Fradique Mendes est un dandy, visionnaire, d'une grande érudition, un brin provocateur et attachant qui vit entre Paris et Lisbonne, en passant par Le Caire, où il côtoie les intellectuels et artistes de son temps : Baudelaire, Leconte de Lisle, Théophile Gautier... Sa biographie, prétendument écrite après sa mort par son meilleur ami, introduit le livre. Suivent 24 lettres, attribuées à Fradique, qui sont adressées à des personnages réels, contemporains et amis d'Eça de Queiroz lui-même ainsi qu'à d'autres interlocuteurs fictifs... Elles présentent une grande diversité de thèmes : philosophiques, politiques, religieux, sentimentaux ou encore des sujets plus légers comme la dissertation sur l'art de s'habiller... On y lit des portraits au vitriol de "types" balzaciens, ou des saynètes aussi cruelles qu'hilarantes. Publié à titre posthume, La vie extravagante de Fradique Mendes est indubitablement un chef-d'oeuvre : Eça de Queiroz sait capter et révéler à merveille l'air du temps en proposant une sorte de roman épistolaire qui brouille les frontières du genre et par conséquent celles de la réalité... Qui se cache derrière Fradique ou son ami narrateur ? Eça lui-même ? Le côté expérimental de l'eeuvte lui donne un côté indéniablement moderne : Eça de Queiroz précurseur de Pessoa et de son théâtre de personnages. Intelligent et drôle : bref jubilatoire !
Nombre de pages
299
Date de parution
04/03/2021
Poids
293g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782367322131
Titre
La correspondance de Fradique Mendes
Auteur
Queiroz Eça de ; Piwnik Marie-Hélène
Editeur
CHANDEIGNE
Largeur
122
Poids
293
Date de parution
20210304
Nombre de pages
299,00 €
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Au théâtre Trindade, on représentait " Barbe-Bleue ". Le deuxième acte venait de commencer et le ch?ur des courtisans se retirait à reculons, en demi-cercle, dos courbés lorsque, dans une loge au-dessus du balcon, à gauche, le grincement rêche d'une serrure rouillée, le bruit d'une chaise traînée, firent lever ici et là quelques regards distraits. Debout une grande femme défaisait lentement les attaches d'argent d'un long manteau de soie noire doublé de fourrures sombres. [...] Elle fit aussitôt sensation sur le public assoupi. Les jumelles de théâtre " s'en donnèrent à c'ur joie ", comme disait le poète Roma, auteur estimé des " Idylles et Rêveries ". Et même, un gros homme qui se trouvait en dessous de sa loge, se retournant dons un brusque mouvement de curiosité, glissa sur une marche du balcon, et tomba : il y eut des rires. En quelques lignes Eça de Queiros tisse la toile d'araignée si fragile et si résistante dans laquelle il va inéluctablement engluer ses héros. Une tragédie inavouable. Celui que Valery Larbaud considérait comme " Un des plus grands romanciers européens du XIXe siècle ", s'attache autant à la psychologie des milieux qu'à la psychologie individuelle et est un maître de la péripétie et du suspens.
C'est un tout jeune prêtre, Amaro, que l'on envoie à Leiria, une petite capitale de district au nord de Lisbonne. Un jeune prêtre ambitieux, dévoré par les désirs qui cou-vent sous son statut d'homme de Dieu, confronté à la solitude et à la mesquinerie. C'est là qu'il rencontre Amélia, dont le charme ingénu le fait chanceler. Très vite, tous deux dévalent vers l'abîme, et Amaro comprend qu'il devra choisir entre le mensonge et la vérité, le cynisme et l'amour. Sans regret, sans remords, il sombrera dans l'illusion de la vertu, qui deviendra pour lui le masque de toutes les bassesses.Dans le décor halluciné de ce bourg de province qu'il décrit avec un réalisme implacable, c'est une tragique histoire d'amour, d'un romantisme désespéré, qui se noue. Mais derrière les drames des sentiments, la descente aux enfers des protagonistes, ce sont aussi la satire sans conces-sion d'une société moribonde et la dénonciation radicale de l'emprise de l'Église sur les âmes qui se jouent.
Ceci est la chronique d'une passion déçue. Au XIXème siècle, une bonne partie de l'Europe pense en français et se réfère à la pensée française. L'éducation d'Eça de Queiroz, fils et petit-fils de magistrats francs-maçons, est profondément imprégnée de cette culture dominante. En 1888, il arrive à Paris, comme consul de Portugal. Il découvre une France bien différente, réduite aux petitesses parisiennes, matérialiste, médiocre, futile, arrogante et xénophobe. Il s'en isole, il l'observe et la peint comme elle est. I1 souffre de sa désillusion. Ce faisant il rend un grand hommage indirect à cette France dont il s'était fait une certaine idée. A travers ces quelques textes choisis par Jean Bille, il évoque tour à tour "les grands hommes de la France", les anarchistes et témoigne de l'intense chagrin que lui l'iniquité de l'Affaire Dreyfus.
Jorge Luis Borges considérait Eça de Queiroz comme "un des plus grands écrivains de tous les temps" : Les Maia, paru en 1888, est indubitablement son chef-d'oeuvre. Il appartient au genre des romans "cycliques" où l'on suit le destin non seulement d'une personne, mais d'une famille, précédant ainsi Les Buddenbrooks de Thomas Mann. Le noeud de l'action est une sulfureuse histoire d'amour dans le goût romantique, mais le grand intérêt du récit est ailleurs : dans la peinture d'une société bourgeoise décadente ; dans l'évocation de la ville de Lisbonne qu'arpente le héros, Carlos de Maia, de la rue des "Janelas Verdes" jusqu'au Chiado ; enfin dans le personnage d'Ega, type du Portugais cultivé, hyperconscient, cosmopolite, enclin à dénigrer son pays auquel il est profondément attaché - comme Eça lui-même. A la fois histoire d'une passion fatale, peinture de moeurs objective et virulente satire, ce livre, dont le rythme rappelle les romans anglais par son style à la fois lumineux, attendri et ironique, a immortalisé Lisbonne dans la littérature. Robert Bréchon
Eliete, 42 ans, mariée, deux enfants, " moyenne en tout ", étouffe dans son rôle de femme et de mère dévouée et délaissée. Animée de mille questions et d'un manque d'auto-estime, elle voit sa vie basculer peu à peu quand sa grand-mère bien-aimée se met à perdre la tête. Roman mené tambour battant, au rythme des mille et unes pensées et questions habitant la protagoniste.
Combattu au nom de l'anti-fascisme, le salazarisme cherchait-il réellement à imiter les régimes hitlérien et mussolinien ? Quelle est donc la nature politique de la dictature portugaise ? Est-elle si singulière ? Qui était Salazar, ce personnage mystérieux et atypique ? A toutes ces questions, fondamentales pour l'histoire du Portugal, Yves Léonard propose ici des réponses synthétiques.
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En janvier 1627, une tempête exceptionnelle dans le golfe de Gascogne provoqua le plus terrible nau - frage de l'histoire de la marine portugaise. Sept navires coulèrent, dont deux énormes caraques des Indes chargées de toutes les richesses de l'Orient, et cinq galions de guerre qui les escortaient : près de 2000 morts et moins de 300 survivants, des centaines de canons perdus, une fortune engloutie...
Queirós José Maria eça de ; Ortigao Ramalho ; Giud
Le présent ouvrage Les banderilles du grand Eça de Queiroz propose un florilège des meilleurs articles et pamphlets de la revue, qui demeurent encore aujourd'hui étonnants d'actualité, au Portugal et ailleurs.