La Sicile, indissociable de la mafia ?Prenez une carte du monde. Repérez la Méditerranée et essayez d'en tracer le centre. La Sicile est le nombril de cette mer-carrefour, centre historique de la planète.À la croisée des mondes, colonisés depuis plus de 3 000 ans, les Siciliens oscillent entre rationalisme occidental et tentations du désert.Parmi ceux que l'on rencontrera : Rosa Cassata est présidente d'un mouvement indépendantiste sicilien ; Salvatore Lupo est l'auteur d'une monumentale Histoire de la mafia ; " Pasquale ", le gamin du film Respiro, nous livre une tranche de vie d'un Sicilien exilé en France ; et U Zi' Peppe, depuis Lampedusa, nous raconte comment de terre d'émigration la Sicile est devenue terre d'immigration.Table des matières : Chapitre I - Un continent en miniatureLes " cent Siciles " : entretien avec Ignazio Buttitta, anthropologue et ethnologue, professeur à la faculté de lettres et de philosophie de l'université de PalermeTrois mille ans de colonisation en héritage : Rencontres avec Giuseppe Sciuri, Salvatore Casisa, Giovanna Spinuzza, Miriam Matraxia et Michele Alvaro, étudiants à l'université de PalermeEntre complexe d'infériorité et sentiment de grandeur : Regard sicilien sur la nation italienneLe cercle vicieux du clientélisme : Rencontre avec Calogero Randazzo, médecin catanais à la retraiteUne histoire de famille : Rencontre dans le village de Petrapirzi' avec Filippo Bacigalupo, jeune Sicilien exilé en ÉcosseChapitre II - Confusion d'identitéLe mythe de la nation sicilienne : Retour sur l'idéologie sicilianisteSicilia Libera et l'indépendantisme sicilien : Entretien avec Rosa Cassata, présidente du mouvement indépendantiste Sicilia LiberaLa question de la langue, creuset de l'identité : Entretien avec Giovanni Ruffino, sociolinguiste, professeur à la faculté de lettres et de philosophie de l'université de PalermeAu silence des institutions répond l'art :Portraits d'artistes contemporains, représentants de la sicilianitéLes Arbëresh, symbole d'intégration : Reportage sur la communauté albanaise du village de Piana degli AlbanesiChapitre III - Théâtralité sicilienneTout n'est que mise en scène : Rencontre avec Giovanni Iemulo, responsable de la fondation Gesualdo Bufalino à ComisoLangage du corps, surnoms et code couleurs : Décryptage de quelques usages siciliensLe profane et le sacré, matières du quotidien : Reportage sur les processions à Prizzi et à Caltanissetta. Rencontre avec le père Castiglione, prêtre de l'église Santa Flavia de CaltanissettaLe goût du mystère : Trois histoires à la croisée du réel et de l'imaginaireChapitre IV - La mafia, excroiss ance perverse d'une mentalité ?L'invention d'une tradition mafieuse : Rencontre avec Salvatore Lupo, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Palerme et auteur de nombreux ouvrages sur la criminalité organiséeGiovanni Falcone, un juge contre la mafia : Entretien avec Marcelle Padovani, correspondante du Nouvel Observateur à Rome depuis 1974, auteure d'une dizaine de livres sur l'ItalieDon Pino Puglisi, le curé martyr : Portrait d'un célèbre prêtre de l'Église de Palerme assassiné par Cosa NostraRendez au peuple sicilien ce que la mafia lui a volé ! Reportage sur Libera, principale ONG italienne antimafiaChapitre V - Rêve américain, rêve européenTerre d'émigration et d'immigration : Entretien avec Emanuele Macaluso, ex-sénateur, député, syndicaliste et journalisteLa diaspora des oriundi, les Siciliens de l'extérieur : Rencontre avec Giuseppe Di Maria, ancien tenancier de bar en Belgique. Reportage à bord du ferry Palerme-GênesUn émigré sicilien du xxie siècle : Entretien avec Francesco Casisa, acteur du film RespiroLampedusa, porte d'entrée vers l'Europe : Reportage à Lampedusa et rencontre avec Giusi Nicolini, le maire de la villeLes Siciliens de deuxième génération : Rencontre avec Ebtissem Selimi, étudiante en droit à l'université d'Aix-MarseilleConclusionAnnexesÉcrivains, artistes et cinéastesLa Sicile en 10 filmsLa Sicile en 10 datesChiffres clés
Privitera Giovanni ; Roustan Didier ; Di Meco Eric
Le 26 mai 1993, l'Olympique de Marseille remportait la Ligue des Champions de football. A la Belle-de-Mai, quartier populaire de Marseille, une famille se prépare pour regarder le match à la télévision. On suit les préparatifs, puis avec elle on suit le match. Un roman avec une unité de temps et une unité de lieu (l'appartement de la famille et son téléviseur...) riche en émotion, en stress, en suspense sportif (même si on sait qui a gagné à la fin). Et en même temps un roman sociologique qui nous plonge dans une famille populaire d'un quartier populaire de Marseille. Merci de noter la préface du journaliste Didier Roustan et la postface du joueur Eric Di Meco, qui était membre de l'équipe marseillaise ce jour-là.
Luigi Alfano : de son enfance à sa carrière de footballeur puis à celle d'entraineur du Sporting Club de Toulon " Encore sous l'effet de l'adrénaline, Luigi empoigna son nez dans sa main droite et, d'un coup sec, accompagné d'un craquement d'os fracassant, il le remit en place comme on remet un noeud de cravate. " Depuis près d'un demi-siècle, Luigi Alfano défend les couleurs d'une seule et même ville : Toulon. Giovanni Privitera retrace la vie et la passion de ce footballeur italien devenu entraineur du Sporting Club de Toulon. Il revient sur son enfance napolitaine, son parcours vers le monde professionnel, ses confrontations aux vedettes internationales du championnat de France et ses aventures rocambolesques sur les pelouses de France et de Navarre avec son équipe de toujours. On y retrouve aussi sa pugnacité, son jeu de tête unique et son nez légendaire. Ce récit nous plonge avant tout dans un football d'un autre temps, avec ses codes, ses valeurs, ses travers.
Le trajet physique et psychologique d'un réfugié afghan de Kaboul à Marseille... Une histoire vraie, tristement ordinaireSafi Mohammad a traversé près d'un quart du globe. Soixante-dix jours passés à marcher, dans des bus ou dans la benne d'un pick-up, qui vont marquer sa vie et le changer à tout jamais. De Kaboul à Marseille en passant par Téhéran, Istanbul, Sofia, Belgrade, Vienne, Milan, Nice,ce jeune Afghan a parcouru près de 10 000 km, sans le choisir.Sur son chemin, il rencontre Giovanni Privitera, enseignant et bénévole au centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Saint-Charles à Marseille. Les deux hommes se lient d'amitié. Ensemble,ils décident de faire de son histoire un livre. Ils retracent son périple, les raisons de son départ, les villes traversées, les paysages découverts, les passeurs et les compagnons de route rencontrés, la demande d'asile, sa nouvelle vie sur ce territoire inconnu, loin des siens. Un voyage à la fois dramatique et terriblement banal, peut-être aussi extrêmement formateur.Une immersion authentique dans l'univers d'un migrant ordinaire, dans les méandres de l'exil et de l'impossible retour en arrière.
Qui était Marie de Magdala, connue sous le nom de Marie-Madeleine ... Fidèle à celle décrite dans les Évangiles, Maureen Demidoff n'en fait ici ni une prostituée ni une pécheresse. Au contraire, loin de ses avatars littéraires et religieux, sa Marie est avant tout le mythe de la femme " pensée " par Jésus. Une figure étonnement libre pour son époque, dotée d'intelligence, moderne, et très certainement rebelle pour les m'urs de son temps. Vulgarisation romancée, exigeante et approfondie du mythe. Qui était Marie de Magdala, connue sous le nom de Marie-Madeleine ... Fidèle à celle décrite dans les Évangiles, Maureen Demidoff n'en fait ici ni une prostituée ni une pécheresse. Au contraire, loin de ses avatars littéraires et religieux, sa Marie est avant tout le mythe de la femme " pensée " par Jésus. Une figure étonnement libre pour son époque, dotée d'intelligence, moderne, et très certainement rebelle pour les m'urs de son temps.
Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d'été en Hongrie. Franz reconnaît bientôt en l'une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme s?ur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste. Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus ténus, ne sont-ils pas, parfois, des aveux ? Un été à quatre mains explore les invisibles mouvements du c?ur, et le mystère d'une histoire entre deux êtres qui rêvent d'un monde où ils trouveraient enfin leur place.
Pays-Bas : un petit pays mais une forte influence. Découvrir ce pays par ses habitants. Bout de terre gagné sur les flots de la mer du Nord par la seule pugnacité de ses habitants, les Pays-Bas représentent un modèle unique à plus d'un titre. Méconnus, les Néerlandais sont pourtant omniprésents dans notre quotidien (Unilever, Philips, Hema...) et ont su mener leur pays parmi les principales puissances économiques européennes et mondiales. Forts de leur riche passé, les Pays-Bas offrent aujourd'hui l'image d'un pays prospère, innovant et dynamique mais aussi contradictoire... Chantres des libertés individuelles, pour qui ni le sexe ni les drogues ne sont tabous, les Néerlandais sont les inventeurs de la télé réalité et de sa scandaleuse émission Big Brother .
La Belgique, un pays petit par sa taille mais grand par son influence Dans l'imaginaire populaire, quand on parle de la Belgique, on pense aux moules, aux frites, à la bière, à Jacques Brel ou à Stromae. Les Belges bénéficient d'une image sympathique, teintée de surréalisme. Pourtant, sous une apparente bonhomie, le royaume est un territoire fracturé, traversé par des soubresauts identitaires, politiques et économiques. Vivre dans un pays divisé en communautés pousse chacun à évoluer dans sa langue, dans ses symboles et... dans sa bulle. C'est par de nombreux témoignages et rencontres de Belges, connus ou non, que Jérémy Audouard montre un facette inconnue de la Belgique. On retrouve de grands noms de la culture comme Philippe Geluck, Jean Quatremer, In Koli Jean Bofane ; de la télé avec Jean Libon, créateur de Strip-Tease ; ou encore de l'astrophysicien Mickaël Gillon. Et comment parler de la Belgique sans évoquer la bière, c'est chose faite avec un reportage dans la brasserie Brussels Beer Project.
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Le goulag : des camps soviétiques de travaux forcés au fin fond de la Sibérie dont l'existence fut révélée à travers le monde en 1973 par l'écrivain Alexandre Soljenitsyne. Au-delà de cette simple phrase, que sait-on du Goulag ? Quand cela a-t-il commencé ? Combien de détenus, de morts ? Quels étaient les motifs d'arrestation ? Y avait-il des femmes, des enfants ? Dans quelle mesure ce système a-t-il participé au développement économique de l'URSS ? Le Goulag, acronyme de Direction centrale des camps, est l'un des systèmes répressifs les plus impitoyables et les plus meurtriers du XXe siècle. Par son gigantisme, par sa longévité, par le nombre de ses victimes, il est hors norme : des milliers de camps et des millions de zeks contraints de travailler jusqu'à l'épuisement dans le froid, le dénuement, l'isolement, le manque total d'hygiène, la peur, la faim et l'humiliation... De la fin des années 1920 au milieu des années 1950, 20 millions de Soviétiques sont passés par les camps du Goulag, 6 millions ont été déportés, 4 millions ne sont jamais revenus ni des camps ni de la déportation. L'enjeu fondamental de ce livre est de raconter, de décrire et d'expliquer cette entreprise de production et de déshumanisation dont l'existence a longtemps été occultée à l'Est et niée à l'Ouest. L'originalité de Goulag, une histoire soviétique est d'allier, pour la première fois, un récit historique nourri des recherches les plus récentes avec un descriptif concret de la vie et de la violence des camps, du travail des zeks, s'appuyant sur une riche iconographie (photographies, dessins, cartes, documents administratifs, statistiques) dont une large partie d'inédits issus de l'ONG russe Memorial. En complément, l'ouvrage propose de nombreux encadrés : les grands chantiers (canal mer Blanche-mer Baltique, la Voie morte), les camps emblématiques (les Solovki, la Kolyma, Vorkouta...), les grands témoins (Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg, Margolin, Rossi, Buber-Neumann), mais aussi les témoignages de victimes anonymes. Par les auteurs de la série documentaire Goulag, une histoire soviétique (une production Kuiv - Michel Rotman ; diffusion Arte).
Manchester, 16 août 1819. Quelque 60 000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. À peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour des réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires.