Extrait Introduction Le mot «symbole» vient d'un verbe grec (syn-ballô) qui signifie «jeter ensemble, réunir, assembler». Le symbole est donc un objet, un animal, un personnage à la réalité physique ou virtuelle à quoi une société humaine ajoute, par convention, une valeur ou un sens. Ainsi, le drapeau est pour nous un symbole de la patrie et la balance symbolise la justice. Les symboles sont donc étroitement liés au contexte socioculturel, qu'ils soient d'expression textuelle ou figurative. Puisqu'ils veulent renvoyer à autre chose que ce que disent les mots ou montrent les images, il faut que ce premier degré de signification soit spontanément reconnu comme évoquant un au-delà du sens apparent. Faute de quoi ils ne sont perçus que comme exprimant des réalités communes et souvent bien plates. Or le code implicite, partagé par un milieu, une classe, une région, une foi, une histoire, est de nature éphémère, lié qu'il est à un mode de vie et de penser. Ainsi, il est évident qu'une civilisation exclusivement terrienne ne privilégiera pas un éventuel symbolisme du navire, de la mer et de la navigation (voiles, rames, gouvernail, gréement, phare, naufrage, etc). Une société habituée à célébrer des repas funéraires donnera quant à elle facilement une valeur symbolique aux images de banquets. Il n'est donc pas de bonne méthode d'élaborer un dictionnaire général des symboles, ni même de le faire en limitant l'enquête au christianisme. Il faut fixer un cadre historique et géographique un peu plus contraignant. C'est pourquoi l'objet de la présente enquête ne porte que sur le christianisme ancien. Encore faut-il préciser que cela englobe approximativement les cinq et six premiers siècles. C'est le moment le plus fécond de la production patristique et c'est alors que le premier art chrétien apparaît et se développe. L'enquête porte nécessairement sur deux types de documents : en premier lieu les écrits des Pères contiennent de fréquents développements dégageant la valeur symbolique de personnes, d'actions, d'animaux ou d'objets. Cela se lit dans des traités doctrinaux, des commentaires bibliques, des prédications, des prières, des liturgies et des poèmes. Ensuite il faut examiner tout aussi sérieusement le monde des images : fresques et peintures des catacombes, mosaïques des églises, sculptures, notamment sur les sarcophages et plaques funéraires. En ce domaine la méthode doit être particulièrement exigeante. Il faut se garder de toujours chercher dans les textes l'explication des images. C'est parfois une interprétation qui s'impose, mais la preuve doit en être chaque fois apportée. A priori, il convient de poser que les textes et les images appartiennent à deux mondes qui ne coïncident pas forcément. Les Pères sont des théologiens, même quand ils exercent aussi des responsabilités de pasteurs de communautés. Pour les images, les choses sont moins simples : leur conception (c'est-à-dire les commandes passées aux artistes/artisans) est parfois nettement influencée par des idées et des pratiques s'inspirant davantage de la piété populaire, fût-elle marquée de paganisme, que de haute théologie. De plus, la réalisation est confiée à des ateliers dont les habitudes et les préférences influencent évidemment les réalisations. Par ailleurs, en ce qui concerne les sarcophages, nous savons qu'ils étaient souvent fabriqués à l'avance et proposés à l'acheteur pratiquement achevés. Dans ce cas le sarcophage esquissait, au sein de scènes traditionnellement reçues comme convenant à ce genre de monument, la silhouette du ou des défunts, permettant à l'acheteur de faire sculpter au dernier moment leurs portraits ressemblants. Chaque document, de quelque genre qu'il soit, doit donc être analysé pour lui-même et sans a priori. L'ensemble des textes et des images forme une masse documentaire aux dimensions redoutables. Si le champ de la littérature a été souvent labouré, rendant ainsi la moisson assez facilement accessible, l'iconographie est une discipline moins commune, mais tout aussi exigeante, afin d'éviter les jugements fondés sur de seules impressions subjectives. Ainsi définie, la tâche est immense. J'ai travaillé de mon mieux mais accepte d'avance les critiques qui me reprocheraient d'avoir omis tel document, qu'il soit d'ordre textuel ou figuré.
Les premières générations chrétiennes nous ont légué des écrits d'une grande profondeur et d'une réelle beauté. Mais la porte de ce trésor ne s'ouvre qu'aux spécialistes alors qu'un bien plus large public est susceptible de l'apprécier et d'en enrichir sa foi. L'auteur a relu les oeuvres qu'il connaissait en y cueillant les passages qui lui semblaient particulièrement remarquables. Les textes sont offerts en une traduction originale qui ne vise pas à la littéralité mais l'auteur se permet une raisonnable liberté afin de les rendre plus accessibles au lecteur d'aujourd'hui. Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera trois séries de textes: une première pour la prière personnelle et d'assemblée, une autre expose les principales affirmations de la foi, et une dernière parle directement à la piété quotidienne des croyants. Un ouvrage à ne pas lire d'une seule traite, mais à utiliser pour prier et méditer au quotidien.
Avant d'être lus comme des livres d'histoire, les évangiles sont à lire comme des confessions de foi. L'historien a parfois la chance et le privilège de percevoir dans les évangiles à la fois la voix de Jésus et l'écho qu'elle suscite dans le monde des humains et cette découverte est infiniment précieuse: elle montre que les premiers témoins n'ont pas seulement entendu et vu, mais qu'ils ont cru. Quand il a réussi à mettre cela en lumière, l'historien se garde de faire un pas de plus, il garde le silence. Alors l'Evangile résonne comme en stéréophonie aux oreilles du lecteur qui se trouve appelé à donner à Jésus la même réponse que les premiers témoins. Qui dites-vous que je suis, demande Jésus à ses disciples, et leurs réponses sont aussi variées que celles qu'on peut donner aujourd'hui. Mais Pierre dit le dernier mot qui est de foi: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. La science historique nous aide à retrouver le sens exact de ces mots. Elle nous permet donc d'écrire l'histoire de la foi. Mais ce n'est pas encore l'essentiel: l'érudition a parlé, mais la question de Jésus demeure. Elle ne cesse de résonner depuis les évangiles. Elle appelle une réponse de chaque homme.
Au commencement de l'Eglise... Vivre les Actes des Apôtres avec des enfants ! Un choix de textes bibliques et d'animations (jeux de mise en situation, jeux d'observation, narrations) qui permettent aux enfants de 7 à 12 ans de découvrir la mission de l'Eglise conduite par l'Esprit, la communauté chrétienne dans son témoignage par la Parole et la solidarité, son enracinement dans le judaïsme et son ouverture aux autres. Le même matériel peut également être utilisé, selon une démarche simplifiée, avec des 5-7 ans".
Matériel basé sur le texte de Luc et des Actes. 9 séquences : la tentation, le dernier repas, la prière au mont des Oliviers, le reniement de Pierre, Simon de Cyrène porte la croix, Jésus crucifié, le tombeau vide, l'Ascension, Pentecôte. Avec 4 cultes "clés en mains" et 10 narrations bibliques. Le matériel enfant comprend : 1 livre + 10 posters + 1livret liturgique.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Résumé : Mythes de la Mésopotamie. Un riche héritage de création littéraire, au vaste souffle épique, nous fut révélé lorsque, au XIXe siècle, des érudits réussirent à déchiffrer les mystérieux symboles de l'écriture cunéiforme inscrits sur des tablettes d'argile, il y a plus de cinq mille ans, par les Mésopotamiens de la Haute Antiquité. Des thèmes étonnamment familiers apparurent alors, forçant le monde victorien à réviser ses croyances en la Bible comme source unique de vérité. Ainsi, l'Epopée de Gilgamesh, la saga d'un homme parti à la recherche de la vie éternelle, comprend des scènes d'un déluge antérieur à l'histoire de Noé et de son arche...Une autre version de l'origine de l'humanité est décrite dans l'Epopée de la Création mésopotamienne, tandis que la légende d'Etana préfigure le mythe de la Mésopotamie fondent à leur manière notre tradition littéraire occidentale. Ce sont aussi, tout simplement, des histoires fascinantes.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Déesses de la guerre et dieux solaires, animaux fabuleux, sacrifices humains et mystère de l'Autre Monde sont quelques-uns des thèmes liés aux anciens Celtes, qui peuplèrent une grande partie de l'Europe entre 600 avant J. -C. et 400 après J. -C. Bien qu'ils n'aient pas laissé d'écrits, des témoignages importants de leurs croyances et de leur mythologie ont survécu. Le légendaire de l'Irlande et du pays de Galles fut consigné à une période ultérieure par les scribes chrétiens, mais de nombreux éléments de la mythologie païenne ancienne s'y inscrivent en filigrane. Autant de récits qui nous introduisent à un monde fascinant de noms, d'images et de symboles celtiques et attestent des cérémonies et des rituels par lesquels les Celtes communiquaient avec le surnaturel.