Située près d'un lac, Pomo était jadis une bourgade californienne très fréquentée par les touristes. Mais les temps ont changé. C'est pourquoi l'arrivée de John Faith, au volant de sa vieille Porsche, ne passe pas inaperçue. Grand et laid, le visage couvert de cicatrices, il est vite pris en grippe par la plupart des habitants. Harry, le patron du motel, en profite pour majorer le prix de sa chambre ; George, l'employé de banque, l'imagine en train de commettre un hold-up, ce qui arrangerait bien ses affaires car lui-même a puisé dans la caisse ; Richard, le chef de la police, le fait déguerpir d'un stationnement non autorisé pour affirmer son pouvoir. Malgré cette hostilité, John Faith reste la discrétion même : il décline les avances de Storm, une jeune veuve insatiable, et continue d'errer sans but apparent dans Pomo. Mais le drame se noue. Il y a d'abord Audrey, l'institutrice indienne, agressée par un individu masqué qu'elle réussit à mettre en fuite, puis le lendemain, Storm est assassinée. John Faith, qui sortait de chez elle, est arrêté par le chef de la police, mais il réussit à s'enfuir.Auteur de la célèbre série du "détective sans nom", Pronzini utilise ici un thème classique : l'étranger dans la ville. Celui-ci agit comme le catalyseur de tous les préjugés et met en lumière la part d'ombre de chaque protagoniste. Dans ce récit âpre et dur, raconté à plusieurs voix, le romancier a su trouver en permanence le ton juste. --Claude Mesplède
Nombre de pages
430
Date de parution
01/01/2003
Poids
215g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070420971
Titre
Le crime de John Faith
Auteur
Pronzini Bill
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
215
Date de parution
20030101
Nombre de pages
430,00 €
Disponibilité
Epuisé
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J'avais une lésion au poumon, peut-être maligne, et je ne savais pas qu'en allant rendre service à mon vieux copain Harry, propriétaire d'un camp de pêche, mon propre combat muet avec la mort allait s'accompagner des clameurs de la violence, de la démence, de la sournoiserie et du désir qui fait d'une belle femme un instrument meurtrier. Il n'y a pas d'innocents, et c'est pour ça qu'il y a des flics, privés ou pas.
Un flic abattu, sur son seuil, par un Chinois. Et son copain le privé, blessé lui aussi, mais moins gravement, se met en rogne. Car il découvre qu'on avait tenté d'acheter son copain, pourtant réputé pour son intégrité. Alors, il enquête. Dans Chinatown. Ce qui signifie dangers multiples et coups tordus.
Cette jeune femme au visage couvert de bleus, dans une ferme misérable, à deux pas du désert, entre Tucson et Yuma... Et moi, avec les souvenirs tout frais, intolérables, de mon épouse morte de fatigue... Non loin, cette banque pillée, et ces tueurs qui me traquaient, sans que je sache pourquoi... Décidément, c'était dur, la quête du bonheur.
Cette fois, le Détective Sans Nom s'occupe d'un meurtre, d'un accident qui est peut-être un meurtre, et d'une tabatière précieuse que des personnes distinguées, mais dépravées, se disputent. Les gens sont méchants, vraiment.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys