Les doubles jeux de l'artiste. identité, fiction et représentation de soi dans les pratiques contemp
Pugnet Natacha
PU PROVENCE
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EAN :9782853998130
Double je/double jeu - l'artiste et ses figuresNatacha PugnetPrivilégiant les pratiques artistiques récentes, les contributions à cet ouvrage constituent autant de réflexions sur les doubles je[ux] de l'artiste. Il y est question du jeu, celui auquel les performeurs et les artistes visuels, mais aussi les auteurs de cinéma et de théâtre, s'adonnent volontiers. Il y est plus précisément question de jeux avec le «je», d'interrogations sur les notions d'autofiction et d'identité fictionnelle. Y sont analysées des démarches fondées sur la coexistence d'un «je-artiste» et d'un «moi-personnage», oscillant entre narcissisme et autodérision. Intriquant réalité et fiction, performance et jeu d'acteur, une telle conduite apparaît souvent ambivalente. Car si l'artiste (ou Fauteur) en représentation opère toujours quelque dédoublement, le personnage projeté peut ici passer d'une identité fictive à une incarnation réelle. Les différents articles permettront, je l'espère, de montrer la diversité et l'ampleur prise par l'autoreprésentation sous des traits d'emprunt. Qu'il s'agisse de cinéma, de théâtre, de performance ou de photographie, la mise en scène de soi telle qu'elle est abordée dans ce recueil met en lumière quelques attitudes topiques. Le recours au travestissement, à la parodie, à la citation apparaissent autant comme des jeux avec l'histoire de l'art qu'avec la figure de l'artiste lui-même. Aussi doit-on voir dans les doubles je[eux] de l'artiste l'un des paradigmes de l'art d'aujourd'hui.Dans ces jeux avec le «je» se tiennent aussi les ambivalences de l'autoportrait et de l'image de soi, du je-artiste et de l'individu, de l'auteur d'un personnage confondu ou non avec son personnage. Comme le souligne Jacinto Lageira, «on peut être soi-même tout en ne l'étant pas, se présenter comme un autre en demeurant ce que l'on est». Michelle Débat analyse le glissement théorique du personnage en artiste-Narcisse, parfois seulement «en représentation, parfois critique». Être auteur et acteur, précise-t-elle, ce n'est pas nécessairement jouer. De Marcel Duchamp à Rip Hopkins en passant par Michel Journiac, Christian Boltanski, Vibeke Tandberg, Olivier Rebufa, Gilbert Garcin et Jérôme Bel, Michelle Débat fait la distinction entre la confusion de l'auteur et du personnage - qui, tel Narcisse, ne ferait plus qu'un avec son image - et la mise en scène de son corps ou bien de sa marionnette. S'appuyant sur la «fonction-auteur» - notion qu'inventa Michel Foucault -, qu'elle transpose au «sujet-personnage de ses propres productions», elle s'intéresse aux fonctions de «photographe-interprète, de chorégraphe-metteur en scène, ou de danseur-interprète». A la position critique de Journiac, jouant pour l'image ce qui est socialement interdit ou qui relève de la bienséance contraignante, s'oppose, chez Débat, celle de Boltanski, qui joue «de sa propre autobiographie sans que cette dernière puisse s'appréhender totalement réelle ou exclusivement fictive». Dans la répétition de ses effigies, l'artiste affirme-t-il son ego, ou au contraire, tend-il à disparaître, «joué par son personnage»? Les visages grimés de Cindy Sherman, les moulages de Gilles Barbier, les marionnettes de Rebufa, les images découpées de Garcin, constituent autant une neutralisation du particulier, voire une négation de l'identité qu'une posture narcissique. Car en prêtant un visage identique à des types, voire à des caricatures de personnalités ou de personnages de tableau, l'artiste apparaît également comme un simple «support».(...)
Nombre de pages
264
Date de parution
27/04/2012
Poids
416g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782853998130
Titre
Les doubles jeux de l'artiste. identité, fiction et représentation de soi dans les pratiques contemp
Auteur
Pugnet Natacha
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
170
Poids
416
Date de parution
20120427
Nombre de pages
264,00 €
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Cet ensemble d'entretiens prolonge l'ouvrage que Natacha Pugnet consacre à L'effacement de l'artiste, un paradoxe de la création - Essai sur l'art des années 60 et 70. L'auteur met ici à l'épreuve sa réflexion auprès d'artistes de différentes générations qui, tous, dans leur pratique même, interrogent leur rôle et, partant, redessinent la figure symbolique du "créateur". Dans quelle mesure l'attitude d'auto-effacement a-t-elle déterminé les démarches au tournant des années 60 et 70? Qu'en est-il, aujourd'hui, d'un artiste qui brouille à dessein son statut en se livrant au double jeu, qui offre au regard des images improbables et des situations inauthentiques, ou bien encore qui applique ses "compétences" à d'autres champs du savoir et de l'imaginaire? Voici quelques-unes des figures de l'artiste que tentent de cerner ces entretiens conduits autour des questions de la subjectivité affirmée et de la distanciation, de la biographie et des identités rêvées, recomposées ou falsifiées.
Actualités : catalogue de l'exposition présentée au Carré d'Art de Nîmes du 7 février au 22 avril 2007, au Dunkers Kulturhus en Suéde du 25 mai au 26 août 2007 et au Kuluturzentrum à Seedamm en suisse du 15 septembre au 11 novembre 2007. Et exposition au musée d'art de la Chasse et de la Nature. Le Carré d'art est un musée exigeant, réputé et apprécié du grand public et qui produit régulièrement des expositions monographiques d'artistes étrangers reconnus internationalement (Patrick Van Caeckenberg, John Baldessari, Jana Sterbak...) et des expositions thématiques aux propos novateurs et exigeants (La Nouvelle Peinture Allemande...). De février à avril 2007, c'est l'artiste américain né en 1961 Mark Dion qui investira le bâtiment de Sir Norman Foster. Mark Dion a déjà exposé au Moma à New York. Depuis plus de vingt ans, l'artiste américain Mark Dion explore les croisements entre art et science, visions et production de connaissance, collection et modes de présentation. En prenant la place d'un scientifique amateur, d'un historien ou d'un biologiste, Mark Dion porte un regard souvent humoristique mais critique sur les relations entre culture et nature. Mark Dion relance les débats sur l'évolution de l'histoire naturelle, le rôle du scientifique et les (re)présentations de la nature et des systèmes écologiques en science, musée, étalage, zoo et Art. Il relance également les questions sur le rôle de l'artiste (comme interprète, performer, critique) et sur la fonction de l'art (une zone libre de débats critiques, d'exposés ou d'inspection des systèmes de valeur culturel ?). En s'adressant à la manière que nous avons de voir et de parler du monde qui nous entoure, Mark Dion s'attarde sur les paradoxes entre notre perception commune des systèmes de connaissance (l'évolution de l'histoire) et notre aptitude aux images denses (contes). Mark Dion explore le musée comme une métaphore de la connaissance commune. Le projet sera développé en cinq différentes sections qui rencontreront les principales divisions de la connaissance scientifique comme proposés au 19e siècle dans les musées d'Histoire Naturelle : département des sciences humaines, entomologie, archéologie, ornithologie, mammalogie. Un sixième chapitre est centré sur les musées et la culture de la collection. Dans chaque rendez-vous, l'artiste complètera ses travaux avec des exemples des collections locales d'histoire naturelle.
Cet essai interroge le devenir-?uvre d'arbres, qui, morts ou vivants, dessinent une catégorie sculpturale dans laquelle le bois n'est plus envisagé comme un matériau auquel donner forme. Tout ensemble être-là naturel et chargé de références culturelles, l'arbre-sculpture s'inscrit dans une archéologie et une histoire spécifiques. Exhibé tel quel ou presque dans le 'white cube', il semble déplacé, bousculant l'idée même d'exposition. Planté, et devenu sculpture vivante, il porte à reconsidérer les pratiques' in situ'. 'Le Sec et le Vif' s'attache à saisir les enjeux communs à ces réalisations aussi bien que la diversité des démarches et sensibilités au monde que celles-ci révèlent, s'agissant notamment d'écologie. Puissamment anthropologique, la figure de l'arbre permet d'éclairer l'histoire de l'art récent ? de Giuseppe Penone et Robert Smithson à Mark Dion et Roman Ondak.Natacha Pugnet, critique et historienne de l'art contemporain, a publié et dirigé divers ouvrages portant sur le rôle et la figure de l'artiste depuis les dernières avant-gardes ? Les Doubles Je[ux] de l'artiste (PUP, 2012), L'Effacement de l'artiste. Essai sur l'art des années 1960 et 1970 (La Lettre volée, 2012) ? ainsi que sur le fait expositionnel ? Temps exposés. Histoire et mémoire dans l'art récent (Ésban, 2015), Faire étalage. Displays et autres dispositifs d'exposition (Ésban, 2019). Elle est l'autrice de nombreux articles monographiques, consacrés en particulier à Mark Dion, Hubert Duprat et Patrick Van Caeckenbergh.
Cet ouvrage explique le rôle de l'archéologie du bâti dans la compréhension des édifices anciens et l'aide aux projets de conservation et de médiation culturelle. A l'occasion du XIIIe colloque international d'histoire et d'archéologie de Fréjus, chercheurs, architectes, conservateurs et acteurs du patrimoine se sont réunis autour d'une même interrogation ? : comment mieux connaître, conserver et transmettre le patrimoine bâti ?? Consacré à l'archéologie de la construction et à son application à la conservation et la valorisation du patrimoine bâti, cet ouvrage met en lumière une discipline qui, en permettant de comprendre les techniques de construction et les transformations successives des édifices à travers le temps, renouvelle profondément l'étude des monuments anciens. A travers des exemples couvrant des périodes allant de l'Antiquité à l'époque moderne, les contributions réunies ici montrent combien la recherche archéologique constitue aujourd'hui un outil essentiel au service de la restauration, de la valorisation et de la médiation du patrimoine. Entre enjeux scientifiques, techniques et culturels, ce volume, qui articule théorie, terrain et enjeux actuels d'aménagement, illustre la richesse du dialogue entre archéologues, architectes, restaurateurs et médiateurs, au service d'une meilleure compréhension et d'une meilleure transmission des monuments historiques, en France comme à l'étranger.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.
Comment analyser l'émotion que fait naître une chanson ?? Ce volume examine les phénomènes intimes et collectifs qui font de la chanson un vecteur si puissant. Etrange pouvoir que celui de la chanson, sorte d'énigme qu'on est heureux de ne pas comprendre. Malgré tout, on peut poser l'hypothèse que l'émotion qu'une chanson déclenche n'est pas irréductiblement mystérieuse, et chercher à rendre compte de ce qui l'engendre ou de ce qui l'empêche. Comment l'émotion naît-elle du lyrisme d'un texte, de la courbe d'une musique, du subtil ou du grandiose de son arrangement, du grain d'une voix ?? Qu'est-ce qui touche le plus l'auditoire, une esthétique de l'emphase ou de la retenue ?? D'où vient le surcroît d'émotion ressenti en concert, au cinéma, ou lors d'une comédie musicale ?? A travers des exemples précis et divers, on s'interroge ici sur la part de l'authenticité et celle de la mise en scène, de l'orchestration, bref du travail, dans l'émotion partagée entre chanteur et public. L'émotion est-elle spontanément emphatisée, ou bien manipulée, dans un cadre collectif ?? Quel rôle faut-il accorder aux costumes, postures, chorégraphies, éclairages, écrans, décors ?? Comment l'émotion est-elle manifeste dans le corps de l'artiste et dans les corps des spectatrices et spectateurs, au travers de réactions qui peuvent aller jusqu'à la transe émotionnelle ?? Bref, comment "? faire corps ? " et comment "? faire âme ? " en chanson ?? Comment se créent les émotions, comment les déclencher, les intensifier, les prolonger ?? Et quels garants éthiques, politiques, épistémologiques l'émotion se donne-t-elle pour assurer sa légitimité? ...
Aboutissement de 34 ans de recherche en ethnologie et en linguistique, cet ouvrage illustré analyse la langue des signes et ses variations régionales. Les recherches sur la langue des signes conduisent à poser d'innombrables questions. Pourquoi à Paris le signe ORANGE, et au Brésil le signe VAGIN, se font-ils sur le front ?? Pourquoi le nom signé d'Armand Pelletier, le charpentier sourd et muet dont la vie a été contée ailleurs, se fait-il de deux manières différentes, sans que personne ne semble s'en apercevoir ?? Comment est-il possible qu'à Arras et à Nogent-le-Rotrou, FRERE et SOUR soient un seul et même signe ?? Le spectaculaire signe BRAVO que l'on voit aujourd'hui se répandre sur toute la planète vient-il de France, comme le pensent les Américains, ou bien d'Amérique, comme le croient les Français ?? Comment une jeune femme sourde a-t-elle pu découvrir l'origine de l'étrange signe VIOLET au cours d'un rêve ?? Et si les langues des signes ne présentent pas, ou presque pas, d'homonymes, comme on l'entend souvent dire, comment se fait-il que l'auteur les ramasse à la pelle ?? C'est à ces questions, et à cent autres, que ce livre s'efforce de répondre. L'auteur entraîne ses lecteurs sur un sujet jusqu'à présent complètement négligé? : la variation régionale des signes. Cette notion est aussi vertigineuse que fondamentale, impliquant celles d'évolution et de divergence, faisant se rejoindre la géographie et l'histoire, l'espace et le temps.