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Les Siciliens
Privitera Giovanni
HENRY DOUGIER
14,00 €
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EAN :9791031203690
La Sicile, indissociable de la mafia ?Prenez une carte du monde. Repérez la Méditerranée et essayez d'en tracer le centre. La Sicile est le nombril de cette mer-carrefour, centre historique de la planète.À la croisée des mondes, colonisés depuis plus de 3 000 ans, les Siciliens oscillent entre rationalisme occidental et tentations du désert.Parmi ceux que l'on rencontrera : Rosa Cassata est présidente d'un mouvement indépendantiste sicilien ; Salvatore Lupo est l'auteur d'une monumentale Histoire de la mafia ; " Pasquale ", le gamin du film Respiro, nous livre une tranche de vie d'un Sicilien exilé en France ; et U Zi' Peppe, depuis Lampedusa, nous raconte comment de terre d'émigration la Sicile est devenue terre d'immigration.Table des matières : Chapitre I - Un continent en miniatureLes " cent Siciles " : entretien avec Ignazio Buttitta, anthropologue et ethnologue, professeur à la faculté de lettres et de philosophie de l'université de PalermeTrois mille ans de colonisation en héritage : Rencontres avec Giuseppe Sciuri, Salvatore Casisa, Giovanna Spinuzza, Miriam Matraxia et Michele Alvaro, étudiants à l'université de PalermeEntre complexe d'infériorité et sentiment de grandeur : Regard sicilien sur la nation italienneLe cercle vicieux du clientélisme : Rencontre avec Calogero Randazzo, médecin catanais à la retraiteUne histoire de famille : Rencontre dans le village de Petrapirzi' avec Filippo Bacigalupo, jeune Sicilien exilé en ÉcosseChapitre II - Confusion d'identitéLe mythe de la nation sicilienne : Retour sur l'idéologie sicilianisteSicilia Libera et l'indépendantisme sicilien : Entretien avec Rosa Cassata, présidente du mouvement indépendantiste Sicilia LiberaLa question de la langue, creuset de l'identité : Entretien avec Giovanni Ruffino, sociolinguiste, professeur à la faculté de lettres et de philosophie de l'université de PalermeAu silence des institutions répond l'art :Portraits d'artistes contemporains, représentants de la sicilianitéLes Arbëresh, symbole d'intégration : Reportage sur la communauté albanaise du village de Piana degli AlbanesiChapitre III - Théâtralité sicilienneTout n'est que mise en scène : Rencontre avec Giovanni Iemulo, responsable de la fondation Gesualdo Bufalino à ComisoLangage du corps, surnoms et code couleurs : Décryptage de quelques usages siciliensLe profane et le sacré, matières du quotidien : Reportage sur les processions à Prizzi et à Caltanissetta. Rencontre avec le père Castiglione, prêtre de l'église Santa Flavia de CaltanissettaLe goût du mystère : Trois histoires à la croisée du réel et de l'imaginaireChapitre IV - La mafia, excroiss ance perverse d'une mentalité ?L'invention d'une tradition mafieuse : Rencontre avec Salvatore Lupo, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Palerme et auteur de nombreux ouvrages sur la criminalité organiséeGiovanni Falcone, un juge contre la mafia : Entretien avec Marcelle Padovani, correspondante du Nouvel Observateur à Rome depuis 1974, auteure d'une dizaine de livres sur l'ItalieDon Pino Puglisi, le curé martyr : Portrait d'un célèbre prêtre de l'Église de Palerme assassiné par Cosa NostraRendez au peuple sicilien ce que la mafia lui a volé ! Reportage sur Libera, principale ONG italienne antimafiaChapitre V - Rêve américain, rêve européenTerre d'émigration et d'immigration : Entretien avec Emanuele Macaluso, ex-sénateur, député, syndicaliste et journalisteLa diaspora des oriundi, les Siciliens de l'extérieur : Rencontre avec Giuseppe Di Maria, ancien tenancier de bar en Belgique. Reportage à bord du ferry Palerme-GênesUn émigré sicilien du xxie siècle : Entretien avec Francesco Casisa, acteur du film RespiroLampedusa, porte d'entrée vers l'Europe : Reportage à Lampedusa et rencontre avec Giusi Nicolini, le maire de la villeLes Siciliens de deuxième génération : Rencontre avec Ebtissem Selimi, étudiante en droit à l'université d'Aix-MarseilleConclusionAnnexesÉcrivains, artistes et cinéastesLa Sicile en 10 filmsLa Sicile en 10 datesChiffres clés
Privitera Giovanni ; Roustan Didier ; Di Meco Eric
Résumé : Le 26 mai 1993, l'Olympique de Marseille remportait la Ligue des Champions de football. A la Belle-de-Mai, quartier populaire de Marseille, une famille se prépare pour regarder le match à la télévision. On suit les préparatifs, puis avec elle on suit le match. Un roman avec une unité de temps et une unité de lieu (l'appartement de la famille et son téléviseur...) riche en émotion, en stress, en suspense sportif (même si on sait qui a gagné à la fin). Et en même temps un roman sociologique qui nous plonge dans une famille populaire d'un quartier populaire de Marseille. Merci de noter la préface du journaliste Didier Roustan et la postface du joueur Eric Di Meco, qui était membre de l'équipe marseillaise ce jour-là.
Résumé : Luigi Alfano : de son enfance à sa carrière de footballeur puis à celle d'entraineur du Sporting Club de Toulon " Encore sous l'effet de l'adrénaline, Luigi empoigna son nez dans sa main droite et, d'un coup sec, accompagné d'un craquement d'os fracassant, il le remit en place comme on remet un noeud de cravate. " Depuis près d'un demi-siècle, Luigi Alfano défend les couleurs d'une seule et même ville : Toulon. Giovanni Privitera retrace la vie et la passion de ce footballeur italien devenu entraineur du Sporting Club de Toulon. Il revient sur son enfance napolitaine, son parcours vers le monde professionnel, ses confrontations aux vedettes internationales du championnat de France et ses aventures rocambolesques sur les pelouses de France et de Navarre avec son équipe de toujours. On y retrouve aussi sa pugnacité, son jeu de tête unique et son nez légendaire. Ce récit nous plonge avant tout dans un football d'un autre temps, avec ses codes, ses valeurs, ses travers.
Le trajet physique et psychologique d'un réfugié afghan de Kaboul à Marseille... Une histoire vraie, tristement ordinaireSafi Mohammad a traversé près d'un quart du globe. Soixante-dix jours passés à marcher, dans des bus ou dans la benne d'un pick-up, qui vont marquer sa vie et le changer à tout jamais. De Kaboul à Marseille en passant par Téhéran, Istanbul, Sofia, Belgrade, Vienne, Milan, Nice,ce jeune Afghan a parcouru près de 10 000 km, sans le choisir.Sur son chemin, il rencontre Giovanni Privitera, enseignant et bénévole au centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Saint-Charles à Marseille. Les deux hommes se lient d'amitié. Ensemble,ils décident de faire de son histoire un livre. Ils retracent son périple, les raisons de son départ, les villes traversées, les paysages découverts, les passeurs et les compagnons de route rencontrés, la demande d'asile, sa nouvelle vie sur ce territoire inconnu, loin des siens. Un voyage à la fois dramatique et terriblement banal, peut-être aussi extrêmement formateur.Une immersion authentique dans l'univers d'un migrant ordinaire, dans les méandres de l'exil et de l'impossible retour en arrière.
Mêlant récit romanesque et enquête historique, chaque auteur raconte l'histoire d'un tableau célèbre : Bal du moulin de la Galette. Paris, un dimanche de fin de printemps 1876. Auguste Renoir plante son chevalet au moulin de la Galette pour immortaliser l'ambiance insouciante de cette guinguette sur la butte de Montmartre. La bohème parisienne se retrouve pour danser, manger et boire en toute insouciance. Amis du peintre, modèles, artistes et habitués du lieu poseront pour lui sur plusieurs semaines. Cette oeuvre présentée pour la première fois lors de la troisième exposition impressionniste en avril 1877 sera incomprise et parfois moquée par une presse hostile à cette peinture d'un genre nouveau. Pourtant, Georges Rivière, critique d'art, écrira à son sujet : "C'est un véritable témoignage historique, un précieux monument représentant la vie parisienne avec une rigoureuse exactitude." A travers celles et ceux qui ont côtoyé l'artiste, le roman raconte l'histoire de cette oeuvre et de Renoir, peintre de la figure humaine et du bonheur de vivre, qui réussit avec sa palette de couleurs un jeu de lumière et d'ombres remarquable. Une représentation poétique du plaisir d'être ensemble, figé pour l'éternité dans ce tableau iconique, chef-d'oeuvre des débuts de l'impressionnisme.
En 1948, six ans avant sa disparition, Matisse affirmait : J'ai toujours essayé de dissimuler mes efforts. J'ai toujours souhaité que mes oeuvres aient la légèreté et la gaîté du printemps qui ne laisse jamais soupçonner le travail qu'il a coûté. La Danse, réalisée en 1909, puis sa version finale de 1910 commandée par le collectionneur russe Sergueï Chtchoukine pour sa demeure à Moscou, est au coeur de ce roman. Il raconte la création de l'une des plus célèbres oeuvres de Matisse, devenue une icône du fauvisme, marquée par l'utilisation de couleurs pures et la simplification des formes. Une composition qui célèbre la vie, la joie, le mouvement, mais aussi la liberté dans une forme d'extase. Matisse parlait de La Danse comme d'un "sujet décoratif et musical", destiné à éveiller des émotions plutôt que raconter une histoire.
Roman d'un chef d'oeuvre. La Fornarina est l'un des tableaux les plus mystérieux de Raphaël. Peint à Rome vers 1518-1520, le portrait serait identifié comme étant celui de la maîtresse du peintre, sans doute à tort selon le récit de l'auteure, historienne de l'art. La Fornarina est l'un des tableaux les plus mystérieux de Raphaël. Peint à Rome vers 1518-1520, le portrait est identifié à la maîtresse du peintre, nourrissant depuis des siècles, la légende romantique de l'artiste et de sa muse. Le modèle porte, en effet, les attributs de la jeune épouse et la symbolique de l'union. Pourtant, le peintre ne s'est jamais marié, et aucun témoignage ne mentionne ce portait comme étant celui de sa maîtresse avant le XVIIe siècle. Provoquante, choquante, rappelant les belle donne des peintres vénitiens, la jeune femme lance de son regard une invitation au plaisir charnel, loin de la grâce et de la délicatesse des Madones du maître. La Fornarina interpelle et détient encore le secret de son identité. Réalisé dans un contexte de création lié aux commandes d'Agostino Chigi - ami et mécène du peintre - et à la décoration de sa Villa à l'occasion de son mariage, le portrait n'est pas achevé au moment de la mort du peintre, survenue brutalement, comme celle d'Agostino Chigi et de sa jeune épouse, la vénitienne Francesca Ordeaschi, à peine quatre jours plus tard. Et si la Fornarina cachait l'identité d'une autre personne ?? Et si ce portrait racontait une autre histoire, celle d'une femme amoureuse qui voulait se révéler à elle-même ??
Lignes de vie d'un peuple, une collection nourrie d'enquêtes dans laquelle un peuple exprime sa mémoire, ses valeurs, son imaginaire, sa créativité. Un ensemble de témoignages et d'interviews qui permettent de comprendre un pays et ses habitants. Que sait-on de l'Australie et des Australiens ? Si l'exotisme du pays attire, on le connaît cependant peu au-delà des clichés que sont les kangourous, le surf et la météo (supposée) toujours clémente. Pour une meilleure compréhension de cette île-continent, ce livre va à la rencontre de vingt et un Australiens, interviewés sur cinq sujets fondamentaux que sont le multiculturalisme, la culture égalitaire du mateship ("fidélité fraternelle" considérée comme un principe fondamental de la culture de l'Australie), la terre, le sport et les défis contemporains. Les entretiens et témoignages de ce livre mettent en évidence ce qui différencie la culture australienne du reste du monde, mais aussi les paradoxes et l'infinité variété de cette culture. Loin de l'image lisse et unifiée que l'on peut avoir des Australiens, cet ouvrage révèle la diversité des parcours et des points de vue des vingt-six millions d'habitants Down Under. Ce livre s'adresse aux curieux, aux passionnés et à ceux qui prévoient de se rendre en Australie. Il espère donner quelques clés de lecture pour se préparer physiquement ou mentalement au voyage, sans pour autant ôter le plaisir de la découverte future.
« Le livre dont l'Europe avait besoin, au bon moment. »Timothy Snyder, auteur de De la libertéDe la reconstruction d'après-guerre et son idéal d'un territoire « entier, libre et en paix » à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, Timothy Garton Ash retrace l'extraordinaire histoire de notre continent.L'auteur, qui a consacré sa vie à cette étude, et conseillé différents présidents et ministres, s'appuie sur un demi-siècle d'expériences vécues ou rapportées : la sienne, celle de son père qui a participé au débarquement, et celles des Européens de toutes nationalités qu'il a interrogés, illustres comme anonymes.Du vent de liberté soufflant sur les chantiers navals polonais à Paris frappée par le terrorisme, en passant par la fondation de l'Union européenne, Europes est la chronique lucide de notre époque, ainsi qu'un cri d'alarme pour sauver ce que nous avons collectivement réalisé.Traduit de l'anglais par Emmanuelle et Philippe AronsonNotes Biographiques : Né à Londres en 1955, Timothy Garton Ash est historien, professeur d?études européennes à l'université d'Oxford, journaliste et essayiste. Auteur d'une dizaine de livres, il a reçu de nombreux prix pour son travail historique et journalistique, dont le prix Charlemagne 2017 qui distingue les personnalités engagées pour l'unification européenne. Europes, son dernier livre, est traduit dans 20 langues.
Un despote et une vision impériale : telle est la prison où l'identité russe est enfermée depuis des siècles. Et ce n'est pas Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt-cinq ans et artisan de la guerre en Ukraine, qui le démentira ! Il ne fait pas de doute qu'un régime pluraliste et ouvert ne peut émerger durablement en Russie tant que les Russes ne tournent pas aussi le dos à cette identité impériale qui se drape dans un faux anti-impérialisme et une fausse défense existentielle. Telle est la thèse audacieuse de cet essai qui se poursuit par un choix de textes - pour certains peu connus - d'Européens qui, du XVIe au XXIe siècle, ont interrogé le despotisme impérial de la Russie. Leur actualité est troublante. Car ne nous y trompons pas : fascinés et critiques, ces textes sont également un miroir tendu à l'Europe, lui renvoyant ce qu'elle fut : coloniale, impérialiste et fasciste - et ce qu'elle pourrait bien devenir : antidémocratique.
L'Ukraine interroge, questionne, interpelle. Elle a offert son histoire à la Russie ; en retour, celle-ci a cherché à l'effacer. Dès son émergence sur la scène politique européenne, l'Empire russe s'est attaché à détruire l'Ukraine. Pourquoi ? Parce qu'elle demeure le seul pays au monde à détenir la véritable histoire des tsars de Moscou, celle-là même que Pierre Ier et Catherine II ont tenté désespérément de dissimuler. L'Ukraine est la seule à savoir que la puissance de la Russie n'est qu'un mythe. C'est précisément pour cette raison qu'elle ne l'a jamais crainte et lui a toujours opposé une résistance acharnée. Cet ouvrage d'actualité nous convie à un voyage dans son Histoire, pour dévoiler, comprendre et déconstruire les mythes qui l'entourent. Car la grandeur magnifiée de la Russie n'est qu'illusion. Il révèle le grand réveil de l'identité ukrainienne, la prise de conscience d'un peuple aux racines millénaires (plus de 6 000 ans), obstinément ignoré par l'Europe jusqu'en 2022... et le début de la guerre.