Elle est sans doute l'une des figures les plus énigmatiques des lettres françaises. Catherine Pozzi (1882-1934) est l'auteure d'une ?uvre relativement courte dans laquelle cependant se trouvent deux textes on ne peut plus remarquables. Une nouvelle de facture autobiographique, intitulée Agnès, où l'on découvre l'impertinente virtuosité d'une écriture, dont Jean Paulhan dira qu'il s'agit là « d'une fraîche merveille ». Et puis un texte tout aussi déroutant qu'inclassable, Peau d'Âme, qui relève à la fois des domaines de la philosophie, de la science et de la poésie, où font feu de tout bois le sens de la formule et surtout deux beaux traits d'esprit : la verve et l'humour. Deux ouvrages qui demeurent deux merveilles et qui permettent incontestablement de ranger leur auteur parmi les écrivains de premier plan, lorsqu'ils apportent avec ardeur, par l'écriture et leur vision si singulière, ces nouveaux souffles.
Nombre de pages
92
Date de parution
20/10/2023
Poids
146g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782493282286
Titre
Agnès suivi de Peau d'Âme
Auteur
Pozzi Catherine
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
146
Date de parution
20231020
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Née en 1882, morte en 1934, Catherine Pozzi est l'auteur d'une ?uvre d'une extrême brièveté : quelques poèmes qui semblent autant de diamants soustraits au registre du temps. Au nom explicitement invoqué de Louise Labé, elle a su attacher son nom et offrir à la langue française quelques-uns de ses plus beaux, de ses plus sublimes chants d'amour.Ce recueil rassemble pour la première fois l'ensemble des textes de Catherine Pozzi à tonalité poétique, que ceux-ci aient forme de poèmes, de proses poétiques, voire de fragments de journal intime ou de lettres. Comme chez Paul Valéry, il y avait une «poésie perdue» dans les divers écrits de Catherine Pozzi. C'est à les retrouver et à les organiser que se sont attachés Claire Paulhan et Lawrence Joseph, afin d'offrir un livre imprévu qui ajoute de plus amples et de plus diverses résonances au timbre unique de l'auteur d'Ave.
Publiée pour la première fois en 1927, sans nom d'auteur, dans la NRF, Agnès est une nouvelle autobiographique. Comme l'a écrit Patrick Kéchichian dans Le Monde: "Ce" jeu de l'âme et du hasard "dans lequel l'héroïne" engage le vrai de l'être avec la hardiesse de l'amour "est écrit dans un style nerveux merveilleusement efficace. L'intuition psychologique éclaire la passion de connaissance et donne au texte tout à la fois sa pertinence et son impertinence."
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.