Au XVIIIe siècle, le protestantisme menace la tradition installée. Catholiques et protestants s'affrontent autour d'enjeux économiques et dynastiques. La Martinique n'est pas épargnée. L'appartenance religieuse et les habitudes culturelles sont régentées jusque dans les cases des esclaves. La duplicité est une conduite courante dont les résidents blancs donnent l'exemple. Les gouvernements successifs naviguent à vue sur des crêtes d'équivoque. En effet, les ordonnances de persécutions des hérétiques de 1685, même adoucies en 1724, ne peuvent s'appliquer dans l'île. Victime de pénuries, celle-ci est tributaire des commerçants, capitaines protestants ennemis de la religion du Roi de France. La Martinique est alors " punie " par la disette, les Anglais et les ravages des fourmis dans les plantations de canne. De plus, les capucins espagnols des ranchs d'Amérique refusent de vendre au gouvernement les bêtes de somme dont l'île a besoin. Quand l'industrie est en faillite, la religion est plus que jamais un espace de manipulation politique. Les curés maîtres de la conscience religieuse et de l'état civil luttent par tous les moyens, même non avouables, contre les évangiles secondaires et les idéologies sauvages. Certains nègres employés sur les navires de commerce, manipulés par un maître considéré comme hérétique par la religion dominante, deviennent à leur insu multiculturalistes. Dans ce bouillon de cultures où se côtoient catholiques, adeptes de la religion réformée, anglicans, musulmans et animistes, des destins se croisent. Parmi eux, le candide Joseph, nègre de Basse-Pointe et fervent catholique, se découvre protestant, dissimulateur puis blasphémateur. Emma, voluptueuse mulâtresse de la Trinité, devient sultane à Oran pour contrarier la puissante famille dont elle est issue. Camille, négresse esclave de l'habitation Beauséjour, se voit appelée à mettre au monde un nouveau Messie natif des Caraïbes. John, Irlandais capturé par les musulmans et esclave à Oran, retrouve le goût d'aimer auprès d'Elisa, mulâtresse victime de l'inceste institué dans certaines familles de planteurs... Ces personnages ne sont pas imaginaires. La trace de chacun affleure dans les documents d'époque. André Quion-Quion est journaliste grand reporter d'images à France Télévision en Martinique. Depuis 1984, la caméra est devenue son second instrument de l'écrit par l'image. Autodidacte, amateur d'archives, chercheur sur l'Histoire, la culture navale et les moeurs maritimes des Antilles du Sud, c'est aussi un historiographe rigoureux et passionné. Après deux ouvrages traitant du rôle civilisateur de l'océan Atlantique et de la mer des Caraïbes dans l'histoire de la Martinique, il nous livre ici son premier roman.
Nombre de pages
120
Date de parution
10/06/2020
Poids
156g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782823129595
Titre
La pute des Hérétiques
Auteur
Quion-Quion André
Editeur
PERSEE
Largeur
148
Poids
156
Date de parution
20200610
Nombre de pages
120,00 €
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Au XVIIe le siècle, durant toute la période des guerres délocalisées des puissances européennes en mer des Caraïbes, certaines îles sont devenues des chantiers navals comme la Martinique, Béquia, Antigue, Petite Martinique... Déjà, en 1678 les deux généraux de Baas et le comte de Blénac ont en projet la construction d'un port au Fort Royal sur le site du Carénage à la Martinique. L'art naval des indigènes amérindiens avec la colonisation va rentrer dans l'ère de l'échange avec l'arrivée des engagés charpentiers de marine française, irlandaise et des esclaves. L'idée d'une culture navale amérindienne qui est restée figée au XVIIe siècle selon la littérature pittoresque, demeure fausse. Les exemples du canot passager et de la yole de la Martinique sont les preuves de mutation et d'intégration d'art naval étranger.
Les guerres délocalisées des royaumes d'Europe en mer des Antilles, la traite négrière, le commerce et l'évangélisation ont fait de cet espace un carrefour d'Histoire ; d'histoires des vaincus ? d'histoires des vainqueurs ? d'histoires d'hommes sentiment ? d'hommes émotion... Certaines de ces histoires singulières peuvent être le germe fondateur de l'édifice mental,culturel des nous Caraïbes. Quand bien même avec leur allure de légende ce récits naissent toujours d'un évènement qui provoque et matérialise l'écrit.
L'homme naît avec un vide qu'il ne peut remplir lui-même, mystère que notre très chère et vulnérable pensée cherche à combler vainement. Si l'homme pouvait penser qu'il n'est pas seulement neuronal, composé uniquement de chair mais qu'il est aussi fils du Dieu créateur, révélateur de l'esprit suprême ; l'homme serait sérénité. Notre très chère et vulnérable pensée s'entête à s'abreuver, de satisfaire ce vide mystérieux par de nouvelles lumières naissant des universités des réseaux sociaux. Les fils et les filles de Dieu s'éduquent mais s'égarent dans des sectarismes de tout genre : culturel, religieux, alimentaire... A travers des textes poétiques engagés, l'auteur nous plonge dans son intimité, de la pensée vulnérable de sa jeunesse jusqu'aux questionnements de l'homme qu'il est devenu. Un recueil bien pensé sur la déchéance des sociétés, la fragilité, l'agitation du moral de l'homme tout simplement neuronal.
Marthe jouait l'innocente... Marie toussota à nouveau. - Allons, allons, tu ne nous as pas tout dit. Marthe souriait, ménageant ses effets. - Oui, il y a quelque chose de spécial et d'assez rare... un tatouage sous l'aisselle gauche ! - Tu es certaine ? fit Berthe qui en était bouche bée. - Absolument ! C'est très ancien mais c'est un tatouage caractéristique. Dans un silence devenu un peu oppressant, Emilienne dit tout haut ce qu'elles pensaient toutes tout bas. - Son groupe sanguin ? - Oui ! A la tombée de la nuit, dans le bois des Corbeaux, Pierre et Anne, en pleine promenade romantique, assistent médusés à l'enterrement très discret d'un tapis pouvant contenir un corps. Il s'agit du cadavre d'un homme âgé qui apparemment s'est très bien entretenu physiquement et dont le décès n'a rien de naturel. A partir de ce cadavre mystérieux, Marthe, Berthe, Emilienne et Marie vont tenter de renouer les fils de son existence, ce qui les amènera à la découverte de toiles volées quelque cinquante ans plus tôt.
La phaléristique étudie les ordres et les décorations généralement portés avec un ruban. Phalériste depuis quarante ans, l'auteur a souhaité innover en associant la psychologie sociale à cette discipline méconnue. Quasi universel, le fait de décorer résulte de moeurs séculaires, tout comme son phénomène somme toute marginal de s'accaparer l'image d'une vedette. En 1895, la France aurait compté deux chancelleries de la Légion d'honneur, une officielle et une officieuse. La seconde vagabondait du boulevard au faubourg. Elle s'adressait à tout le monde, des premiers rôles aux comparses d'une troupe si peu homogène et si puissante qu'on appelait le public. Et de nos jours ? En investiguant cette curieuse sentence, l'auteur a essayé de comprendre comment l'attribution des ordres de mérite en France, en Belgique et ailleurs, concrétiserait aussi les rapports entre des dirigeants, des "vedettes" , et leur public. A l'aide d'innombrables exemples puisés dans la littérature et dans l'actualité, il a ainsi cherché à en retracer l'origine et l'évolution. Un sujet fascinant préfacé par Stéphane Bern. Eric Maria Tripnaux-Monin a mené l'essentiel de sa carrière dans les métiers de la communication au profit de l'armée belge, mais aussi d'organisations multinationales en France et ailleurs. Il l'a conclue à la tête de la chaire de leadership de l'Ecole royale militaire à Bruxelles. Ses publications et conférences en matière de phaléristique sont appréciées dans de nombreux pays.
C'est l'histoire d'un homme, autrefois marxiste et ensuite catholique, qui choisit de se convertir au polythéisme gréco-romain. Le propos est-il à prendre au sérieux ou s'agit-il d'un canular destiné à nous égarer ? L'auteur brouille les pistes entre souvenirs personnels, informations historiques et considérations théologico-philosophiques. Ce sera au lecteur de trancher. A lui de décider de prendre au sérieux ou non les prières parfois touchantes, les invectives coléreuses ou les badinages insignifiants que l'auteur adresse à la mystérieuse Minerve. A lui de conclure s'il a affaire à un doux cinglé, à un vrai polythéiste de notre temps ou à un aimable plaisantin. Peu importe le ton, cette conversion nous invite à nous interroger sur la nature et les mythes fondateurs des religions. Né en 1953 à Bruxelles, Paul Simelon est docteur en philosophie et lettres et professeur retraité d'histoire et de latin. Il nous livre ici un ouvrage savoureux au genre indéfinissable et aux consonances atypiques.
Résumé : Mitiku Belachew, né en Ethiopie, a été berger de haute montagne jusqu'à l'âge de 12 ans. Il est devenu un chirurgien de renommée internationale. Ce livre est le récit de son parcours atypique. " C'est un récit à la fois anthropologique, mais aussi une fenêtre ouverte sur la Tradition africaine : il y expose notamment les différentes étapes initiatiques que sont la naissance, le baptême, la mort, avec un accent particulier sur la culture. Son livre est essentiellement un ouvrage sur l'accomplissement personnel, un récit initiatique. Son récit se termine symboliquement par l'ascension du Kilimandjaro à l'âge de 67 ans ". (Olivier Parks). " Quoi de plus original que ce parcours, depuis la vie de berger en Ethiopie, loin de l'école mais si près de la nature, des animaux et des gens, jusqu'à cette "explosion intellectuelle", d'abord dans les études, ensuite dans le travail par son invention de la technique de pose d'un anneau par laparoscopie. C'est peu banal, et très peu courant ! De plus, cette double appartenance à deux cultures si différentes permet à l'auteur de se construire une philosophie de vie très lucide et en même temps très active ". (André Dugaillez).