L'inquiétante tentation de la démesure. L'homme face à la nature et à lui-même
Quiniou Yvon
L'HARMATTAN
23,50 €
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EAN :9782343215082
La montée d'une fascination incontrôlée pour la démesure, à travers le développement des sciences et des techniques, est inquiétante : le monde naturel aujourd'hui est détruit, notre vie et notre identité sont menacées par la consommation marchande. La cause principale s'en trouve dans un capitalisme débridé et irresponsable, déjà dénoncé par Marx, mais aussi dans des affects humains visant la puissance dont le transhumanisme est la forme ultime. Contre cela, Yvon Quiniou refuse les réactions irrationnelles de ceux qui, comme Nietzsche ou Heidegger, veulent nous faire revenir en arrière et nient les bienfaits possibles d'une maîtrise de la nature. Il appelle donc à un réveil critique général et à une nouvelle sagesse humaniste, politique et sociale : retrouver un sens de l'humain au service d'une vie « mesurée ».
Nombre de pages
224
Date de parution
30/10/2020
Poids
269g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343215082
Titre
L'inquiétante tentation de la démesure. L'homme face à la nature et à lui-même
Auteur
Quiniou Yvon
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
269
Date de parution
20201030
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
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L'expérience esthétique s'offre souvent à nous comme transcendant notre vie sensible, nous mettant en présence d'une oeuvre qui s'imposerait par sa beauté propre comme Kant le pensait. Ce livre entend démystifier cette impression dans le cadre d'une approche matérialiste intransigeante. S'appuyant sur des auteurs aussi divers que Nietzsche, Freud, Marx, Bourdieu et même le grand psychologue russe Vygotski, tout en multipliant les analyses concrètes, l'auteur montre avec beaucoup de rigueur mais aussi de subtilité, que l'oeuvre d'art est une production entièrement immanente à la vie de l'artiste, à ses intérêts vitaux les plus profonds, mais qui s'expriment en elle d'une manière sublimée, grâce à une forme spécifique qui nous fait croire à son autonomie. Et c'est par eux qu'elle nous touche, voire nous bouleverse, puisqu'elle rejoint ainsi notre propre vie, fût-ce à notre insu. Reste que nous parlons pourtant de sa beauté, qui paraît nous transporter en un autre lieu : c'est sans doute là une illusion, l'illusion esthétique, mais qui est inévitable à son niveau dès lors que l'on parle d'art. L'essai est suivi d'un récit, De la mort à la beauté, dans lequel Yvon Quiniou décrit l'expérience personnelle qu'il a faite de l'art en Italie : celle d'une illusion d'éternité le faisant fugitivement échapper à la mort. On y retrouve, mais concrétisées avec une extrême sensibilité, les idées précédentes.
La souffrance - dans toute son extension, individuelle ou collective -, n'a pas été vraiment traitée dans l'histoire de la pensée. Cet essai l'aborde donc à la lumière de la raison, à la fois pour la comprendre et envisager des remèdes pour la résorber. Il le fait sous un double point de vue : philosophique ou spéculatif d'abord, à l'aide des sagesses anciennes jusqu'à Spinoza ou des philosophies politiques de Kant ou de Rousseau. Puis à l'aide des sciences humaines et sociales : la psychanalyse par exemple pour la souffrance individuelle, ou l'apport essentiel de Marx et de ses continuateurs pour la souffrance engendrée par la domination de classe en régime capitaliste, que le libéralisme actuel ne fait que renforcer. L'auteur y ajoute cette douleur inédite provoquée et aggravée par la crise écologique, dont la solution véritable ne peut être que politique, dans une société libérée de la recherche égoïste du profit.
Yvon Quiniou est philosophe et a publié de nombreux ouvrages sur le matérialisme, la morale et la politique. Membre des rédactions d'Actuel Marx et de La Pensée, il ne sépare pas son travail intellectuel d'un engagement dans le débat public. Depuis longtemps, il milite pour un communisme inspiré de Marx qui reste totalement à inventer.
Depuis la fin du système soviétique, nous connaissons une crise sans équivalent de la politique qui paraît renoncer à intervenir moralement dans la marche du monde. Comment lui redonner une ambition tout en évitant le risque totalitaire ? L'ouvrage répond en distinguant clairement l'éthique individuelle et la morale prise dans sa dimension collective. S'appuyant sur Kant et Rousseau, se réclamant d'une manière originale de Marx, multipliant les références polémiques et les débats (Nietzsche, Foucault, Hayek, Comte-Sponville), l'auteur entend ainsi revitaliser "l'hypothèse communiste".