Il était une fois de belles cousines au village d'Omerijan, faubourg d'Ispahan. Âgée de quinze ans Flora, enceinte, attend paresseusement son mari, parti faire fortune au lendemain de leurs noces. Nul ne sait quand il reviendra. Mais peu à peu les langues se délient et d'inquiétantes rumeurs ternissent la nonchalance de la jeune épousée. Les nuits de pleine lune, le chagrin l'attaque comme autant de piqûres d'orties. Orpheline, Nasié est fiancée au frère de Flora, Moussa. Elle l'aime, mais la loi interdit le mariage des filles nubiles et la jeune vierge n'a que onze ans. Elle doit patienter tout en subissant les humeurs de sa tante et future belle-mère. Au fil des veillées, dans la pénombre de la maison du sentier des amandiers, les deux jeunes filles voient leurs rêves se déployer, s'évanouir, renaître comme par magie. En Schéhérazade moderne, Dorit Rabinyan a puisé dans la tradition familiale pour parfumer son conte de saveurs séfarades. Cruel et sensuel, Larmes de miel évoque un monde où se côtoient violence et plaisir, traduisant la difficile condition des femmes d'Orient. Sa prose fleurie et lyrique chante l'amour incandescent de ces Persanes aux prises avec une société patriarcale.
Nombre de pages
280
Date de parution
27/03/2002
Poids
358g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207253199
Titre
Larmes de miel
Auteur
Rabinyan Dorit
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
358
Date de parution
20020327
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Elle est étudiante en littérature, Israélienne, de passage à New York. Il est peintre, Palestinien, et vit ici depuis quelques années. Le hasard les a fait se rencontrer. Liat et Hilmi n'ont pas trente ans, partagent une terre natale que leurs peuples se disputent : hors du temps, loin des tensions et des différences, leur amour trouvera à s'épanouir. Deux étrangers dans la ville. Sous la même étoile, enfin. Hélas, le visa de Liat arrive à expiration. Et la vie a plus d'un mur pour séparer ceux qui s'aiment...
Tout commence par le froid glacial d'un hiver à New York et tout se termine sur le sable brûlant des plages de Jaffa. Le hasard a fait se rencontrer et s'aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d'autres circonstances. La femme, c'est Liat, une Israélienne dévorée par une nostalgie profonde de Tel Aviv. L'homme, c'est ?Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah. À New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et ?Hilmi décident de s'immerger, le temps d'un hiver, dans un amour impossible. Commence alors une vie commune dont la date d'expiration se rapproche chaque jour un peu plus. Dans cet univers clos qu'ils se sont créé, Liat et ?Hilmi ont décidé d'ignorer les à-côtés, les différences et les fissures. Mais la réalité finit toujours par s'imposer... Après s'être retrouvé au coeur d'une controverse en Israël, Sous la même étoile a connu un immense succès populaire et a été salué par les plus grands. Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature, a notamment écrit : " La haine ne nous sauvera pas. La haine n'engendre que la haine, alors que l'amour est sans limites. Je suis avec Dorit Rabinyan. "
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...