles de l'Afrique Equatoriale Française. Simultanément, cette édition offre des données essentielles sur les motivations de la politique coloniale de la France face aux autres puissances, sur les modalités des décisions prises pour la "mise en valeur". La formation de la colonie du Congo français, Exploration et expansion, Mythes et réalités de la colonisation: tels sont les grands thèmes qui regroupent les textes présentés.
Nombre de pages
474
Date de parution
12/04/1995
Poids
790g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713209284
Titre
Brazza commissaire général. Le Congo français, 1886-1897
Auteur
Rabut Elisabeth
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
790
Date de parution
19950412
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Rabut Isabelle - Wu Yongyi - Liu Hong - Drocourt Z
Privilégier la compréhension auditive et l'expression orale, telle est la ligne directrice du présent ouvrage, qu'accompagne un riche enregistrement sonore sur CD mp3. Utilisé en année d'initiation de l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), il précède la Méthode de chinois deuxième niveau conçue pour le niveau Licence I de cet établissement. Chacune des quatorze leçons se divise en deux parties, centrées l'une sur la pratique orale, l'autre sur l'écrit (apprentissage d'une trentaine de caractères, étude d'un texte et exercices). Des leçons de révision permettent de faire régulièrement le point sur les connaissances acquises. Les corrigés des exercices écrits sont téléchargeables gratuitement depuis le site asiatheque.com au format pdf. Cet ouvrage a été réalisé sous l'égide de l'Inalco avec la coopération du Guojia Hanyu guoji tuiguang lingdao xiaozu bangongshi, Bureau de la Commission pour la diffusion internationale du chinois (République populaire de Chine). Environ 7 heures 30 minutes d'enregistrements audio sur un CD MP3.
Au rebours d'une tendance à la privatisation du droit pénal, la présente thèse ambitionne de démontrer que le préjudice n'a et ne doit pas avoir de place dans cette discipline. Le lecteur est averti dès l'introduction de cette proposition négative qui sera argumentée en droit pénal de fond, au regard de la théorie de l'infraction et en droit pénal de forme, au regard de la théorie de l'action. S il est toujours délicat de résumer la pensée profonde d'un auteur, le lecteur peut déjà apercevoir à travers ces quelques lignes que Mme Gaëlle Rabut-Bonaldi a largement fait "oeuvre de doctrine" La doctrine est courageuse puisqu'elle consiste à nier le sujet proposé pour aller à contre-courant d'une tendance à la privatisation du droit pénal. La doctrine est ensuite profonde en droit pénal substantiel et processuel. Car la théorie générale de l'infraction s'enrichit avec cette thèse d'une théorie du résultat intégrant l'élément injuste au regard du droit allemand, ainsi que d'une théorie de l'imputation objective. Sur la partie procédurale, fortement discutée lors de la soutenance, il apparaît que l'intérêt de la thèse est de clairement distinguer entre la victime pénale et la victime civile, et finalement entre ce que l'on pourrait appeler la constitution de partie pénale qui déclenche une action pénale sans finalité indemnitaire conférant la qualité de partie pénale et ainsi des prérogatives processuelles, et la constitution de partie civile à finalité indemnitaire qui confère la qualité de partie à l'action civile et partant des prérogatives relatives à cette seule action. Au-delà de la thèse, neuf propositions concrètes sont avancées en conclusion qui résultent d argumentations développées au long de l'ouvrage. Ces propositions montrent qu'un ouvrage d'ambition académique peut conduire à des conclusions pratiques, et spécialement à des modifications de textes.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.