En marge de toute norme ? Certains ont entrepris de transgresser règlements et usages pour édifier l'espace qui les habite. En ces lieux de rupture, le rêve de bâtir se nourrit de lui-même : il est un art de vivre et une manière de philosopher personnelle et concrète qui s'enracinent dans l'imaginaire. La confrontation de ces oeuvres singulières nous montre comment l'imaginaire se symbolise à travers certaines figures formelles, spatiales, comportementales. A quels manques et désirs, à quelle crise, répondent ce besoin de créativité individuelle, cette appropriation démesurée de l'espace ? Là opère la fonction motrice de l'Imaginaire. "Bâtir, habiter, penser" ont des racines communes. Le choix d'un site, d'un volume, d'un motif, d'une matière est l'aveu et la reconnaissance d'une réalité intime. L'imagination matérielle est à l'oeuvre, et le recours à des jeux de miroir donne aux Bâtisseur de l'Imaginaire cette extraordinaire possibilité d'être autre et autres dans un espace où il n'y aurait plus de séparation entre réel et imaginaire. Ces parcours, domaines, sanctuaires, monuments, jardins ne sont pas nécessairement habitables. Mais dans ces lieux de rencontre, les Bâtisseurs de l'Imaginaire matérialisent la volonté et le désir de renaître et d'appartenir à un monde plus relié, orienté, cosmisé.
Nombre de pages
420
Date de parution
02/12/2016
Poids
2 588g
Largeur
245mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040348
Titre
Les bâtisseurs de l'imaginaire
Auteur
Prévost Clovis
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
245
Poids
2588
Date de parution
20161202
Nombre de pages
420,00 €
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Artiste emblématique du surréalisme, proche de Breton et de Dali par son nonconformisme, Clovis Trouille (1889-1975) a construit une oeuvre anticléricale et antimilitariste, d'un érotisme insolent. Le succès de l'exposition Magritte au Jeu de Paume et de la vente André Breton, où figurait La religieuse aux bas rouges de Clovis Trouille, a témoigné une nouvelle fois de la place inégalée du surréalisme dans notre modernité. Personnage emblématique, proche de Breton et de Dali par son non-conformisme, Clovis Trouille (1889-1975) a traversé le XXe siècle sans pourtant figurer comme il aurait dû dans les livres d'histoire de l'art. En effet, ses toiles anticléricales et antimilitaristes, d'un érotisme insolent, lui ont valu d'être boudé par la critique et foudroyé par la bourgeoisie de l'époque dont il rejetait violemment "la morale, l'imposture de sa religion et celle de ses curés". En solitaire inclassable qui préfère accumuler les scandales que sacrifier son art aux contingences du temps ou d'une école, il finira par s'éloigner des surréalistes en raison de leur mépris des maîtres anciens, alors qu'il revendiquait l'héritage des grands peintres de la Renaissance, étudiés et copiés au Musée de Picardie. Si sa fidélité aux canons de l'art classique le reléguait, selon ses propres mots, au titre d'artiste "d'après-garde", certains voient maintenant en lui un précurseur du Pop Art par son utilisation quasi systématique de la photographie et des collages comme support de travail, bien que Marilyn Monroe y apparaisse plus comme un symbole de la beauté féminine que comme une représentation de l'imagerie populaire. Avec presque la totalité des tableaux reproduits sur 288 pages, ce parcours exhaustif à travers l'oeuvre de ce peintre "voyou, voyant et voyeur", qui met en parallèle des tableaux, des lettres et des citations d'auteurs (Sade, Jarry, Roussel, Breton...), compose une monographie exemplaire où, au-delà de l'audace de ses sujets, l'oeuvre subversive de Clovis Trouille réussit à s'imposer par sa fantaisie, sa puissance onirique et son chromatisme exceptionnel. L'AUTEUR Clovis Prévost, cinéaste, photographe et écrivain, a publié des monographies : Alexandre Calder, La Vision artistique et religieuse de Gaudi avec Robert Descharnes, préfacé par Dali, Iconographie populaire de l'érotisme, Picassiette, Le Palais idéal du Facteur Cheval, Les Bâtisseurs de l'imaginaire. Clovis Trouille est une réédition revue et augmentée d'un ouvrage paru aux éditions Melie-s.
Publication éditée pour l'exposition des sculptures d'Étienne Jacobée à la Villa Daumier, à Valmondois. Avec un texte d'Emmanuel Daydé, historien d'art, critique dramatique et musical, journaliste et commissaire d'expositions. Il organise Nuit Blanche à Paris depuis sa création en 2020. Et la présentation du tournage et du film de Clovis Prévost "Étienne Jacobée, sculpteur". Clovis Prévost est photographe, cinéaste et auteur, directeur du département cinéma de la Galerie Maeght entre 1970 et 1975.
Alors qu'à dix-sept ans, il s'apprête à quitter Amiens où il achève ses études de philosophie, des Grieux voit arriver le coche d'Arras. Une jeune fille en descend, si charmante qu'il s'avance vers elle pour l'interroger: ses parents l'envoient pour être religieuse, et elle sait qu'elle va être malheureuse. Décidé à l'arracher à la tyrannie de ses parents, il la loge dans une hôtellerie dont le maître lui est dévoué et le lendemain, à la pointe du jour, tous les deux partent pour Paris. Lorsqu'elle s'est tragiquement achevée, des Grieux fait le récit de sa tumultueuse liaison avec Manon au marquis de Renoncour qui la rapporte dans ses Mémoires que Prévost fait paraître au mois de mai 1731. C'est ainsi la voix même du chevalier que nous entendons, c'est l'émotion qu'il éprouve à raconter et à revivre ce qu'il a vécu qui nous touche - et sa parole fait entendre des accents si vrais que l'on a pucroire que Manon et des Grieux avaient véritablement existé, ou que l'abbé Prévost transposait un moment de sa propre vie. Mais le réalisme poignant de ce récit traversé de souffrances, de cette histoire où le plaisir se vit, s'achète, et conduit à la mort, n'est redevable qu'à l'art éblouissant de l'auteur.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.