Toute ma vie, j'ai aimé l'eau qui coule. L'une de mes passions est de descendre un fleuve, de suivre son cours, calme ou agité, ses tours et ses détours. Aujourd'hui, la mer est là qui s'offre à ma vue, et le moment est venu d'entreprendre l'histoire de ma vie. (...) J'ai soixante-quatorze ans et treize semaines. A mon âge, chaque semaine compte. Soixante-quatorze ans n'est pas un âge très avancé, mais c'est un âge respectable, un âge auquel on se rend compte que certaines choses que l'on avait toujours eu l'intention de faire - lire toute La Comédie humaine, faire l'ascension du Kilimandjaro, suivre le Douro des Grèdes jusqu'à l'Atlantique - ne le seront, pour la plupart, probablement jamais. (...) J'ai grandi avec le cinéma, l'ai quitté et y suis revenu, j'ai vieilli avec lui. J'ai vu de grandes inventions techniques, comme l'avènement du parlant et l'arrivée de la couleur, bouleverser la profession, ruiner des milliers de personnes et en enrichir quelques-unes. J'ai vu la malédiction d'un excès d'argent et de pouvoir entre les mains d'un trop petit nombre ruiner cette industrie de façon répétée, et pourtant il y a toujours eu d'étonnants talents créateurs pour émerger de la dévastation causée par cette stupidité crasse et revitaliser une fois de plus la profession. J'ai vu des spectateurs faire une longue queue pour voir un nouveau film, et le même soir j'ai regardé des heures de nullité à la télévision. J'ai vu... que n'ai-je pas vu?" (Extrait)
Nombre de pages
829
Date de parution
16/10/1997
Poids
660g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782742710409
Titre
Une vie dans le cinéma
Auteur
Powell Michael
Editeur
ACTES SUD
Largeur
130
Poids
660
Date de parution
19971016
Nombre de pages
829,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je recommençais à être connu à New York, sinon à Hollywood, grâce principalement à Martin Scorsese, qui fit venir à ses frais une copie du Voyeur pour le Festival de New York, à la grande joie des critiques, qui citèrent tous les terribles éreintements anglais. Cela me valut une invitation de Francis Ford Coppola, l'auteur du Parrain, à me joindre à un groupe de cinéastes triés sur le volet pour reprendre et diriger un des vieux studios d'Hollywood, rebaptisé Zoetrope. Après la projection du Voyeur à New York cette année-là, Francis m'avait invité à dîner et était venu à ma rencontre dans la salle du restaurant en chantant la chanson de Sabu dans Le Voleur de Bagdad : Je veux être un bandit, ne comprenez-vous pas ? Heureux comme un roi, c'est la vie pour moi. " Il ne savait pas chanter, pas plus que Sabu, mais il était clair que son c?ur était au bon endroit, quelque part derrière son ample barbe." (Extrait) " Million Dollar Movie est un ouvrage irrésistible ", déclare Bernardo Bertolucci. " Michael Powell faisait du cinéma comme il a écrit ce livre : avec son c?ur ", enchaîne Robert De Niro. Des années triomphales où il réalise Les Chaussons rouges et Les Contes d'Hoffmann jusqu'à la séparation avec Emeric Pressburger et la disgrâce du Voyeur, film sublime et terrifiant que l'Angleterre n'accepta pas, Michael Powell (1907-1990), l'un des cinéastes fétiches de Martin Scorsese et de Bertrand Tavernier, confirme ses immenses talents d'écrivain en hissant Million Dollar Movie à la hauteur des autobiographies de Frank Capra, d'Elia Kazan et d'Ingmar Bergman. Paru dans la même collection, le premier tome des Mémoires de Michael Powell, Une vie dans le cinéma, a obtenu en 1997 le prix du meilleur livre de cinéma décerné par le Syndicat français de la critique.
Un livre plein d'humour pour expliquer 40 comportements canins étonnants. En quelques lignes, vous saurez par exemple pourquoi votre chien vole systématiquement vos vêtements, court après sa queue, aboie contre l'aspirateur ou devient fou aux premiers flocons de neige. Des dessins très amusants pour présenter les différents comportements étudiés.
Powell Michael ; Agocs Irisz ; Feuillette Guillaum
Pourquoi votre chat adore se glisser dans les endroits trop petits pour lui ? Pourquoi mange-t-il de l'herbe ? Pourquoi attaque-t-il vos jambes quand vous passez près de lui ? Pourquoi est-il totalement fan de votre clavier d'ordinateur, surtout lorsque vous êtes en train de travailler dessus ?
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.