ORATEURS ET SOPHISTES GRECS DANS LES INSCRIPTIONS D'EPOQUE IMPERIALE
PUECH
VRIN
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EAN :9782711615735
A partir de la fin du premier siècle de notre ère, la "Seconde Sophistique" voit s'imposer, au premier plan de la vie culturelle du monde hellénophone, des virtuoses de la rhétorique dont l'influence s'étendu bien au-delà de l'école, de la salle de conférences et du tribunal, jusqu'à faire d'eux des personnages dominants dans leur cité, leur province et, parfois, dans l'empire. Au tableau, axé principalement sur Athènes, que Philostrate et Eunape ont laissé de cet univers, la documentation épigraphique apporte des confirmations, mais aussi des retouches et des compléments. Elle donne une idée plus précise de la diffusion de ce mouvement, de l'Arabie à l'Espagne, et de son évolution. Elle apporte des éléments de réponse pour un débat ouvert dans le dernier quart du XXe siècle, en montrant que l'importance sociale des sophistes, attestée par les monuments honorifiques élevés par les cités, ne tient pas seulement à leur situation de notables: elle est la reconnaissance officielle de leur rôle spécifique et d'une hiérarchie des valeurs qui fait de la paideia la principale source d'excellence. Redéfinissant la place de l'hellénisme dans un monde devenu romain, la sophistique transcende la rivalité entre rhétorique et philosophie en faisant de l'art de la parole l'instrument de diffusion d'un idéal et d'un style de vie proposés à tous les pépaideuménoi de l'empire. Les inscriptions mettent aussi eu évidence la puissance assimilatrice de la culture grecque: beaucoup de ces champions de l'hellénisme sont issus d'Italiens installés en Grèce ou en Asie vers l'époque augustéenne, d'autres sont nés en Commagène ou dans le Hauran. Elles attirent l'attention sur le rôle culturel des sanctuaires: l'idée d'un rapport privilégié entre l'homme de culture et le divin était présente, dès avant Aelius Aristide, dans les Asclépiéia. Enfin, quelques documents exceptionnels donnent directement la parole aux orateurs, dont telle plaidoirie ou tel discours a été gravé dans le marbre. L'importance de ce témoignage est désormais reconnue par les historiens de la littérature et de la pensée. Mais ces textes restaient dispersés dans une centaine de corpus géographiques et autant d'articles de revues, datant parfois de plus d'un siècle. Aussi a-t-il paru nécessaire de les rassembler en lui recueil qui, tout en répondant aux exigences critiques d'une édition de documents épigraphiques, puisse les présenter, assortis d'une traduction et d'un commentaire détaillé, à tous ceux qu'intéresse l'histoire de la vie intellectuelle, de la vie sociale et des mentalités dans le monde grec sous la domination romaine. Biographie de l'auteur Bernadette Puech, ancienne élève de l'Ecole Normale supérieure (Jourdan), est professeur de langue et littérature grecques à l'Université de Nancy 2. Elle collabore notamment à la rédaction de l'Année Epigraphique et du Dictionnaire des Philosophes Antiques.
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Date de parution
01/01/2001
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240mm
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EAN
9782711615735
Titre
ORATEURS ET SOPHISTES GRECS DANS LES INSCRIPTIONS D'EPOQUE IMPERIALE
ISBN
2711615731
Auteur
PUECH
Editeur
VRIN
Largeur
240
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1100
Date de parution
20010101
Nombre de pages
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Se réveiller sans ses oreilles quand on est une lapine, c'est la cata ! C'est pourtant ce qui arrive Hariette et à tous les habitants de Grandes-Feuilles. Mais jusqu'où les mènera la piste des oreilles disparues ? !
Entre Leibniz et Kant s'étend un siècle de philosophie allemande que l'on connaît à peine. Ce livre en dresse la carte, et fait apparaître dans ce fourmillement d'écoles (disciples de Wolff, anti-wolffiens, newtoniens, éclectiques, sceptiques, etc.) l'affrontement entre la physique nouvelle, issue de Galilée et de Newton, et la métaphysique allemande, héritière des grands rationalismes classiques. Le fil conducteur qu'offre la question de la causalité, définie par une analyse de l'" ontologie naturelle ", permet de suivre le développement d'une crise de la métaphysique dans l'Allemagne du XVIIIe siècle, et d'observer la formation de la première idée du transcendantal, aussi bien dans l'oeuvre précritique que dans les textes non publiés (Reflexions et Vorlesungen). L'auteur étudie ensuite le passage de cette première idée de philosophie transcendantale au système critique qu'expose, en 1781, la Critique de la raison pure.
Constantin (v. 273/274-337) est le premier empereur romain chrétien, celui qui a engagé l'empire dans la voie du christianisme mais dont la conversion personnelle suscite toujours bien des interrogations : en 312, avant la bataille du Pont Milvius, Constantin aurait reçu en songe l'injonction d'adopter un signe chrétien sur les boucliers de son armée afin de remporter la victoire. S'il est difficile de connaître les conditions individuelles de cette conversion, qui eut bien lieu en 312, on peut envisager la signification de la légalisation du christianisme à partir de 313. L'Empire romain sortait alors de la plus violente persécution jamais infligée aux chrétiens, ce qui constituait un puissant facteur de désordre. Les chrétiens étant alors très minoritaires dans la société romaine, le pari de l'empereur fut certainement guidé par une ambition politique. Cette biographie replace la conversion de Constantin dans une perspective plus large, en considérant tous les domaines d'intervention de l'empereur. La concentration progressive du pouvoir lui permit de mener une vaste oeuvre de centralisation monarchique au service d'une société fondamentalement romaine mais ouverte aux chrétiens. Le symbole en reste la fondation de Constantinople. L'examen de tous les types de sources permet de dresser le portrait parfois inattendu d'un premier empereur chrétien resté profondément romain. L'ouvrage se termine sur une évocation méconnue de la légende orientale de Constantin : le monde byzantin fit de lui le saint fondateur de l'empire chrétien, gommant la coexistence entre les religions qui constitua l'originalité de son règne.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.