L'enquête lauréate du Prix Albert-Londres 2014.La French Connection, dans les années 1970, c'était la drogue fabriquée à Marseille et revendue aux États-Unis.La French Deconnection, aujourd'hui, c'est la drogue fabriquée au Maroc et revendue à Marseille.Avec les mêmes symptômes ici qu'à l'époque aux États-Unis : misère et ghettos.Enquête dans les cités, au coeur des trafics, dans les caves, auprès des choufs et des nourrices, des politiques et des braqueurs, des habitants et des caïds." On dit qu'on ne peut pas entrer dans nos quartiers, moi je dis qu'on ne peut pas en sortir. " Mourad, 25 ans" Un autre regard sur des quartiers rongés par l'économie du cannabis. " Le Monde" Un électrochoc dans la couverture de l'actualité marseillaise et de ses quartiers nord. " Jury Albert-LondresUne coédition Robert Laffont / WildprojectTable des matières : TABLE DES MATIÈRES :Préface d'Annick CojeanLe reportage pizzaAvant-propos de l'auteur1. Au c'ur des traficsCame à fond de caleRéservoir drogueLa forteresse filtranteUne armée de gamins sous fumette" Y a qu'l'argent qui parle "Cicatrices de belles gueules" La débanalisation de la vie quotidienne "(entretien avec Amina Haddaoui)Dérèglement de comptesRhétorique de la kalachLe sang de Srebrenica sur nos kalachnikovs" La face cachée du libéralisme "(entretien avec Fabrice Aubert)En manque de débatUne overdose de chômage2. Quartiers ShitLa mécanique subtile du tueur d'avenirSous le plafond de verreL'ombre rampante des réseauxLe combat de coqsAu sein des nourrices
Dans les quartiers pauvres de Marseille, on devient délinquant par vocation ou par ennui. Du shit mal coupé qui fait de l'argent facile autant qu'il rend fou aux règlements de comptes à la kalachnikov, Philippe Pujol raconte cette jeunesse perdue et sa misère. Et pendant que ces enfants dressés en bêtes sauvages s'entre-dévorent, élus corrompus et marchands de sommeil se repaissent de ce charnier. Philippe Pujol est journaliste. Il a reçu le prix Albert-Londres en 2014 pour sa série d'articles " Quartiers Shit ", matière première de La Fabrique du monstre. " Une admirable et terrible descente dans le dernier cercle de l'enfer. " Le Point
Marseille, 2040. Dans une société où les médicaments sont livrés par drone, la robotisation des chirurgies est généralisée et chaque patient suivi grâce à des implants communiquant avec des régulateurs de santé, le système de santé, méconnaissable, donne toute leur place aux nombreuses évolutions technologiques en germe dans l'e-santé. Jeune régulateur, Antoine apprend qu'un programme informatique va le remplacer auprès de ses patients. Inquiet de confier leur santé à des algorithmes appartenant à une entreprise privée, Antoine enquête. Lourdeurs administratives, personnels surmenés, vieillissement de la population, défaut d'adaptation des lieux de prise en charge : notre système de santé, réputé dans le monde entier, va craquer sous les tensions sociales et démographiques. A quelles conditions sera-t-il viable et adapté à nos besoins ...
Une ode sanglante à l'Ile de Beauté. " La Provence 1851. A l'heure où en Corse règne encore le système des vendettas et du code d'honneur, certains habitants peinent à se mettre à l'heure française. Deux frères de l'Alta Rocca, derniers hommes de la lignée déclinante des Manghjá Orso, se voient forcés de fuir leur village. Traqués, l'aîné prend le maquis, le cadet, lui, quitte l'île et part sur les traces de leur père, vers les Etats-Unis d'Amérique. Vingt ans passeront avant que leurs destins ne se rejoignent. Prix Albert-Londres en 2014 pour ses articles 'Quartiers shit' parus dans La Marseillaise, Philippe Pujol, quarante-quatre ans, a signé en 2016 La Fabrique du monstre aux Arènes (Points 2016), succès critique et public. La Chute du monstre (Seuil 2019) en est la suite. La qualité de ses enquêtes sur le terrain fruit de longues immersions l'ont imposé comme l'un des voix les plus passionnantes du reportage. Alta Rocca est son premier roman.
C'est l'histoire d'une ville qui s'effondre. Et d'un maire qui vacille. Ou l'inverse. Depuis l'effondrement, le 5 novembre 2018, de deux immeubles, rue d'Aubagne à Marseille, et la mort de huit habitants, la gestion de Jean-Claude Gaudin est pointée du doigt de toutes parts. En cause : jeux de pouvoir, corruption et incompétence. Au lendemain d'élections municipales marquées par une valse des prétendants aux allures d'un fascinant jeu de massacre, la victoire de Michèle Rubirola, candidate du Printemps marseillais, signe la fin d'un règne sans partage. Et insuffle un vent d'espoir sur la cité phocéenne. Philippe Pujol est journaliste. Il a reçu le prix Albert-Londres en 2014 pour sa série d'articles " Quartiers shit " parus dans La Marseillaise. Son essai remarqué, La Fabrique du Monstre, est disponible chez Points. " Très bien écrit, documenté, truffé d'anecdotes, La Chute du monstre se lit comme un roman. " Augustin Trapenard, " 21 centimètres "
Une histoire mondiale des tueurs en série. Qui sont-ils ? Depuis quand plongent-ils leurs griffes dans le corps de leurs victimes ? Est-ce un phénomène criminel mondial ? Quand le terme de " tueur en série " apparaît-il ? Comment la presse accompagne-t-elle leur évolution ? Comment les forces de police s'adaptent-elles pour contrer la menace qu'ils font peser ? Du XIXe siècle à nos jours, Fabrice d'Almeida et Marjorie Philibert remontent le fil des enquêtes les plus célèbres tout en suivant l'évolution de la presse et des techniques de police. Car les tueurs en série n'ont rien d'exceptionnel ; ils expriment seulement la face cachée de nos sociétés et incarnent un fantasme collectif.
Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un "mec bien" ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.