La vie quotidienne en Colombie au temps du cartel de Medellin
Prolongeau Hubert
HACHETTE LITT.
17,04 €
Epuisé
EAN :9782010185571
Des paysans constamment menacés par des guérilleros qui les soumettent au racket et des narcotrafiquants qui leur imposent leur loi ; dans les grandes villes, les gamines, ces enfants des rues qui deviennent vers quatorze ans des sicarios, véritables tueurs à gages ; une insolente volonté de vivre, qui répond à l'omniprésence de la misère et de la mort : la vie quotidienne en Colombie est placée sous le signe de la violence. Dès lors, faut-il s'étonner que le peuple colombien ait pris l'habitude de se passer de ses institutions ? Une constitution démocratique sert de paravent au partage du pouvoir entre deux partis, les conservateurs et les libéraux ; les assassins de tout poil n'ont rien à craindre d'une justice déliquescente ; l'économie officielle est dépassée par le "système D" et, surtout, par la florissante économie parallèle de la drogue dominée par quelques gigantesques fortunes, dont celle de Pablo Escobar. L'enquête d'Hubert Prolongeau, nourrie par de nombreux témoignages, montre comment l'on vit quand la violence imprègne tout un pays au point de devenir sa culture dominante. HUBERT PROLONGEAU Collaborateur de Libération, Télérama, Géo, etc. , Hubert Prolongeau, trente ans, partage sa vie de journaliste indépendant entre le grand reportage et la critique cinématographique. Passionné de voyages, il a effectué plusieurs séjours en Colombie entre 1987 et l'été 1991.
Nombre de pages
399
Date de parution
09/09/1992
Poids
366g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782010185571
Titre
La vie quotidienne en Colombie au temps du cartel de Medellin
Auteur
Prolongeau Hubert
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
366
Date de parution
19920909
Nombre de pages
399,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment les SDF (sur)vivent-ils ? Dans l'anonymat le plus complet, Hubert Prolongeau a partagé pendant quatre mois, la vie des sans-abri. Il livre ici le fruit de sa terrible expérience et en dresse un douloureux inventaire : des quêtes de nourriture, aux hébergements, jusqu'aux recherches de travail ou de partenaires sexuels... Un témoignage brut qui souligne aussi le besoin de reconnaissance en tant qu'individus, et nos sociétés qui veulent de moins en moins les voir et les intégrer.
«Je préfère aller en enfer discuter de politique avec les damnés plutôt que de m'ennuyer au paradis avec des imbéciles.» On cherchera en vain les traces de cruauté et de fourberie chez Machiavel (1469-1527). Cette réputation est le fruit d'un malentendu. Mêlant une conception personnelle de l'histoire à une véritable expérience du terrain, Machiavel n'est pas un philosophe mais un homme politique soucieux du bien public. Parcourant les chemins d'Italie à cheval, il s'occupe des inondations et de la chasse aux faux billets, règle des querelles entre marchands, recrute des miliciens, accomplit de brillantes missions diplomatiques. Se vantant d'aller «chaque jour chez les filles pour se refaire des forces», accusé de sodomie, soupçonné d'avoir trempé dans une conjuration, il sera jeté dans un cachot, torturé, puis banni. Sans cette inactivité forcée, il n'aurait jamais écrit ni Le Prince, ni l'Histoire de Florence.
La mort programmée de l'Amazonie pourrait bien aussi annoncer la nôtre. Le poumon de la planète est malade. Plus grand bassin fluvial du monde, plus grand écosystème de la biosphère, plus grande réserve d'oxygène de la Terre, l'Amazonie est menacée. Aux trafics classiques (drogue, orpaillage, biopiraterie) s'ajoute le drame de la déforestation : extension des grands domaines et de l'élevage bovin, percement de routes, trafic de bois précieux, développement incontrôlé du soja (et bientôt des biocarburants), paupérisation et acculturation des peuples amérindiens. Il faut réagir. Vite.
Après avoir trahi ses amis communistes pendant la chasse aux sorcières, le cinéaste Elia Kazan signe ses plus grands films: Sur les quais, A l'est d'Eden, La Fièvre dans le sang, America, America... Comment le génie est-il né de l'infamie?. Prolongeau raconte cette vie d'extrêmes et de rage par un personnage de son invention, meilleur ami de Kazan, Howard Perrineau: les séances de cinéma où ils se faufilent par la sortie de secours, leur engagement au parti communiste dans le vent social des années trente, les coups de gueule sur les plateaux de théâtre, l'horreur du maccarthysme et les cruels choix auxquels il a mené. Passionnante promenade dans l'Amérique de la Grande Dépression, où Kazan perce à Broadway puis à Hollywood, ce roman croise Marilyn Monroe, Miller, Capra, et tous les lions du grand écran, pétris de contradictions. Sous la plume de Prolongeau, Kazan et toutes ces figures historiques deviennent de vrais personnages romanesques Biographie de l'auteur Journaliste et écrivain, Hubert Prolongeau a notamment publié Sans domicile fixe, Le Curé de Nazareth et Le Baiser de Judas
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.