Dans la longue durée du temps des violences religieuses, militaires et sociales, le terme " victime " a longtemps désigné l'homme ou la femme que le sacrifice d'adoration ou d'expiation attend. Dès les Lumières, " victime " se sécularise pour qualifier individuellement celle ou celui qui subit la violence d'une catastrophe naturelle ou accidentelle, ainsi que la brutalité volontaire d'un crime de sang, d'un attentat sexuel, voire de ses propres passions. L'histoire religieuse et sociale, l'anthropologie, le genre et l'imaginaire de la " victime " occupent les auteurs de cette enquête collective que marque l'histoire des religions. Mésopotamie du troisième millénaire, Grèce antique, Europe médiévale ou moderne, Inde contemporaine : d'une civilisation à l'autre, dans des traditions orales ou écrites, entre réel et fiction, hier et aujourd'hui, la victime des deux genres détermine les pratiques sociales de la réparation judiciaire ou symbolique, nourrit les représentations culturelles, fascine ou répugne les imaginaires collectifs et redessine les seuils du sensible entre tolérance et intolérance.
Nombre de pages
355
Date de parution
22/02/2012
Poids
525g
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EAN
9782825709955
Titre
Victimes au féminin
Auteur
Prescendi Francesca ; Nagy Agnès Anna
Editeur
GEORG
Largeur
0
Poids
525
Date de parution
20120222
Nombre de pages
355,00 €
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Les Romains ont-ils pratiqué des sacrifices humains lors des Saturnales, cette fête du renversement de l'ordre semblable au Carnaval ? La victime ? le roi des Saturnales ? peut-elle être apparentée à d'autres rois éphémères dont le Père Noël serait, chez nous, le dernier représentant ? C'est à partir de ces questions que Francesca Prescendi mène une enquête passionnante en déterrant un chapitre méconnu de l'histoire des religions. Celle-ci commence par l'étude d'un texte du célèbre anthropologue français Claude Lévi-Strauss, qui médite le récit de l'autodafé d'une effigie du Père Noël par des chrétiens français à Dijon en 1951. Pour établir un lien avec l'Antiquité romaine, Lévi-Strauss convoque Le Rameau d'or de l'anthropologue anglais James George Frazer. De fil en aiguille, Francesca Prescendi s'interroge sur l'importance que le discours sur le sacrifice humain prend dans les écrits des savants de la fin du XIXe siècle, ainsi que dans leurs correspondances privées, jusqu'à présent inédites. De l'Antiquité classique en passant par les contrées moyen-orientales de la Méditerranée jusqu'à la crucifixion de Jésus et la passion d'un martyr, l'enquête se poursuit et trouvera certainement une réponse, mais différente sans doute de celle attendue par le lecteur.
Philippe Borgeaud aura été professeur d'histoire des religions à l'Université de Genève pendant vingt-quatre ans, après y avoir également exercé comme chercheur et assistant. Au gré de sa formation poursuivie également à Paris aux côtés de Jean-Pierre Vernant et, à Chicago, dans le sillage de Mircea Eliade, Philippe Borgeaud est devenu l'un des tout grands spécialistes actuels de l'histoire des religions. C'est notamment sous son influence que cette discipline a pris aujourd'hui une dimension comparatiste, travaillée par un faisceau de disciplines qui fait ressortir des proximités nouvelles, tout particulièrement entre les religions polythéistes et monothéistes. A l'occasion de son départ à la retraite, des personnalités internationales, des chercheurs et des élèves offrent dans ce volume d'hommage des contributions de premier plan liées aux principaux laboratoires dans lesquels Philippe Borgeaud développe son travail. Un premier laboratoire associe des approches historiographiques, critiques et méthodologiques. Puis, deux horizons géographiques s'ouvrent, de l'Antiquité au monde contemporain: celui de la Méditerranée hellénique jusqu'à la Rome ancienne, et celui d'un vaste Orient, de l'Egypte à l'Inde.
L'objectif de cet ouvrage est d'offrir une réflexion approfondie sur les enjeux éthiques et anthropologiques liés à l'usage des robots sociaux auprès des personnes âgées dans le cadre des soins gériatriques de longue durée, notamment en établissements médico-sociaux (EMS). La question centrale posée est la suivante : peut-on véritablement prendre soin du corps vécu de ces personnes à travers ce que l'on pourrait appeler une "robot-thérapie" ? Et si cela est possible, sous quelles formes et selon quelles modalités ? Comment se manifeste le "prendre soin" lorsqu'il est médiatisé par une technologie robotique ? Que signifie "prendre soin" quand cet acte est accompli non par un humain, mais par une machine ? Le robot peut-il réellement incarner une posture de soin ? Les différentes contributions réunies dans ce volume - rédigées par des professionnels de la santé ainsi que par des philosophes et éthiciens - proposent des perspectives variées, parfois divergentes. Elles traduisent les inquiétudes, les attentes et les défis que pose à notre société le vieillissement de la population, conjugué à l'augmentation des maladies chroniques telles que les démences. Et si, au-delà des débats sur la technologie, cette interrogation de fond offrait l'opportunité de mieux comprendre le vécu singulier et les besoins pluriels des personnes concernées ...
Des dessins aussi sarcastiques que les folies qui emportent le monde du vin actuel : snobisme, hygiénisme, vignerons élevés au rang de stars, spéculation effrénée. Le vin y a remplacé l'art dans les discussions de bonne société, nourrit des égos démesurés et alimente la frénésie des buveurs d'étiquettes. Le coup de crayon impitoyable de Charles Fehr s'en empare, à partir des scènes vécues par son fils Pierre-Emmanuel. Avec une affectueuse moquerie, le duo épingle les grands collectionneurs, les trop sérieux dégustateurs et les maîtres-savants du vin.