
La supercherie dévoilée. Une réfutation du catholicisme au Japon au XVIIe siècle
La Supercherie dévoilée a été écrite en 1636, au Japon, par Cristovào Ferreira, ancien jésuite portugais, qui avait abjuré sous la torture, pendant la grande persécution déclenchée en 1614 contre les missions chrétiennes implantées dans l'archipel par François Xavier. Texte court, extrêmement dense, il était destiné à fournir un argumentaire aux autorités japonaises chargées de combattre la religion étrangère. Son originalité tient au fait que Ferreira, homme de grande culture philosophique et théologique, ayant vécu vingt ans dans la clandestinité, critique le catholicisme du dedans, en utilisant les armes conjuguées de la science biblique, de l'aristotélisme averroïste, de l'érasmisme, voire du marranisme. Le commentaire détaillé de Jacques Proust, nous invite à voir dans La Supercherie dévoilée, un compendium de l'hétérodoxie européenne du début du XVIIe siècle, fruit des doutes et de la révolte que l'auteur, Cristovào Ferreira, portait probablement déjà en lui avant que l'lnquisition japonaise ne l'arrête.
| Nombre de pages | 211 |
|---|---|
| Date de parution | 24/05/2013 |
| Poids | 228g |
| Largeur | 122mm |
| EAN | 9782915540970 |
|---|---|
| Titre | La supercherie dévoilée. Une réfutation du catholicisme au Japon au XVIIe siècle |
| Auteur | Proust Jacques ; Ferreira Cristovão ; Proust Maria |
| Editeur | CHANDEIGNE |
| Largeur | 122 |
| Poids | 228 |
| Date de parution | 20130524 |
| Nombre de pages | 211,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Europe au prisme du Japon. XVIe-XVIIIe siècle, entre humanisme, Contre-Réforme et Lumières
Proust JacquesProfesseur émérite des universités et spécialiste du dix-huitième siècle, Jacques Proust, d'une manière novatrice, s'attache à "peindre" une Europe réfractée par le prisme japonais, restituant ainsi l'image que les Européens, surtout missionnaires portugais ou commerçants hollandais, ont voulu en donner. Au fil de cette étude fondée sur de nombreux documents écrits ou iconographiques, on découvre, révélateur des crises scientifiques ou religieuses, un Aristote modelé à l'usage des Japonais par les jésuites portugais, un Erasme tout aussi singulier, un christianisme mâtiné de mythologie bouddhique, des personnalités étonnantes, parmi lesquelles le père Ferreira, jésuite converti au bouddhisme. Dans le domaine artistique, le phénomène joue également : les Japonais fascinés par l'optique et la découverte de la perspective réinventent, en cohérence avec leur art traditionnel, une esthétique qui fait apparaître en retour des potentialités nouvelles aux yeux des Occidentaux. A travers ce prisme du Japon, l'Occident qui a si longtemps cherché à imposer son modèle se manifeste tout entier dans ses limites. Soulignant les effets bénéfiques de cette confrontation, Jacques Proust nous invite à élargir notre vision. Ainsi peut-être l'histoire des idées pourra-t-elle rompre avec un européocentrisme fallacieux et trompeur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,05 € -

Diderot et l'Encyclopédie
Proust JacquesDans les années soixante, consacrer une étude au rôle déterminant de Diderot dans l'élaboration et l'accomplissement de l'Encyclopédie semblait paradoxal. Il était entendu que l'ouvrage monumental fut pour l'auteur de Jacques le fataliste une tâche alimentaire qui le détourna de sa vraie vocation.Jacques Proust, éminent spécialiste du XVIIIe siècle, démontre de manière éclatante que l'Encyclopédie servit de laboratoire à Diderot pour son oeuvre littéraire, et de creuset où s'élabora sa pensée politique dont un chapitre inédit de cette réédition rappelle les sources. Ainsi voit-on se dessiner le portrait d'un Diderot politique soucieux de former des citoyens plus éclairés.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,15 € -

Tout savoir sur le vieillissement et les traitements antisénescence
Proust JacquesRésumé : Depuis le début de ce siècle, notre espérance de vie a augmenté de plus de trente ans. Notre société vieillissante est donc de plus en plus affectée par le déclin fonctionnel et les handicaps multiples qui caractérisent l'avance en âge. Les moyens de santé conventionnels, s'ils ont permis d'accroître notre longévité, sont désormais incapables de garantir une plus longue espérance de vie sans invalidité. Ralentir le processus du vieillissement apparaît dès lors comme l'unique moyen de retarder l'apparition des dégradations physiologiques liées à l'âge, de prolonger la vie active et d'alléger le poids social de la sénescence. La crainte de vieillir a, de tout temps, motivé la quête d'un illusoire élixir de jouvence. Ce désir d'" éternité " est souvent exploité et inspire de nombreuses recettes miracles proposées à un public mal informé. Les progrès récents réalisés dans la compréhension des mécanismes biologiques à l'origine du vieillissement permettent maintenant une approche scientifique et réaliste de sa prévention et de son traitement. Divers types d'interventions, qu'elles soient pharmacologiques ou non, sont susceptibles d'influencer le phénomène de sénescence. Les traitements hormonaux, les pièges à radicaux libres, les inhibiteurs de la glycation et d'autres molécules permettent de lutter efficacement contre certains aspects du vieillissement. Néanmoins, ces thérapies préventives ne sont pas dénuées de risque et le conseil du spécialiste s'impose, d'où l'utilité inestimable d'un tel ouvrage.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,78 € -

Interpréter Diderot aujourd'hui
Fontenay Elisabeth de ; Proust JacquesL'oeuvre de Diderot a fait l'objet de nombreuses adaptations (théâtrales ou cinématographiques), et offre une occasion de vérifier que, par-delà cette voyante diversité de lectures, la singularité unique de l'auteur persiste. Ce colloque examine ces différentes interprétations dans toute leur richesse : elles sont théâtrales ou cinématographiques et parfois même culinaires. En essayant d'articuler entre eux les deux sens du verbe interpréter (expliquer ce qui est obscur et traduire d'une langue dans une autre ou jouer sur la scène, au concert, ce qui a d'abord été écrit), ce colloque a montré que l'on ne pouvait pas réduire l'interprétation à la seule herméneutique ni se contenter de la penser en termes de linguistique, de musique, de théâtre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER40,40 €
Du même éditeur
-

Lisbonne. Dans la ville musulmane
Terrisse MarcD'Olisipo, nom antique de la capitale lusitanienne, auquel succéda Al Usbûna, dénomination attribuée pendant quatre siècles de domination musulmane, en passant par les liens établis avec le Maroc dès le XVe siècle, c'est ce voyage sur le temps long que ce récit se propose de faire parcourir en révélant une relation tissée entre Lisbonne et la culture islamique restée méconnue. A travers des balades agrémentées de belles rencontres, ce livre exhume les traces de la culture luso-arabo-islamique présentes au coeur de la Lisbonne contemporaine, révélant ainsi des siècles d'influences réciproques. Les itinéraires proposés se fondent sur un vaste travail à caractère historique et anthropologique et présentent tout un pan du patrimoine immatériel intégré de façon inconsciente au quotidien des Portugais (gastronomie, littérature, musique, langue, etc). Faire découvrir les relations fécondes entre ces civilisations, sans mettre de côté les tensions ou les guerres, est le fil qui a guidé cette exploration et qui ravira tous ceux qui désirent connaître un aspect nouveau de la multiculturalité lisboète.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 € -

L'expansion portugaise dans le monde XIVe-XVIIIe siècles. Les multiples facettes d'un prisme
Thomaz Luis Filipe ; Viteau Emile ; Castro XavierOeuvre de la noblesse, de la bourgeoisie, mais aussi du clergé et du peuple, autant que de la monarchie, l'expansion portugaise se déroula à l'échelle de trois océans et de trois continents. Cependant, les chroniqueurs, encore imprégnés des valeurs guerrières de la noblesse médiévale, n'en consignent le plus souvent que le visage officiel - c'est-à-dire son volet impérial, et ses exploits militaires. Ils négligent ainsi les autres modalités d'expansion, comme la diaspora spontanée d'aventuriers, de marchands, voire de missionnaires, qui en fut le fait majeur dans certaines aires géographiques. La brillante synthèse de Luis Filipe Thomas, projetant une lumière originale sur cette aventure exceptionnelle, en, aborde les multiples facettes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

Histoire du Portugal. Edition revue et augmentée
Léonard Yves ; Bourdon Albert-AlainL'histoire du Portugal gagne à être connue, celle d'un pays parmi les plus anciens d'Europe. Le Portugal a marqué de son empreinte les Découvertes, initiateur de cette mondialisation avant l'heure dont le poète Camões fit en 1572 le récit épique dans ses Lusiades, à la gloire du "pays où la terre finit et la mer commence". Deux traits caractérisent l'histoire du Portugal : précocité et relative fixité. De tous les pays d'Europe, le Portugal a été le premier à réaliser son unité nationale et à fixer des limites territoriales qui n'ont guère changé depuis le milieu du XIIIe siècle. Il fut encore le premier à se lancer sur les océans pour fonder des empires outre-mer. Mais aussi fixité et conservation du passé, comme si les structures élaborées tôt ne pouvaient qu'évoluer lentement. Le Portugal a été le dernier pays d'Europe à s'engager dans le processus de décolonisation. La quête de nouveaux horizons et de grandeur jalonne l'histoire d'un pays qui s'est toujours senti à l'étroit dans son rectangle européen, même s'il a fait le choix résolu d'adhérer à l'Union européenne, une fois la démocratie rétablie avec la Révolution des oeillets du 25 avril 1974, après la longue dictature salazariste de près d'un demi-siècle. Cette passion de l'universel, cette étonnante résilience des Portugais capables de brasser opiniâtreté et solidarité face à l'adversité, parcourent une histoire dont cet ouvrage nous propose une approche synthétique, claire et facile d'accès.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 € -

Histoire de l'Angola. De 1820 à nos jours
Birmingham David ; Siary GérardCette histoire de l'Angola commence en 1820, lorsque le Portugal tente de se créer un empire africain. Les esclaves sont alors le bien d'exportation le plus précieux. Sous la pression abolitionniste, Lisbonne fait de l'Angola une colonie agricole où affluent les migrants portugais, qui exploitent les travailleurs noirs pour produire canne à sucre, coton, mais et surtout café. Dans et autour de la ville-port de Luanda croît une population mixte, dotée de sa propre culture. Au XXe siècle, certains de ses membres affronteront le régime colonial, puis donneront les futurs leaders indépendantistes. Après l'autonomie nationale acquise en 1975, les mouvements de libération déclenchent une longue guerre civile, où interviennent les principaux adversaires idéologiques de la guerre froide, attirés de surcroît par les richesses locales - diamants, cuivre, pétrole. Les populations, notamment les femmes, développent des stratégies inédites de survie. En 2002, ces luttes closes, la reconstruction s'amorce, mais le legs colonial, le régime autoritaire, la dépendance aux revenus pétroliers et la corruption pèsent encore sur l'essor du pays. C'est cette histoire méconnue de l'Angola que l'auteur conte comme une véritable épopée, en orchestrant les giboyeux récits de grands voyageurs de l'époque, les romans angolais souvent très documentés, ainsi que sa propre expérience d'acteur politique engagé n'ayant pas peur des mots.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

LA CITE DE DIEU. Volume 1, livres I à X
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,40 € -

La Cité de Dieu. Tome 2, Livre XI à XVII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,20 € -

LA CITE DE DIEU. Volume 3, livres XVIII à XXII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,20 € -

En finir avec le cléricalisme
Kerimel Loïc de ; Schlegel Jean-LouisRésumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophonesSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,90 €
