Une présentation rigoureuse et vivante des mythes et légendescoréens à la source de la tradition C'était un temps oùles premiers rois descendaient du ciel sur des chariots tirés par des dragons, où les ancêtres sortaient du sol et où les princes naissaient dans des oeufsd'or... C'était un temps où les ourses devenaient femmes, où les femmes-dragonsépousaient les hommes. La mythologie coréenne, longtemps restée dans l'ombre deses voisines chinoise et japonaise, est trop peu connue, malgré la diversité deses récits. Ceux-ci racontent la naissance du monde et celle des hommes, maissurtout l'apparition des premiers royaumes et la fondation des lignéespolitiques, non sans accommodements ni divergences. Ces récits des commencementsnous ont été transmis par deux voies, celle de la tradition écrite, portée parquelques lettrés et des moines bouddhistes, et celle de l'oralité, à travers leschants chamaniques transmis de maître à disciple, d'initié en initié. Les récits transmis par les deux traditions, complémentaires, ont subi desmutations, des altérations et des enrichissements au cours de leur transmission. Laurent Quisefit, non content de traduire, contextualise et analyse ces mytheset ces légendes, expliquant les influences et les allusions, les références etles symboles. Ces récits des premiers âges de la Corée sont les témoins raresd'un système de pensée, d'une culture à la fois vivante et disparue, depratiques narratives et d'intentions politiques, qui soulèvent aussi desquestions linguistiques et religieuses. Titulaire d'undoctorat en Etudes de l'Extrême-Orient, chercheur associé à l'UMR 8173 Chine, Corée, Japon (EHESS, INALCO, Université ParisCité), Laurent Quisefit a étudié lecoréen à l'Ecole des Langues Orientales (INALCO). Il a enseigné la civilisationde la Corée dans plusieurs universités françaises et a publié de nombreuxarticles et contributions sur l'histoire et la civilisation de la Corée, enFrance comme à l'étranger. Ses travaux portent sur l'anthropologie, l'histoiremédiévale, les relations franco-coréennes ou encore le mouvement d'indépendancecoréen.
Un ouvrage essentiel pour comprendre l?héritage confucéen coréen. Un mot, étrange et faussement familier, sert à expliquer tout et son contraire en Corée : confucianisme. Considéré tour à tour comme une idéologie, une philosophie, une religion ou une tradition, le confucianisme sert d?argument d?autorité pour décrire une multitude de faits historiques et de traits culturels de la société coréenne d?hier comme d?aujourd?hui. Or la réalité bigarrée, évolutive et parfois contradictoire que ce mot recouvre reste mal connue, en raison de l?opacité dissimulant les enjeux d?une question qui se décline à des échelles variées et mobilise un langage savant difficile d?accès. Cet ouvrage est une invitation à partir à la découverte d?un monde empli de bruissements, de soubresauts et d?ambitions diverses, à travers trente chapitres thématiques proposant des synthèses et des réflexions critiques, accompagnées d?un glossaire des notions et de références. Il offre une introduction solide destinée à susciter l?envie d?aller flâner et, pourquoi pas, de s?attarder dans les chemins tracés par l?histoire du confucianisme en Corée, à la rencontre d?idées, de textes et de personnages éclairant les facettes saillantes d?un monde qui fut un temps plein de vitalité et qui constitue, aujourd?hui, un patrimoine à découvrir ou à redécouvrir. Isabelle Sancho est historienne au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Directrice du Centre de Recherches sur la Corée de l?École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), elle est l?auteur d?éditions critiques des oeuvres de Yulgok, Yi I (1536-1584) et de Hwadam, S? Ky?ngd?k (1489?1546), deux figures majeures du confucianisme coréen : "Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens" (Bibliothèque chinoise, Les Belles Lettres, 2011), "The Master from Mountains and Fields" (Korean Classics Library, University of Hawaii Press, 2022). Spécialiste des textes coréens rédigés en chinois classique, elle consacre ses travaux de recherche à la pensée et à la biographie des lettrés confucéens du royaume coréen du Chos?n (XIVe-XIXe siècles).
Ce roman est considéré comme l'un des chefsâd'oeuvre de la littérature coréenne moderne. Offrant une représentation minutieuse et réaliste de la vie urbaine, l'auteur y dépeint les différentes couches d'un quartier de Séoul traversé par un ruisseau aujourd'hui devenu un haut lieu touristique. Son style réaliste, ses observations et ses descriptions sans artifices des personnages et de leur quotidien nous transportent au coeur de ce quartier populaire. Park Taewon a ouvert la voie à l'expérimentation littéraire, inspirant de nombreux écrivains coréens et contribuant à façonner le paysage littéraire moderne de la Corée. Ce roman est une plongée passionnante dans l'histoire de sa capitale et un hommage à l'écriture de Park Taewon, dont la contribution à la littérature coréenne est considérable. Park Taewon (1909-1986) a publié ses premières oeuvres dans les années 1930 au sein des Neuf, un groupe d'écrivains modernistes. Emigré au Nord en 1950, il y devient professeur de littérature à l'université de Pyongyang. Publiée sous forme de feuilleton en 1934 dans le quotidien Chosun Ilbo, sa nouvelle semi-autobiographique, "Une journée dans la vie du romancier Gubo" décrit ses observations au fil de ses promenades. "Chroniques au fil de l'eau" est souvent considéré comme le roman représentatif des années 1930. Avec Yi Sang, Park a rejeté la littérature didactique et a souligné l'importance d'apprécier la littérature en tant qu'art linguistique. En 1945, après la libération, il devient membre du Comité exécutif central de l'Alliance des écrivains coréens. Il est décédé en 1986 en Corée du Nord. Son petit-fils, Bong Joon-ho, est le réalisateur du film "Parasite" primé à Cannes.
En découvrant la vie de sa grand-mère née à Pyongyang à l'aube du XXème siècle, une jeune Américaine ouvre une fenêtre sur l'histoire de la condition féminine en Corée. Avec pour point de départ le besoin intime et universel de concilier son héritage culturel familial avec celui de son pays d'accueil, Helie Lee nous entraîne dans un magnifique récit biographique aux tournures de roman d'aventures historique. Dans une petite maison jaune au coeur du quartier coréen de Los Angeles, Baek Hong-yong, quatre-vingts ans, raconte l'histoire de sa vie à sa petite-fille. Cette dernière vient de rentrer aux Etats-Unis après deux années passées en Corée du Sud et en Chine, où elle était partie se confronter à la culture et à l'histoire des deux femmes qui l'impressionnent le plus : sa mère et sa grand-mère. Baek Hong-yong est née à Pyongyang en 1912, dans une Corée alors unifiée, mais soumise à l'occupation japonaise. Dès l'âge de neuf ans, les rôles prescrits aux femmes - fille obéissante et réservée, ménagère accomplie - lui sont transmis par sa mère. Après un mariage arrangé et la naissance de trois enfants, elle suit son mari quand il décide d'installer sa famille en Chine pour échapper à l'oppression japonaise. En Chine, grâce à son esprit d'entreprise et son sang-froid, elle devient une femme riche et subvient largement aux besoins de sa famille par le traffic d'opium. De retour en Corée après la capitulation du Japon, elle est précipitée dans la guerre civile et doit se battre pour tenter de sauver son mari et ses enfants des communistes qui ont pris le pouvoir à Pyongyang. L'intelligence et la persévérance de l'héroïne, son ingénieuse utilisation des ressources accordées aux femmes dans une société confucéenne pensée par et pour les hommes, sa fidélité à la culture et aux traditions de son pays natal en font un personnage lumineux et attachant, un témoignage unique et historique d'une vie de femme au Pays du Matin calme. Helie Lee est née à Séoul le 29 août 1963. Elle grandit en Californie où sa famille a émigré dans les années 1970. Après des études à UCLA et l'obtention d'une maîtrise en sciences politiques en 1986, elle éprouve le besoin de se confronter à ses racines coréennes et décide de partir en Corée du Sud et en Chine, De cette quête d'identité naîtra son premier récit biographique : "Une femme porte-bonheur" (Still Life with Rice, 1997). En 2002 elle publie une suite : "In the Absence of Sun" (à paraître en français) qui décrit en détail les étapes et les risques pris pour permettre la défection de son oncle et de sa famille de Corée du Nord. Helie Lee réalise également des documentaires et donne régulièrement des conférences sur son double héritage culturel américain et coréen ainsi que sur la question des droits de l'homme pour les réfugiés nord-coréens. Clémence Perrin-McCraven est née aux Etats-Unis de parents français et a passé son enfance sous le soleil d'Amérique latine. Rentrée en France, elle a mené des études de sciences-politiques et d'ingénierie multimédia avant de devenir game-designer, chef de projet numérique, éditrice de guides de voyage et dernièrement technicienne lumière dans le spectacle vivant. C'est à la faveur du confinement qu'elle a repris des études et obtenu un master de traduction littéraire à l'université Diderot, Paris 7, qu'elle a obtenu en 2021. Ce roman est sa troisième traduction.
Résumé : Déesses de la guerre et dieux solaires, animaux fabuleux, sacrifices humains et mystères de l'Autre Monde sont quelques-uns des thèmes liés aux anciens Celtes, qui peuplèrent une grande partie de l'Europe entre 600 avant J. -C. et 400 après J. -C. Bien qu'ils n'aient pas laissé d'écrits, des témoignages importants de leurs croyances et de leur mythologie ont survécu. Le légendaire de l'Irlande et du pays de Galles fut consigné à une période ultérieure par les scribes chrétiens, même si de nombreux éléments des mythes païens y restent inscrits. Autant de récits qui nous dévoilent un monde fascinant de personnages, d'images et de symboles et qui attestent des rituels par lesquels les Celtes communiquaient avec le surnaturel.
Explorez les premiers temps du monde selon les dieux Izanagi et Izanami, suivez les aventures du puissant Susano-o, de l'impartiale Amaterasu, déesse du Soleil, et des créatures mystérieuses qui peuplent l'ombre et la lumière. Entre épopées célestes et récits terrestres, ces légendes tentent d'élucider les origines de la nature et de la vie. A travers des contes empreints de sagesse et de magie, (re)découvrez une tradition envoûtante qui ne cesse d'inspirer la culture japonaise contemporaine et nous invite à rêver autant qu'à philosopher.
Résumé : L'épopée de Gilgamesh est la première grande oeuvre littéraire connue de l'humanité. Elle est au coeur des mythes fondateurs de la pensée occidentale et, précédant la Bible de plus de 1000 ans, elle offre notamment le tout premier récit du déluge. Gilgamesh est l'histoire d'un tyran indomptable et de son périple tumultueux vers l'acceptation sereine de son destin de mortel. En donnant voix et force à la souffrance et à la peur de la mort, en décrivant l'amour, la vulnérabilité et la quête de la sagesse, ce récit mythique touche le coeur de chacun d'entre nous et notre plus profonde humanité. Stephen Mitchell restitue le souffle épique et la profondeur philosophique de cete épopée dans une langue à la fois fraîche, moderne et puissante.
Résumé : Mythes russes A la différence des Grecs ou des Iraniens, les Russes ne possèdent pas un ensemble cohérent de mythes sur les dieux païens, de textes sacrés antiques ou d'épopées. Mais ils disposent d'une vaste littérature de contes évoquant les esprits et les démons, de récits merveilleux (avec l'effrayante Baba-Yaga), d'histoires narrant les exploits des premiers héros de la Russie, de légendes où se croisent des personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament, des saints, des gens du peuple. Des formes non littéraires - rituels, proverbes, arts populaires - déploient aussi cette "mythologie" authentiquement russe dans toute sa diversité. Celle-ci est marquée par une conception animiste de la nature, par la croyance en la magie et par le culte des morts - des traits encore vivants aujourd'hui, et que le christianisme, à travers l' "orthodoxie populaire" , a assumés. Elizabeth Warner Elle fut professeure de russe et directrice du département d'études slaves à l'université de Durham, Angleterre. Traduit de l'anglais par Gabriel Raphaël Veyret