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La Personne au principe du social. Les leçons de l’adolescence
Quentel Jean-Claude
GALLIMARD
21,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782073013002
Le concept de Personne, tel qu'on l'entend ici, désigne la capacité qui permet à l'homme à la fois de se vivre comme une subjectivité singulière et de participer au social. L'argumentation prend ici appui sur l'expérience de l'adolescent, son fonctionnement étant en effet révélateur des processus que suppose la Personne. Ce qui se joue à cette période de la vie oblige à comprendre que, loin d'être acquise d'emblée, c'est à une époque relativement tardive de son existence, après les années de l'enfance au sens strict, que la Personne émerge en l'homme. Elle se spécifie dès lors clairement par rapport aux autres capacités dont celui-ci peut faire preuve dès la première enfance, à savoir le langage, mais également l'habileté technique et le désir. Processus général, donc anthropologique au plein sens de ce terme, la Personne suppose fondamentalement une abstraction, en l'occurrence une prise de distance radicale par rapport au mode de rapports immédiats dans lequel l'être humain se trouve naturellement pris. Cette abstraction se fait ici absence, à soi-même en même temps qu'à autrui. Pour autant, l'homme n'en demeure aucunement à ce moment d'abstraction qui n'est qu'implicite et il investit contradictoirement son être dans des situations sociales diverses. Le présent ouvrage trouve sa source dans les travaux du linguiste Jean Gagnepain, auquel on doit d'avoir éclairé, le premier, ce processus paradoxal ou "dialectique" constitutif de la Personne. Mais, au-delà de la Personne, c'est toute la dimension pratique de la rationalité humaine que cette perspective d'analyse invite à repenser, de l'emploi du signe au sens de la norme, en passant par l'usage de l'outil.
Nombre de pages
256
Date de parution
16/02/2023
Poids
356g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782073013002
Titre
La Personne au principe du social. Les leçons de l’adolescence
Auteur
Quentel Jean-Claude
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
356
Date de parution
20230216
Nombre de pages
256,00 €
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Les sciences humaines connaissent, en ce début de XXIe siècle et depuis trois décennies déjà, une période d'important reflux, alors que, nées seulement depuis un peu plus d'un siècle, elles auraient dû s'orienter vers une phase de plein épanouissement. Comment comprendre ce phénomène ? Un recul sur leurs fondements s'avère nécessaire : il constitue sans nul doute l'une des meilleures manières de questionner la pertinence de leur projet. L'auteur s'attache ici à restituer la problématique à partir de laquelle les différentes sciences humaines se sont élaborées, non dans une perspective historique mais dans le seul but d'éclairer les problèmes dont nous héritons aujourd'hui concernant l'homme saisi dans son fonctionnement spécifique. Cet ouvrage a par conséquent une portée épistémologique. Il interroge d'abord la prétention des sciences humaines à la scientificité, tout à la fois du point de vue de leur nécessité et de leur légitimité, avant de questionner dans le détail la nature de l'objet qu'elles se donnent, et de définir enfin, plus précisément, les caractéristiques spécifiques de celui-ci. Un tel travail constitue une introduction aux sciences humaines en général, mais il conduit surtout à une reconfiguration d'ensemble de leur projet à venir. . . Jean-Claude Quentel est psychologue clinicien, professeur de sciences du langage à l'université de Rennes 2, directeur du Laboratoire interdisciplinaire de recherches linguistiques (LIRL).
Rompant définitivement avec l'adultocentrisme, l'ouvrage propose, à partir d'une perspective clinique, une approche originale de la question de l'enfant. Il met d'abord en évidence son émergence précoce à des capacités logique, technique et éthique, égales en leur principe à celles de l'adulte, et révèle donc sa participation pleine et entière à la raison sous ces trois formes. Il montre ensuite que l'enfant ne tient son statut qu'au fait qu'il s'inscrit totalement dans l'histoire de l'autre. Il se définit spécifiquement comme "dimension de la personne', dont il constitue d'ailleurs la source permanente. Se situant au croisement de la genèse et de l'histoire, il représente en fin de compte une question clé des sciences de l'homme."
Cet ouvrage a pour objectif d'expliciter les fondements mêmes de la parentalité à partir des acquis des sciences humaines contemporaines, que ce soit de la psychanalyse, de la sociologie, de l'ethnologie ou de l'histoire. C'est à travers l'examen des deux registres déterminants de la responsabilité et de la culpabilité que l'on tente de voir à quelles lois spécifiques répond le fonctionnement de l'homme lorsqu'il se fait parent. Ces deux registres ne s'ordonnent pas au même principe explicatif. S'appuyant sur l'expérience de la clinique, le livre en démonte les rouages, dans leur lien avec l'exercice de la parentalité, de telle sorte qu'il devient possible de repenser nos conduites contemporaines à travers le moindre acte de la réalité quotidienne. Biographie: Jean-Claude Quentel: Psychologue clinicien, il est Professeur de Sciences du langage à l'Université Européenne de Bretagne (Rennes 2) et Directeur du LIRL (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches sur le Langage). Il a longtemps travaillé dans des consultations et des centres pour enfants déficients mentaux, ainsi qu'en SESSAD (Service d'Éducation Spécialisée et de Soins à Domicile). Il a déjà publié L'enfant. Problèmes de genèse et d'histoire chez le même éditeur.
L'adolescence, comme période de la vie, se révèle d'origine récente et il s'agit sans doute d'abord de comprendre ce qu'il en a été de ses conditions sociales d'apparition. On ne peut cependant s'en tenir à une analyse d'ordre sociohistorique si l'on veut en saisir les enjeux véritables. Il faut partir du processus qui s'enclenche à la sortie de l'enfance. Ce processus ne se donne aucunement à voir en tant que tel. Il prend des formes différentes selon les époques et les sociétés, l'adolescence n'étant en fait qu'une manière parmi d'autres, en l'occurrence celle que nos sociétés occidentales ont trouvée, de gérer les problèmes qu'il soulève. L'ouvrage s'attache à dévoiler la nature de ce processus et à expliciter les enjeux qu'il sous-tend, resitués dès lors dans le cadre de nos sociétés. Une telle entreprise sollicite en fin de compte, à partir d'un modèle explicatif cohérent, les travaux de l'ensemble des sciences humaines, en se fondant plus particulièrement sur l'histoire, l'ethnologie, la sociologie et la psychanalyse.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.