Il y a des clichés, souvent véhiculés par la presse, autant française qu'africaine, qui ont la vie longue. Non, la Sierra Leone n'est pas un pays lusophone, mais, officiellement, anglophone. Non, la Sierra Leone n'est pas peuplée de descendants d'esclaves de la Jamaïque. Ces derniers, les Maroons, représentent moins de 0,5 % de la population sierra-léonaise. Non, la Sierra Leone n'est pas une péninsule aux plages paradisiaques. La péninsule sierra-léonaise, où se trouve l'actuelle capitale. Freetown, et où sont concentrés 90 % des réceptifs touristiques sierra-léonais, correspond à moins de 1 % du territoire national. Non, la Sierra Leone n'a pas le charme caraïbe britannique. Même si cela est vrai dans la péninsule de Freetown, cela est faux dans environ 99 % du pays... En envahissant la capitale jusqu'à la protéger de la guerre, en mai 1997 les rebelles sierra-léonais ont réuni les deux Sierra Leone, celle, créole, péninsulaire et minuscule, créée par les philanthropes anglais du XVIIIe siècle et celle, au-delà de la montagne du lion, majoritaire, ancrée dans l'Afrique des griots, des masques, des sociétés initiatiques et des routes transcontinentales. Avec le retour à la démocratie, la paix pourra-t-elle enfin consolider cette union scellée dans la douleur ... Cet ouvrage, réaliste et minutieux, rapport à la fois historique, politique, ethnographique, géographique et économique, offre une vision enfin rigoureuse de la Sierra Leone.
Nombre de pages
190
Date de parution
23/05/1997
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782865377237
Auteur
Puy-Denis Patrick
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
19970523
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Chacun porte le poids de ses actes. Déodat du Puy-Montbrun ne prétend pas faire ?uvre d'historien. Il pose des interrogations. Jusqu'à présent il avait conservé le silence sur la guerre livrée en Algérie. La manière dont s'écrit aujourd'hui l'Histoire l'a décidé à parler. Héritier d'une grande maison féodale du Languedoc, protestant parmi des catholiques, orphelin pour cause de Première Guerre mondiale, engagé à vingt ans à peine dans le second conflit mondial, Déodat du Puy-Montbrun a participé à tous les combats de l'armée française, de la Résistance à l'Algérie, en passant par l'Indochine et les services spéciaux. Bien que Français libre, distingué par vingt-sept titres de guerre dont dix-neuf citations, il a payé très cher, à l'aube de la Ve République, son sens de l'honneur militaire. Décidé à rompre avec les simplifications et les amalgames contemporains, Déodat du Puy-Montbrun, six fois blessé, tient au respect du vrai. Surtout lorsque l'on aborde des sujets aussi délicats que la torture. Il témoigne aujourd'hui pour une génération qui n'a pas à rougir de la manière dont elle a servi son pays. La partie consacrée à l'Algérie a été revue par l'historien Jean-Paul Pace.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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