Du côté de chez Swann. À la recherche du temps perdu
Proust Marcel
FUTURO GALLI
27,90 €
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EAN :9782737626814
L'expression roman fleuve devrait, sans connotation péjorative, désigner une ?uvre qui prend le temps de charrier mille petites particules d'impression pour les infuser dans l'esprit d'un lecteur captivé. En somme, elle devrait avoir été créée pour désigner La Recherche proustienne, qui s'ouvre Du côté de chez Swann et s'achève une fois Le Temps retrouvé.Dans le premier tome de ce superbe travail sur la mémoire et la métaphore, ?uvre à part entière mais aussi amorce dramatique d'un joyau de la langue française, le narrateur s'aperçoit fortuitement, à l'occasion d'un goûter composé d'une tasse de thé et d'une madeleine désormais célèbre, que les sens ont la faculté de faire ressurgir le souvenir. Grâce aux senteurs d'un buisson d'aubépines, il prend confusément conscience de la distinction entre le souvenir et la réminiscence, pour ensuite s'exercer à manier les mots comme de petits papiers japonais qui, touchés par la grâce de l'eau, se déploient en corolle pour faire place à tout un univers. Tout comme se déploie un roman fleuve à partir de cette toute petite phrase légendaire : "Longtemps, je me suis couché de bonne heure". --Sana Tang-Léopold Wauters
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Nombre de pages
192
Date de parution
20/04/1990
Poids
1 036g
Largeur
221mm
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EAN
9782737626814
Titre
Du côté de chez Swann. À la recherche du temps perdu
Auteur
Proust Marcel
Editeur
FUTURO GALLI
Largeur
221
Poids
1036
Date de parution
19900420
Nombre de pages
192,00 €
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A la recherche du temps perdu I. Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.
Résumé : 1898 : en pleine affaire Dreyfus, le Paris fin-de-siècle se divise ; mais c'est un tout autre enjeu qui se trame dans la cour d'un hôtel particulier. La parade amoureuse de Charlus et Jupien - un bourdon autour d'une fleur - révèle au Narrateur la "race maudite" des "hommes-femmes", survivants de Sodome et Gomorrhe. Narrateur et lecteurs deviennent voyeurs. Ainsi, dans cette après-midi printanière, nous sommes bien loin du charme bucolique de Combray et des intermittences du coeur : l'âge adulte et le trouble des désirs émergent brutalement. Honteuse ou heureuse, l'"inversion" inquiète le Narrateur. Albertine lui est-elle acquise ? Mais l'écume des choses n'est rien à côté du chagrin retrouvé au souvenir de la mort de sa grand-mère. Quelles traces laisser, comment se survivre à soi-même ? Dans ce théâtre mondain et politique, la société est, sans le savoir, en pleine transformation.
Nouvelles mondaines, histoires tendres, vers mélodiques, fragments où la précision du trait s'atténue dans la grâce molle de la phrase, M. Proust a réuni tous les genres et tous les charmes. Aussi les belles dames et les jeunes gens liront avec un plaisir ému un si beau livre." "Il n'est pas simple de louer M. Marcel Proust : son premier livre, ce Traité des Plaisirs et des Jours, qu'il vient de publier, marque une si extrême diversité de talents que l'on peut être embarrassé d'avoir à les noter tous à la fois chez un aussi jeune écrivain. Il le faut cependant. Il faut même avouer que ces dons si variés ne se contrarient point, mais, au contraire, forment un assemblage heureux, brillant et facile."
L'expression roman fleuve devrait, sans connotation péjorative, désigner une ?uvre qui prend le temps de charrier mille petites particules d'impression pour les infuser dans l'esprit d'un lecteur captivé. En somme, elle devrait avoir été créée pour désigner La Recherche proustienne, qui s'ouvre Du côté de chez Swann et s'achève une fois Le Temps retrouvé. Dans le premier tome de ce superbe travail sur la mémoire et la métaphore, ?uvre à part entière mais aussi amorce dramatique d'un joyau de la langue française, le narrateur s'aperçoit fortuitement, à l'occasion d'un goûter composé d'une tasse de thé et d'une madeleine désormais célèbre, que les sens ont la faculté de faire ressurgir le souvenir. Grâce aux senteurs d'un buisson d'aubépines, il prend confusément conscience de la distinction entre le souvenir et la réminiscence, pour ensuite s'exercer à manier les mots comme de petits papiers japonais qui, touchés par la grâce de l'eau, se déploient en corolle pour faire place à tout un univers. Tout comme se déploie un roman fleuve à partir de cette toute petite phrase légendaire : "Longtemps, je me suis couché de bonne heure". --Sana Tang-Léopold Wauters
Initialement publié en feuilleton dans Métal hurlant en 1976, Polonius est une histoire de science-fiction «à l'antique» où les héros évoluent dans un décor de péplum. D'une inspiration unique dans l'?uvre de Tardi, Polonius, devenu une rareté, est maintenant à nouveau disponible.
C'est un animal pas banal. Dans une cage du Jardin des plantes, normalement occupée par des tigres ou des gorilles, apparaît un jour un drôle de pensionnaire : un humain. Plus précisément, un Homo sapiens labore carens. Ou encore, pour faire court, un chômeur. Stupeur et attroupements. La télévision s'empare du phénomène. Un chômeur en cage, c'est bon pour l'audimat. Surtout le jour où le pauvre bougre disparaît, avant de réapparaître suspendu au bout d'une corde... La Débauche traite d'un thème tristement quotidien : les licenciements et leur cortège de drames humains. L'album réunit pour la première fois en bande dessinée deux ténors de l'édition. Au scénario, l'écrivain de polars Daniel Pennac. Aux crayons, Jacques Tardi. Le père d'Adèle Blanc-Sec délaisse ses habituelles reconstitutions en noir et blanc d'un Paris disparu. Cette fois, il met en images la capitale d'aujourd'hui, à l'aide d'une palette de couleurs vives et séduisantes. Une farce contemporaine grinçante mâtinée de polar et d'humour noir. --Gilbert Jacques