Jean Charbonnel. Un intellectuel gaulliste en politique
Pozzi Jérôme ; Le Béguec gilles
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782140306907
La vie et la carrière politique de Jean Charbonnel sont synonymes d'engagement et de fidélité. Gaulliste de progrès ou gaulliste social, son itinéraire incarne cette troisième voie qu'appelait de ses v?ux le général de Gaulle. Ancien élève de l'École normale supérieure et de l'ENA, Jean Charbonnel rejoint les rangs du RPF en 1947. À partir de cette date, sa vie est celle d'un acteur engagé au sein de la famille gaulliste, dont il a porté haut les couleurs au fil de ses mandats de député de la Corrèze. Secrétaire d'État en charge de la Coopération sous le général de Gaulle (1966-1967) puis Ministre du Développement industriel et scientifique (1972-1974) sous Georges Pompidou, il a entretenu par la suite des relations conflictuelles avec Jacques Chirac. Homme politique, historien et écrivain, sa vie d'intellectuel engagé s'est faite sous la bannière d'un gaullisme de conviction et a toujours été marquée par la volonté de servir la France. Les historiens qui ont participé à cet ouvrage ont travaillé à partir des archives privées de l'ancien ministre. Conservées au Centre d'histoire de Sciences Po (CHSP), ces archives constituent des documents inédits sur l'histoire politique de la Ve République.
Nombre de pages
296
Date de parution
15/02/2023
Poids
355g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140306907
Titre
Jean Charbonnel. Un intellectuel gaulliste en politique
Auteur
Pozzi Jérôme ; Le Béguec gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
355
Date de parution
20230215
Nombre de pages
296,00 €
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Un hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal.Cet ouvrage collectif rend hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal qui a enseigné à l'Université de Lorraine de 1997 à 2022 avant d'accéder au statut de professeur émérite. Constitué de 22 contributions sur des sujets originaux, il mêle des approches politiques et culturelles de l'histoire de France et de la Lorraine. Sont ainsi abordés des approches biographiques de plusieurs personnalités (Maurice Barrès, Jules Méline, Ludovic Beauchet, Claude Huriet?), des moments clés de l'histoire de France et de la Lorraine (révolution de 1848, Empire libéral, années 1970?) et l'histoire d'instances ou d'organisations politiques (Union interparlementaire, génération sociale et libérale, Confédération générale du travail, Parti communiste français, Parti des Mosellans?). Jérôme Pozzi est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine et membre du Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire (Crulh). Ses recherches portent principalement sur l'histoire politique de la France contemporaine, les droites parlementaires, le gaullisme, la communication politique et l'histoire du Grand Est.
Les événements du 13 mai 1958 en Algérie conduisent au retour au pouvoir du général de Gaulle et à l'avènement de la Ve République. Rassemblés au sein de l'Union pour la nouvelle République (UNR), mais aussi dans différentes formations satellites, les partisans du Général dominent la vie politique nationale. Leur réussite électorale s'appuie en partie sur un maillage du territoire réalisé en amont de l'année 1958 par les cadres locaux du RPF. La belle floraison du gaullisme partisan les années soixante a ainsi profité du bourgeonnement du gaullisme d'opposition à la IVe République. Pourtant, l'UNR, puis l'UDR n'ont pas rassemblé les différents affluents du fleuve gaulliste. En fait, c'est une multitude de mouvements, associations, comités, amicales et réseaux qui ont fait partie de la constellation gaulliste de 1958 à 1976, année de la création du RPR. Différentes sensibilités sont présentes dans celle famille politique, qu'il s'agisse des gaullistes de gauche de l'UDT derrière R Capitant et L Vallon, des inconditionnels de l'Association nationale rassemblés autour de P Lefranc ou des partisans de l'ordre qui rejoignent les CDR en mai 1968. La famille gaulliste est donc moins monolithique que ses contemporains ont pu le penser. En outre, sa direction nationale et son groupe parlementaire connaissent un profond rajeunissement au tournant des années soixante et soixante-dix, qui marque la relève de la génération des gaullistes de la Résistance et de la France libre par une génération pompidolienne, symbolisée par J Chirac. Le choc de l'élection présidentielle de 1974, provoqué par l'élimination au premier tour de J Chaban-Delmas, est le signe du malaise qui règne dans les rangs d'une UDR moribonde. J Chirac rassemble alors le petit monde des compagnons, grâce à l'aide de fidèles comme C Pasqua, et donne naissance au RPR, qui marque l'entrée dans l'arène électorale de quelques cadets passés par PUDR-Jeunes comme N Sarkozy.
Les moyens qui sont mis en oeuvre pour transmettre des idées ou un programme politique donnent parfois l’impression que la forme l’emporte sur le contenu. La question des entourages qui conseillent les dirigeants, notamment dans les strates élevées de l’État et des appareils partisans, est donc centrale. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, les figures de l’attachée de presse, puis celles du conseiller en communication ou du spin doctor, sont apparues dans les entourages politiques et se sont rapidement imposées au point d’être devenues quasiment incontournables. Spécialistes dans l’art de fournir des éléments de langage à leur patron, ces conseillers semblent de plus en plus omniprésents dans les arcanes de la vie politique. Cet ouvrage propose un voyage inédit dans l’histoire des communicants et de la communication politique, à travers l’étude de quelques monographies, de moments particuliers de la vie politique ou en analysant la stratégie communicationnelle de partis politiques. Publié avec le soutien du CRULH, de l'université de Lorraine, du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et de la métropole du Grand Nancy
L?approche historique de la construction européenne, basée sur des documents d?archives, est encore relativement récente puisqu?elle est née à la fin des années 1970. Affranchie depuis longtemps d?un discours empreint d?idéalisme et de finalisme, cette discipline a connu, depuis une bonne décennie, un profond renouvellement qui lui a permis de dépasser l?opposition entre une perspective fédéraliste, qui s?intéressait surtout aux dynamiques communautaires, et une perspective intergouvernementaliste, qui mettait principalement l?accent sur le rôle des Etats-membres. Une nouvelle approche s?est ainsi développée, s?intéressant également aux différents milieux non-étatiques porteurs d?unité européenne (milieux économiques, politiques, intellectuels, religieux, etc.) ou aux opinions publiques, voire à la question d?un espace public européen. Après s?être longtemps focalisés sur la construction de l?Europe communautaire, les historiens cherchent donc aujourd?hui à envisager ce processus dans sa globalité, en tenant compte des résistances qu?il a fait naître, tout comme des projets concurrents qu?il a dû affronter ou qu?il a suscités. Il faut bien admettre également que les interrogations des historiens sont souvent fonction des questions du présent : de ce point de vue, la période difficile que traverse la construction européenne depuis les "non" français et néerlandais au projet de Traité constitutionnel (2005), puis le "non" plus récent des Irlandais au traité de Lisbonne (2008), ne pouvait qu?inciter les historiens à s?intéresser aux phénomènes de résistance à l?intégration européenne.