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Euthanasie. Le débat tronqué
Puybasset Louis ; Lamoureux Marine ; Evin Claude ;
CALMANN-LEVY
21,55 €
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EAN :9782702142868
Le débat sur l'euthanasie resurgit à chaque nouvelle « affaire », dont certaines ont marqué l'imaginaire collectif: le jeune Vincent Humbert, polyhandicapé après un accident de la route, ou Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur au visage devenue incurable. Chaque fois, c'est la même fièvre et, hélas, la même confusion. On mélange le suicide assisté, c'est-à-dire la revendication de mourir quand on le décide, et le fait d'abréger les souffrances d'un patient en phase terminale d'une maladie — ce qui est autorisé par la loi française, mais largement méconnu. Paradoxalement, les progrès de la médecine ont créé des situations inextricables. L'acharnement thérapeutique existe toujours, et la démarche palliative, censée offrir une prise en charge adéquate, est loin d?être accessible à tous. Elle n'est parfois même pas envisagée, tant est prégnante la volonté toute-puissante de guérir. Dans ce contexte, l'euthanasie n'est-elle pas une mauvaise réponse à une bonne question? Ce livre propose une réflexion approfondie et accessible sur des sujets complexes, touchant à l'intimité de chacun. Il a pour ambitions de remettre le débat à l'endroit et, en proposant des solutions concrètes, de répondre au « mal-mourir ».
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.