Aux acteurs accusés, souillés, piégés par les bourreaux ; aux acteurs tués : une fois, deux fois, mille fois sur la place publique. Aux acteurs amoureux qui apportent des fleurs aux acteurs tués. Aux acteurs qui défient le couvre-feu et engloutissent la nuit, la lune, et leurs chaussures, pour que ce soit vraiment le silence. Aux acteurs venus du désert, différents par la matière, sablonneux et en feu, arrêtés à la frontière, qui ont perdu leur corps, qui on perdu leur corps, qui ont perdu leur corps. Politique et poétique, l'écriture de Lina Prosa place une histoire réelle et actuelle dans une dramaturgie symbolique qui dénonce et offre une résistance face à toute forme de dictature et d'oppression. Un texte inspiré par une rencontre avec Pinar Selek, sociologue et écrivaine turque contrainte à l'exil en raison de ses engagements militants et antimilitaristes.
Nombre de pages
77
Date de parution
09/03/2017
Poids
104g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846815185
Titre
Eclats d'ombre
Auteur
Prosa Lina ; Manganaro Jean-Paul
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
104
Date de parution
20170309
Nombre de pages
77,00 €
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Le matelot ne dit pas toujours la vérité... une fois il est revenu en arrière mais avec la moitié seulement des voyageurs, on n'a jamais rien su de l'autre moitié... une autre fois il a vidé le bateau en pleine mer comme une casserole d'eau sale... tout cela parce que le clandestin est privé de la vérité... on le garde à l'obscur de tout. Il n'a jamais vu une carte postale de Lampedusa. Il n'en a jamais reçu.' Il ne sait pas de quoi il s'agit. Quand on le fait débarquer rien ne dit qu'il est à Lampedusa.
Deux textes traversés par le personnage de Médée. Anatomie d'un désir : "Elle", femme-mère, rêve de Médée... il y a quelque chose d'antiquement grec dans le coeur et dans l'esprit de cette femme prête à tout. Médéàs : C'est l'appel d'une femme à toutes ses ressources pour préparer sa sortie du "présent". Une vision de l'exil envisagé comme non-lieu et non pas comme perte.
Résumé : De Catherine Deneuve à Marilyn Monroe en passant par Romy Schneider et Delphine Seyrig, Des femmes qui nagent est un portrait kaléidoscopique d'actrices et de réalisatrices, dont certaines, pionnières, ont été oubliées. A travers cet hommage sororal, Pauline Peyrade nous renvoie le reflet de femmes puissantes et multiples, créatrices de leur vie autant que de leur art.
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Nour a 11 ans, entre en 6e et arrive d'un pays où le masculin et le féminin n'existent plus. Il y a soixante ans, l'Ustrilie a même adopté une "réforme de grammaire neutre" . Nour est l'enfant de Tala. Tala travaille pour l'Unesco et vient d'obtenir une mutation en France. En franchissant les portes du collège, Nour découvre que les humains sont divisés en deux équipes, les "filles" et les "garçons" . Nour a du mal à s'adapter et déclenche le rire des autres sans comprendre pourquoi. Heureusement, Nour peut parler à son ami imaginaire, un scarabée, et rencontre Eli, que tout le monde s'obstine à appeler Eliott ? : les deux enfants se lient d'une profonde amitié à l'abri de laquelle on peut se confier ses secrets.
La tête dans une main et un revolver dans l'autre, il tâche de comprendre ce qui en lui l'a poussé à être ce qu'il est devenu : un homme encore grandement affamé, mais néanmoins chassé du fastueux banquet de la vie. Car on ne se tue pas repu, mais par excès d'appétit. Mais tout réclame de fouiller encore, de chercher toujours, non pas l'origine du mal, quoique, mais la chaîne inhumaine de ce "peu de choses", "ce ne sont que peu de choses, dit-il, mais mon coeur est serré", morbides grelots qui résonnent aux oreilles des hommes, répétant en cadence à ceux qui veulent l'entendre : tue-toi. Il faut pousser plus avant, car à chaque instant de la quête peut aussi surgir des profondeurs un salut. Ou pas.