Ça crée des liens d'être bloqués comme des cons sous 4 000 tonnes de ferraille", pense Marcel, coincé dans l'accident du train Nantes-Menton. À quinze ans, il a peut-être perdu un bout d'oreille, mais il a rencontré Marie-Claude. D'accord, elle lui a croqué l'oreille, mais il est resté collé à elle pendant des heures et en est tombé amoureux. Depuis, il vit avec son souvenir, jusqu'au jour où deux malfrats débarquent dans son village pour lui demander où se trouve la jeune femme. Marcel apprend que Marie-Claude est témoin à charge dans un procès important. Croyant la sauver, il part la prévenir en cachette. Mal lui en prend, car il entraîne les tueurs dans son sillage. Après les quarante premières pages d'un inoubliable huis clos qui se déroule dans le train accidenté, Jean-Bernard Pouy plonge ses lecteurs dans la Bretagne profonde lors d'une course-poursuite haletante. Une lutte entre le monde innocent de l'adolescence et celui, sans merci, des adultes. --Christophe Dupuis
Nombre de pages
158
Date de parution
21/06/1999
Poids
104g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782070406753
Titre
L'homme à l'oreille croquée
Auteur
Pouy Jean-Bernard
Editeur
FOLIO
Largeur
110
Poids
104
Date de parution
19990621
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ils sont d'une insolence élégante, passablement meurtrière et totalement anglophobe. Le même jour, ils ridiculisent l'Ambassadeur anglais, maculent la British Airways et font sauter un concert de punks londoniens. Ils signent Arthur Rimbaud... Mais quel rapport? se demandent, avec angoisse, les Autorités.
Au c'ur de la nuit, un wagon se détache d'un train-couchettes et s'arrête soudain. D'abord persuadés qu'il s'agit d'une panne, les occupants découvrent qu'ils sont perdus au milieu de nulle part. Abandonnés, oubliés par les secours, certains partent en éclaireurs et disparaissent. Leurs cadavres sont retrouvés, dans une ville déserte et en ruine. La terreur s'empare alors des survivants...
Les accidents de train, les catastrophes ferroviaires, on lit toujours ça dans les journaux et ça n'arrive qu'aux autres. Mais quand on se retrouve aplati contre une jeune femme, sous quarante tonnes de tôle, pendant cinq heures, le mieux est encore de faire connaissance.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys