On croit connaître Jean Prouvé. On évoque le proche de Charlotte Perriand et de Le Corbusier, le créateur de mobilier industrialisé dont les pièces alimentent désormais le marché de l'art. On célèbre l'inventeur de la tôle pliée, le pionnier du mur-rideau, le constructeur visionnaire qui transforma durablement l'usage du métal dans l'architecture.Mais connaît-on vraiment l'homme derrière l'icône ?À travers des textes rédigés entre 1944 et 1982 ? conférences, articles, lettres, hommages, prises de position parfois indignées ? se révèle une voix singulière, libre, exigeante. Celle d'un constructeur qui refusait les étiquettes, se méfiait du mot « designer », se disait simplement « tortilleur de tôle », parfois industriel, constructeur ou entrepreneur, mais pas architecte ou ingénieur. Il rejetait les querelles de chapelle : « Architecte ? Ingénieur ?? Il s'agit de bâtir. »Ces écrits, conservés à la bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou et réunis ici pour la première fois dans leur cohérence, dévoilent un Jean Prouvé théoricien malgré lui, pédagogue passionné, humaniste convaincu que l'industrie pouvait être mise au service du plus grand nombre. On y découvre son engagement dans la Reconstruction, sa foi inébranlable dans l'industrialisation du bâtiment, sa résilience après la perte de son usine de Maxéville, son attention constante aux jeunes architectes et aux étudiants du Conservatoire national des arts et métiers.Ce livre restitue la pensée vivante d'un acteur majeur du XXe siècle ? non pas à travers le regard des autres, mais par sa propre parole.
Nombre de pages
320
Date de parution
03/04/2026
Poids
300g
Largeur
165mm
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EAN
9782863644607
Titre
Le tortilleur de tôles
Auteur
Prouvé Jean ; Du Chazaud Vincent
Editeur
PARENTHESES
Largeur
165
Poids
300
Date de parution
20260403
Nombre de pages
320,00 €
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Enfant de l'Ecole de Nancy, il est forgeron, puis monte à Nancy un atelier qui prend rapidement de l'importance : bientôt Prouvé veut réaliser industriellement des bâtiments "bien faits". La création est pour lui indissociable de la fabrication : la main et la tête agissent ensemble dans un va-et-vient continu de la machine à la planche à dessin. Elle est aussi collective : l'atelier participe à la conception et aux résultats, techniques mais aussi financiers. En 1930, c'était trop de révolutions à la fois. Il a donc été "normalisé" en 1954, ce qu'il a ressenti comme une mise à mort. Il travaillera alors comme ingénieur-conseil pour les architectes et donnera des cours au Cnam pendant une quinzaine d'années. Un demi-siècle plus tard, ce témoignage est riche d'enseignement.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C. G. Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Tisser la lumière" est le premier et unique livre sur le parcours de l'artiste Simone Prouvé. Agée de 90 ans, celle qui, selon ses dires, "s'exprime par le fil et la photo depuis toujours" , n'est pourtant pas une débutante. En 2021, le Musée national d'art moderne lui a d'ailleurs accordé la reconnaissance de toute une vie de création par l'acquisition d'un ensemble de pièces qui ont rejoint ses collections. Pendant plus d'un an, cet ensemble a alors été exposé dans une salle dédiée des collections permanentes du Centre Pompidou. Dans "Tisser la lumière" , Simone Prouvé raconte son parcours professionnel qui prend ses racines dès l'enfance au sein d'une famille qu'elle qualifie de marginale. Elle nous révèle combien le poids d'un nom peut être allégé par une éducation libre qui nourrit et encourage la créativité et la création. Très jeune, Simone Prouvé a côtoyé César, Le Corbusier, Charlotte Perriand, Bernard Zehrfuss, Jean Le Couteur, Steph Simon, Calder, François Stahly, Pierre Jeanneret, Michel Bataille... elle nous raconte la chance unique qu'elle a eue de grandir et d'évoluer à la lumière de cet entourage. Elle nous confie comment, à 60 ans, elle a "démarré" une nouvelle étape de sa carrière autour des fils non-feu et les opportunités que ses recherches et travaux ont créé dans le monde de l'architecture et de l'industrie, les chantiers qu'elle s'est vu confier - Musée d'art moderne André Malraux - MuMa Le Havre, Musée Matisse - Le Cateau-Cambrésis, MACRO - Museo di Arte contemporanea di Roma... -, les commandes qu'elle n'a eu de cesse de satisfaire, travailleuse, fonceuse... c'est de famille, paraît-il.
Meadows Fiona ; Bouisson Michel ; Prouvé Catherine
En 1956, face à la question cruciale du logement pour les plus démunis, Jean Prouvé propose, en réponse à l'appel de l'abbé Pierre lancé deux ans auparavant, sa Maison des jours meilleurs, Cet habitat temporaire - composé de 3 pièces, cuisine et sanitaires - est construit à base d'éléments usinés en amont. Malheureusement, le projet restera à l'état de prototype. En posant comme sujet de sa sixième édition "Concevoir une unité d'habitation temporaire, écopensée et économe", le concours Mini Maousse s'inscrit à cet endroit précis où se croisent, d'une part, la conscience d'une grave crise sociale et humanitaire et, d'autre part, une problématique très stimulante pour les futurs concepteurs, pour faire renaître la nouvelle Maison des jours meilleurs.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?